Fêter la Saint-Valentin est interdit par l'Islam

13 02 2010

Religion faite pour les hommes, s'il fallait une preuve de plus. Mais là, ils frappent fort : ils viennent de rallier au sein de l'Islam au moins un gros 7/8ième des mâles du Québec pour qui s'était déjà pas dans leur religion le romantisme.




Comme une colimaçonne en hiver qui glisse sur le terrorisme émotionnel sans se couper

26 01 2010

Chaque hiver j'ai l'impression de me retirer dans ma coquille et de faire un tour sur moi-même comme en vrille et comme en rêve, au ralenti, un peu plus profondément, je creuse ma vie. Un tour d'évolution. Nous évoluons en spirale paraît-il. Plaît-Il? Que ça vous plaise ou pas, c'est comme ça. J'y peux rien, vous n'y pouvez rien. Au dernier tour, quelle température fera-t-il le lendemain? Parce que le monde continuera à tourner sans moi. Dur à croire, mais c'est comme ça. Tombera-t-il une petite neige douce qui sent bon? Fera-t-il beau soleil et chaud ? Je ne suis ni triste ni nostalgique. Je suis simplement de plus en plus consciente que j'achève et bien sûr j'ai encore peur de la mort, mais je me sens de plus en plus prête, à mesure que je m'approche de ma date d'expiration et en même temps, je m'énerve moins avec la vie et je savoure plus le moment présent. Chaque âge a ses plaisirs.

Je suis moins exposée au terrorisme émotionnel. Comme un escargot, qui paraît-il peut se déplacer sur une lame de rasoir sans se couper. Je n'ai jamais fait l'expérience et ne comptez pas sur moi pour la faire non plus ou pour suggérer à quiconque de se lancer.

Mais je vous vois les yeux, là, vous être restés saoulés au scotch (scotchés comme disent les fronçais. Expression remaniée par l'office de la langue française de votre colimaçonne préférée - vous en connaissez d'autres?) par l'expression "terrorisme émotionnel".

Je vais vous faire une définition courte. Lente mais courte.

Terrorisme émotionnel : Action violente visant à détruire la bonne humeur, le bonheur, la sérénité, l'équilibre émotionnel ou la santé mentale d'une autre personne ou d'un groupe de personnes généralement dans le but de "gagner". Consciemment ou inconsciemment.

Par exemple?

Par exemple, la gratitude.

Certaines personnes ne peuvent supporter la gratitude (la vraie affaire, là, pas la manipulation. Je sais, il s'agit de bien distinguer le vrai du faux, ce qui n'est pas toujours gagné d'avance, la voie, selon les sage, la voie est mince comme le fil du rasoir. C'est comme ça. Nous l'avons vu plus haut.)

Il faut absolument qu'ils tentent de détourner les bons sentiments, qu'ils les brisent, qu'ils renversent les pôles de l'énergie pour en faire une force négative. Ils s'essayent, parfois, souvent, ils réussissent et tout le monde se sent mal. C'est pourquoi en général, ils sont qualifiés de tordus.

Et bien maintenant je les regarde se tordre et ça m'affecte moins.

J'ai enfin réussi à maîtriser le jiu-jitsu psychologique qui consiste à ne pas se laisser blesser sans pour autant agresser.

Hum....




êtes-vous plus type surf des neiges ou plus type crabe des neiges?

15 01 2010

Moi définitivement plus type crabe des neiges. Mais frais seulement.

Et la gratitude, elle passe en-dessous de la table? Que je lis dans vos yeux. 

Pas du tout. J'ai la reconnaissance du ventre, vous savez.

Merci la Vie! pour l' Ah! Bon! Danse!  

Et j'espère de tout mon petit coeur pur de naïve avec un grand N que l'Homme et son hommerie ne détruisent pas l'écosystème plus avant par sa force d'inertie en rejetant continuellement la responsabilité dans la cour du voisin. Zin. zin.

