Je viens de me rendre compte que le 25 novembre est passé et que je n'ai vu nulle part ne serait-ce que l'ombre de la patronne des jeunes filles mystérieusement transformée en patronne des vieilles filles (et (plus ou moins) sous entendu peu attrayantes). Pas l'ombre d'elle, de sa coiffe ou de sa tire à la petite Sainte-Catherine.
Autres temps autres moeurs. Jadis, à la Sainte-Catherine, on étirait, deux par deux, la pâte de bonbon à la mélasse en se graissant les mains pour ne pas qu'elle colle, une pâte de bonbon solide mais souple et mordorée de promesses sucrées à venir qui râpait un peu la langue.
Bon. Je ne pourrais même plus vous citer la recette par coeur (! Pourquoi est-ce que je devrais la connaître par coeur au fait : je n'en ai jamais confectionné moi-même, de la tire Sainte-Catherine, j'ai juste vu ma mère le faire). Je sais seulement qu'on y mettait de la mélasse en masse.
Mais je ne suis pas chiche de douceur, et je vous offre en contrepartie ce que j'ai découvert hier : une gâterie tout aussi satisfaisante et plus santé. Rien que du gagnant, et en plus c'est une édition limitée, toujours un peu plus sexy que ce que l'on peut obtenir facilement en tout temps. Il s'agit d'un métissage de petits fruits d'ici et d'ailleurs absolument renversant en bouche : Mélange framboise-pitaya et mélange fraise-litchi : des petits pots de yogourt qui valent le détour (et non, je n'ai toujours pas de pourcentage sur la pub que je fais ici!).
Et pour la patronne des filles, pourquoi ne pas coiffer cette Catherine là, si le chapeau nous fait - bien!
Disons que Sainte-Catherine cette année se fête autrement et avec une journée de retard. Mieux vaut tard que jamais!
Quand je pense que j'ai ouvert ce blogue pour tenir un registre de ma quête de l'homme