Ceci divagué, une pensée  - et surtout un geste  (MERCI À L'AVANCE de la part de ceux qui ont besoin d'aide) - en faveur de la perle des Antilles et pour tous ceux qui se mobilisent pour la tirer du chaos.




Se gratter l'attitude

08 01 2010

C'est pas exactement comme se gratter le bobo.

Ce serait plutôt une autre façon d'exprimer "cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage". C'est quoi ça un métier que j'entends dire dans la salle.

Un métier à tisser comme jadis indispensable.

Nous dirons donc, un métier virtuel à tisser des liens véritables. L'habitude de l'altitude de l'attitude de gratitude.

Un lien

 

 

 




Les jours sont courts, la vie aussi et autres propos décousus de sens du poil au droit fil

19 12 2009

Donc les nuits sont longues.

Parfait pour l'incubation de projets à pondre.

Rufus Wainwright par dessus le marché. Il a un je ne sais quoi qui fait qu'il se démarque, d'accord, mais en même temps je l'appelle la vièle à roue humaine.  Il a aussi un je ne sais pas qui  me déprime au max, Rufus. Faut vraiment avoir un moral en béton à cette époque de l'année.

Je préfère sa soeur Martha. Et j'aimais mieux la mère et la tante, les soeurs Mcgarrigle, Kate et Anna. Qui se souvient... ?

Entre Lajeunesse et la sagesse. Il y a un arrêt de métro. Deux dépanneurs, un bricoleur ... Entre le misère et la sortie d'incendie ...

Et ça n'affectait pas mon moral d'un cran. Faut dire que j'écoutais pas les paroles, j'étais trop occupée à parler à l'époque.

 

 




L'arbre n'est plus dans ses feuilles Maluron don dé

10 12 2009

Ce n'est pas que je n'ai rien à dire : j'ai toujours une opinion ou deux qui me poussent dans les côtes pour être exprimées, c'est pas le problème. Ce qui est inhabituel c'est mon envie totale de silence intérieur, c'est mon envie extrême que ce silence intérieur se prolonge à l'extérieur, jusque sur ce blogue. Je me sens comme un arbre en hibernation. Ca c'est silencieux un arbre en hivernation. On a à peine l'impression que c'est vivant, et pourtant. Comme si le coeur jamais exposé, le tendre aubier, la sève lente, l'écorce rugueuse n'étaient rien sans le babillage du feuillage. Je parle donc je suis. Sauf que là, je me tais, me je n'en pense pas moins. Au contraire.




Décembre sous la neige absente - compte de noël urbain et moderne

02 12 2009

Du temps si doux en décembre, c'est étrange. Et pourtant les coups de vent sont bien de ce temps : comme des coups de langue de gros chien fidèle qui nous saute dessus de joie et à qui on n'en demandait pas tant dans la démonstration d'affection (Couché Décembre!). À part ça, on ne le reconnait pas, décembre, habitués qu'on est de faire rimer la lumière particulière de ce temps de l'année avec pas chaud pour la pompe à l'eau ou avec frette en ta, bref avec froid.

Les hauts-parleurs sur les artères commerciales diffusent de la commerciale musique de noël qui fond avant de toucher nos coeurs : des sons à la fois comme mous et mouillés dont on se serait passés, tant qu'à faire.

Ma mère n'en revient toujours pas que Noël se prépare maintenant dès le lendemain de l'Halloween. Elle constate avec une petite moue un peu hautaine pour le ridicule de ce cirque organisé pour nous organiser que "dans son temps" les fêtes commençaient deux semaines avant le 25 décembre et "après, c'était fini" (comprendre : pas de boxing day, de gueulards hystériques, qui nous font mal au mal de cheveux quand on ouvre la télé pour nous assomer de spéciaux de noël après-noël, ce genre de choses).

Parce qu'il fait 7 degrés Celsius aujourd'hui, toute cette incongruité semble encore plus déplacée.

Mais maman, de nos jours, les contes de noël sont des comptes de noël, et le petit jésus, de nos jours, doit naître entre l'âne et le vide existentiel. Le boeuf, Marie, Joseph, les bergers, les rois mages travaillent en temps supplémetaire pour payer le solde minimum des cartes de crédits de l'année qui se termine pour pouvoir mettre sur la carte les dépenses du noël de cette année. Le Saint-Esprit? certains l'auraient vu déambuler en se parlant tout seul (mais peut-être avait-il son "blue tooth") entre les arbres odorants des forêts de sapins coupés et ficellés dans le centre-ville de New-York, d'autres disent de Tokyo.  




Regéneration

27 11 2009

Dans mes songes éveillés ('parait que c'est bon pour la santé mentale, enfin c'est un décret de la sacro-sainte science dont personne ne sait si elle décrit toujours objectivement la réalité malgré et sans doute à cause du processus de vérification des hypothèses sur lequel se fondent les affirmations scientifiques -  ça fait que, hein, merci, depuis le temps qu'on m'asticote avec ça, le fait que je suis rêveuse, merci de fermer la parenthèse là-dessus et de me sacrer patience avec ça,).

Je disais donc, dans mes songes éveillés de, sur, dans novembre (novembre, sans neige, porte à rêver éveillé plus que n'importe quel autre mois, alors cette année, c'est la manne).

Oui. bon. Dans mes rêves éveillés, je me disais : et si j'immigrais dans une communauté Amish? Et de fil en aiguille : Et si les québécois avaient continué à suivre l'autorité religieuse qui incitait le peuple à rester sur leurs terres en tant qu'agriculteurs, serions nous aujourd'hui une nation de propriétaires terriens très sembable aux Amish ?

Oh! Là! Oh! Là, là.

Là.

*

   

Les mennonites quitteraient le Québec pour protéger leurs enfants... de Darwin

20 août 2007  Éthique et religion
La seule communauté mennonite du Québec, des protestants anabaptistes au mode de vie en marge de la modernité, menace de quitter la province francophone dans les prochains semaines afin de préserver ses enfants de l'enseignement de la théorie de l'évolution.
 

«Tous les parents d'élèves vont quitter le Québec d'ici un mois pour échapper à des poursuites possibles évoquées par le ministère de l'Éducation», regrette Patrick Andries, père de quatre enfants avec sa femme mennonite et résident du village de Roxton Falls, à une centaine de kilomètres de Montréal.


Le ministre québécois de l'Éducation avait visité en novembre dernier l'école fondée par les mennonites et décrété qu'elle n'était pas conforme à ses exigences quant au programme scolaire et à la formation du personnel enseignant. En juin, le ministère a menacé de poursuites les membres de la petite communauté s'ils rouvraient les portes de leur école à la rentrée de septembre.


Au Québec, plusieurs écoles religieuses appliquent le programme du ministère de l'Éducation en y ajoutant des cours d'éducation religieuse et de langue. Mais la communauté mennonite refuse de se voir «imposer» un tel programme.


Lors de l'apprentissage de la lecture, le ministère «va imposer des histoires, des personnages, qui mettent de en avant des modes de vie, des rôles, jugés négatifs par les mennonites», poursuit M. Andries, citant notamment le sujet tabou de «l'homosexualité».


«Il y a aussi l'imposition de la théorie darwinienne qui pose problème. On peut penser ce qu'on veut de la théorie darwinienne... mais pourquoi faut-il absolument heurter les sentiments des mennonites qui trouvent cela vraiment contraire à leur vision du monde», se plaint-il.


Les mennonites nient la théorie de l'évolution des espèces par la sélection naturelle, contraire à leur doctrine du créationnisme selon laquelle les espèces ont été créées par Dieu.


Près de 200 000 mennonites, des protestants orthodoxes proches des Amish, vivent au Canada, mais seulement une poignée réside au Québec, selon les données du dernier recensement.


Le mouvement amish est en fait une dissidence de la communauté protestante des mennonites, apparue en Suisse au moment de la Réforme, au XVIe siècle, qui considère que seuls les adultes, après avoir confessé leur foi, peuvent recevoir le baptême.


Réactions locales


Dans les autres provinces canadiennes, comme aux États-Unis, les jeunes mennonites peuvent suivre leur propre programme d'enseignement à l'école, mais doivent passer un examen normalisé.


«Notre école est prête à les recevoir, mais ce sont les mennonites qui ne veulent pas. Il y a certains éléments du programme qui ne cadrent pas du tout avec leur foi», explique le maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante.


Le refus des mennonites d'intégrer l'école locale ne dérange toutefois pas les habitants du village. Ils ont écrit au premier ministre du Québec, Jean Charest, pour lui demander de «trouver un moyen» d'assurer la survie de l'école mennonite et de «suspendre» toutes procédures judiciaires.


«Ils se sont intégrés à notre milieu très facilement. Ce sont des gens impliqués, travaillant, des propriétaires de ferme ou de commerces dans la région», souligne M. Laplante.


D'autres cas d'écoles religieuses en marge des normes de l'Éducation ont défrayé la chronique récemment, notamment des écoles juives centrées sur l'enseignement de la Torah.


Le ministère a fermé en juin, à la suite d'une ordonnance de la Cour supérieure du Québec, l'Institut Laflèche, une école dirigée par le groupe religieux Mission de l'esprit saint, qui voue un culte à Eugène Richer dit «Laflèche», son maître fondateur, un policier québécois né en 1871 et mort en 1925.

Pensons donc.

Comment ça se fait que le garnement accepte de faire des choses stupides pour l'économie au nom de la liberté de religion alors qu'il en fait de stupides pour l'économie au nom de la laïcité et qu'il en fait de plus stupides encore au nom de la loi des bandits et des criminels petits et grands? C'est vrai qu'avec le canon d'un gun appuyé sur une omoplate on pense mal en verrat.

Mais quand même. Il n'y a pas que ça.

Est-ce que ce serait trop demander que de faire preuve de discernement si non d'un minimum d'honnêteté?

Ca fait quoi que des gens pacifiques et productifs croient ou ne croient pas à la théorie de l'évolution ébauchée par Charles Darwin, d'ailleurs biaisée par la suite au point que Darwin ne reconnaîtrait plus ses propres réflexions de départ?

À cet égard, il faudrait que je retrouve l'article que j'ai lu là-dessus dans une revue scientifique française. On y faisait aussi mention d'une anecdote amusante :

La grand-mère de Charles Darwin lui aurait dit : Toi tu descend peut-être du singe, mais pas moi!

Et je souligne que personne n'a déporté la grand-mère pour autant!

Oh! Là, Oh Là là, ah!




Mais où était donc Sainte-Catherine hier?

26 11 2009

Je viens de me rendre compte que le 25 novembre est passé et que je n'ai vu nulle part ne serait-ce que l'ombre de la patronne des jeunes filles mystérieusement transformée en patronne des vieilles filles (et (plus ou moins) sous entendu peu attrayantes). Pas l'ombre d'elle, de sa coiffe ou de sa tire à la petite Sainte-Catherine.

Autres temps autres moeurs. Jadis, à la Sainte-Catherine, on étirait, deux par deux, la pâte de bonbon à la mélasse en se graissant les mains pour ne pas qu'elle colle, une pâte de bonbon solide mais souple et mordorée de promesses sucrées à venir qui râpait un peu la langue.

Bon. Je ne pourrais même plus vous citer la recette par coeur (! Pourquoi est-ce que je devrais la connaître par coeur au fait : je n'en ai jamais confectionné moi-même, de la tire Sainte-Catherine, j'ai juste vu ma mère le faire). Je sais seulement qu'on y mettait de la mélasse en masse.

Mais je ne suis pas chiche de douceur, et je vous offre en contrepartie ce que j'ai découvert hier : une gâterie tout aussi satisfaisante et plus santé. Rien que du gagnant, et en plus c'est une édition limitée, toujours un peu plus sexy que ce que l'on peut obtenir facilement en tout temps. Il s'agit d'un métissage de petits fruits d'ici et d'ailleurs absolument renversant en bouche : Mélange framboise-pitaya et mélange fraise-litchi : des petits pots de yogourt qui valent le détour (et non, je n'ai toujours pas de pourcentage sur la pub que je fais ici!).   

Et pour la patronne des filles, pourquoi ne pas coiffer cette Catherine là, si le chapeau nous fait - bien!

Disons que Sainte-Catherine cette année se fête autrement et avec une journée de retard. Mieux vaut tard que jamais!

Quand je pense que j'ai ouvert ce blogue pour tenir un registre de ma quête de l'homme dans ma vie, ce qui m'avait été prescrit par le médecin après qu'il m'ait demandé si j'étais en couple ou célibataire, il y a de cela fort longtemps maintenant, et ma foi, je ne m'en porte pas plus mal, de mon célibat, au contraire. Alors en cette Sainte-Catherine, ironie du sort, je fête cette constatation que j'ai faite dernièrement que les temps avaient trop changé et que le genre de relation que je cherche, avec un homme qui s'engage et qui valorise la relation de couple est aussi périmée que l'essence avec plomp. Je veux dire, quand le temps de former une famille est passé et qu'il s'agit de la vie de couple pour la vie de couple, quoi, le compagnonage complémentaire avec l'Autre avec un Grand A.

Je regarde autour de moi et ce que je constate c'est qu'à peu près plus personne ne valorise la vie de couple qui dure, dans les faits, je veux dire. En théorie, il y a beaucoup de beaux parleurs doublés de petits faiseurs.  Mais en pratique, peu ont réellement la volonté de s'engager dans une relation à l'autre authentique. C'est trop lourd comme façon de vivre de nos jours. Dans le sens de profond. Pour être capables et désireux de le faire, il faudrait d'abord que chacun s'engage dans une relation authentique avec soi et ce n'est pas à la mode, c'est même un peu ringuard entre mecs ce sujet là, et presque suspect : la plupart des gens sont tournés vers l'avoir et non vers l'être, le paraître, et non l'être. Je suis aussi bien d'oublier ça et de tourner la page sur une période révolue ou à venir de l'histoire de l'humanité : le couple qui a un sens profond. 

Non, je ne rêve pas. Je sais : il n'y a jamais eu tant de célibataires qui recherchent l'amour, je sais bien, je le vois bien. J'aurais l'occasion d'être en couple tous les jours - et jamais avec le même. Mais des gens - et des hommes c'est plus rare encore - qui valorisent véritablement une vie de couple, pour le meilleur MAIS aussi pour le pire, quelqu'un pour qui la valeur d'engagement, de communication, d'évolution personnelle et interpersonnelle en couple avec toutes les difficultés et les embûches à surmonter comme dans n'importe quel autre projet de vie important et signifiant, est un idéal, ça, j'en vois nulle part. 

Je sais. Beaucoup étaient en couple uniquement pour des raisons de division sexuelle du travail dans la société (même si la plupart le faisait par tradition dans savoir pourquoi, même si la raison première venait de la division sexuelle du travail) et maintenant que ces divisions sont presque totalement disparues, la raison d'être du couple n'existerait plus.

Quoique beaucoup d'hommes espèrent trouver une bonne ménagère et les femmes un bon pourvoyeur encore de nos jours.

On ne change pas le monde en criant ciseau.

Je pense qu'il existait quand même une forme de partenariat, si je puis dire, qui n'existe plus aujourd'hui. Ce partenariat offrait la possibilité d'établir des liens plus profonds et signifiants et surtout reconnus socialement comme ayant de la valeur. Les hommes et les femmes ont toujours besoins les uns des autres, et d'un lien signifiant entre-eux, c'est flagrant, mais ils ne savent plus trop pourquoi ni comment faire on dirait.

Bien sûr on voit plein de gens en couple dans les endroits publics, mais si on y regarde de plus près ce sont des "couples jetables" qui durent le temps que les briquets et les stylos bics jetables durent : Le temps de s'allumer, qu'un peu d'encre coule et puis s'en vont. Pour moi, ce remède serait pire que le mal, un mal d'ailleurs probablement mal diagnostiqué par mon médecin de famille, puisque je ne souffre pas plus en étant toujours célibataire et que l'amélioration de mon état tient à tout autre chose, en réalité.

Les relations hommes-femmes insignifiantes me feraient plus de mal que de bien. J'ai l'impression que les relations hommes-femmes sont perçues du point de vue de consommateurs - comme le reste en général dans cette société actuelle, et ce n'est pas ma façon de vivre à moi, mes valeurs sont ailleurs.

Si j'avais sû que la société m'obligerait implicitement à ça, réduire les relations hommes-femmes à une mentalité mercantile, en occultant tout l'aspect évolution psychologique, sociale et spirituelle (oh! ça c'est tabou, l'évolution spirituelle, désolée si j'en ai choqué certains avec ces mots) j'aurais peut-être ouvert une maison ayant pignon coin rue Sainte-Catherine et Main. Tant qu'à faire de la simple business. Maintenant, il est trop tard. J'ai pas la mentalité pour ça. Un peu trop de plomb dans la tête, comme disaient les vieux quand j'étais jeune. Au figuré, on s'entend... Non, vraiment, je n'ai aucun désir d'avoir du cul pour du cul, moi. Surtout pas avec un machine à calculer mon salaire, mon compte de banque, mes avoirs, mes mensurations, le travail ménager que je peux faire gratuitement pour lui, divisés par le nombre de rides pour voir combien ça lui procure d'avantages, pendant qu'il compare sans cesse "le marché" pour sauter à la première occasion sur une meilleure affaire. Franchement je me porte beaucoup mieux seule, ça ne se dit pas. Si un jour, je rencontre au hasard de ma vie à venir (si vie à venir il y a seulement! Vive l'instant présent!), un homme dont les valeurs sont basées sur l'être et non sur l'avoir et que nous nous plaisons mutuellement, d'accord. Si ça arrive. Mais je ne cherche plus activement. Même qu'en écrivant ça, je trouve un peu futile de "chercher", maintenant, du moins, pour moi, avec la personnalité que j'ai et les attentes que j'ai par rapport à une vie de couple. Dans mon cas je veux dire, c'est du temps perdu. Chaque fois, et ça arrive chaque fois, que je devine que le type calcule combien je vaux en avantages économiques et sexuels et comment il peut soutirer le plus de sa relation avec moi tout en donnant le minimum, au lieu de baser la relation sur des valeurs humaines,  je décroche, et à date, je n'ai rencontré que ça, alors je conclus que j'ai des choses plus importantes et plus intéressantes à faire dans ma vie que la chasse à l'homme-qui-n'existe-pas (au sens figuré, je veux dire, mais autant dire au sens propre). Fin de la tentative de suivre la prescription de mon médecin de famille. Mais je ne ferme pas le blogue pour autant.

Ce qui n'empêche pas que je vais me mettre à manger plus de graines simplement parce que j'aime ça. Honnis soit qui mal y voit.

Tiens. La nouvelle vocation du blogue : les habitudes énergétiques. Ou je le dédie complètement à la divaguation. C'est tentant. Les deux me tentent. Dans le doute, je garde les deux!

Bon, plus sérieusement, "j'officialise" ce qu'il a toujours été en réalité : un registre de croissance personnelle.




Écoutez Monsieur

22 11 2009

Les blagues sexistes c'est pas beau ça.  Je comprends qu'on soit en novembre, que c'est dimanche, et un de ces jours tout gris dont seul novembre a le secret bien gardé pour qu'il soit agréable de rester en pyjama tout la journée pou presque, rester chez soi sans avoir envie de mettre le nez dehors, à farnienter, à ne pas faire le lit, ou presque, à lire le journal en buvant du café en tout cas, ou n'importe quoi. Se rendormir en écoutant la radio, jouer au monopoly, au scrable, au yum ou au boggle, se faire du body painting, se doucher, se raconter des blagues, mais c'est pas une raison pour perdre toute conscience sociale et rire de tout et de rien surtout quand on se met à frapper sur le sexe faible. Hihihi. Et pas de batailles d'oreillers!!!!!!




Le vide

19 11 2009

Novembre est un mois comme vide. Comme un trou dans la marche des saisons. Si le vide est défini comme rien, on peut difficilement le qualifier de laid ou de beau. Rien c'est rien. Après tout. Quand on y pense.

Mais quand on y pense justement, on se dit que tout arrive par le vide : pas de vide : pas d'existence du plein possible. Le vide est plein d'énergie. Bon pas besoin d'aller loin, on n'a qu'à observer les vides du corps de l'autre. Bon la plupart du temps, on s'en tient aux formes pleines. Mais c'est novembre et durant novembre nous avons la possibilité d'explorer longtemps et plus avant le corps de l'autre et la réflexion. Le vide c'est plein d'énergie. Quand on y pense. Les narines par exemples : que du vide. Et pourtant sans narines bien vides, pas de vie ou plus longtemps. Niet. Finie. Couic. En quelques secondes. Par le vide des narines passe la Vie, le souffle de l'Etre, le respir du devenir tout entier, l'énergie du monde. Et on n'a exploré exploré ensemble que les narines.

J'arrête là l'exploration publique des vides du corps de l'autre. Novembre est un mois profondément propice à l'intimité, je respecte son essence.




Les (à noter : le jeu de mot fin) dessins de Fred

07 11 2009

Certains trouvent l'esthétique des Philémon, de Fred, afFreuse ("trouve ça laid"). Moi, je lui trouve le charme baroque de novembre.

Un novembre assez chaud me direz-vous ironiquement pour que Philémon se promène pieds nus et en chandail-bédaine?

Mais tous les autres sont habillés jusqu'au cou, je répondrai dans toute la candide fraîcheur de ma grande naïveté.

Et je rajouterai : et puis...  comme dit Barthélémy, « Dans un monde qui n'existe pas, tout est possible ! ».

Et un autre hommage.




Novembre mois du scorpion

04 11 2009

Que personne ne vienne me dire que c'est beau ça. Dans le sens où les grecs l'entendaient.

bébé scorpion




Tous les goûts sont dans la nature. La preuve :

03 11 2009

"Amour des jours dépouillés de novembre avant l'arrivée de la neige..." - Robert Frost.

Et ça se dit poète, alors ça doit savoir de quoi ça parle.

Mais aussi que peut-on attendre de plus d'un type qui s'appelle Frost, je vous le demande? Et Robert en plus...




J'ai le droit de rêver

22 10 2009

Dans une nouvelle d'Isaac Asimov les voyageurs de l'espace se considéraient une classe à part, une coche au-dessus de ceux qui "rampaient" selon leur jargon, les "terreux", ceux qui ne volaient pas, ne marchaient pas entre les étoiles et ne foulaient jamais d'autres sols que celui de la Terre.

Je rêve, j'ai le droit de rêver, que tous les acharnés de la fuite en avant migrent vers un autre système solaire plus au centre de tout. Que la belle petite planète bleue ne soit plus le lieu de toutes les guerres de conquêtes d'appropriation-exploitation-aveugle des ressources.

Qu'il est possible d'y vivre au rythme de la Nature, simplement, et en lien étroit avec cette Réalité là, sci&tech ou pas.

 Je rêve de Paix et d'Harmonie.

Je rêve.

J'ai l'droit.

Quand j'étais une toute petite fille, je rêvais d'être astronaute.

Dans les nouvelles d'Isaac Asimov, ils n'étaient pas tous comme "ça" : caricatures de mâles ultra, pèteux d'broue (traduction : vaniteux et stupides), affublés d'un affligeant complexe de supériorité handicapant. Juste dans celle-là.  Je veux dire que c'est seulement dans cette nouvelle spécifique qu'ils développaient une culture de groupe uniforme et déplaisante.

Maintenant je ne rêve plus que l'impossible rêve d'un absolu retour à la Terre - sci&tech inclues.




Biscuit chinois

04 10 2009

Mais qui donc écrit les petites notes que l'on trouve dans les fortune cookies servis après les repas des restos canado-québéco-chinois (si ce n'est pas du métissage culturel, ça monsieur, je ne sais pas ce que c'est)?

Celui que j'ai eu aujourd'hui avec mon poulet du général tao, petit billet rectangulaire d'environ 1 centimètre par 6, me dit, en rouge sur fond blanc, du côté français  : "Vous avez un esprit actif et une imagination débordante."

D'accord.

Avec le mystère de la Caramilk, nous nageons déjà en eau trouble. Mais ce n'est rien à côté de ce que nous allons tenter de découvrir au péril de notre vie. 

N'ayant peur de rien, nous, l'aventurière de tout ce qui est perdu, nous enfonçons maintenant dans la fumée d'opium entre les draperies de soie noire brodée de dragons dorés sous les yeux obliques au regard impassible et pourtant inquiétant d'hommes à tresse noire dans le dos et à longs ongles de belles-mères, pour tenter de vous rapporter, oui, à vous, chers et chères zoditoire, le mystère du biscuit chinois.

Parce que coup don', ça vient d'où, c't'e coutume? Hein Gérard?

 

 

 

 




Cervelles à la sauce barbare

03 10 2009

Dans un grand bol, mélanger :

 

1  dalaï-lama et son interprète francophone

Quelques  paquets d’os. Sans la moelle (c'est trop gras).

1 blogue sur les crop circles

nez de clown

15 façons de jouer avec son corps de l’autre

1 recette facile de chili à la manière des aztèques (sauf que moi, j'utilise pas de veau, non môssieur)

L’alchimie et des alchimistes

 

Laisser mijoter sous votre crâne le temps nécessaire et savourer mon billet du jour.

 




Saint-Piaille criez pour nous

02 10 2009

Maintenant que vous êtes chez Saint-Pierre.

Sinon qui va le faire dans ce monde de rectitude politique? Rectum polititum, dirais-tu sans doute, endossant ton personnage de Falardeau. (Ou réplique soufflée par Sainte-Nelly-de-la-Main?) 




Des échasses à la navette spatiale, de Baie Saint-Paul au Cosmos

14 09 2009

plus près de toi mon soleil.

Guy Laliberté est quand même un drôle de pistolet.

 

 astronaute multicolore

 




Il y a, à chaque seconde

06 09 2009

40 ans en 2009 que l'Homme a marché sur la Lune.

15 jours aujourd'hui avant la fin de l'été.

Quel rapport me direz-vous?

Chaque seconde compte : goûte. Pas de gaspillage. Une seconde de manque d'intensité perdue est une seconde mort avant la première, putréfaction de l'être, du gaspillage de cosmos. Chaque seconde d'intensité est une seconde d'éternité, il y a, à chaque seconde, mise au monde de mondes dans les mondes, en explosion de vie exponentiellement. Bonne journée et bonne fin d'été.

 




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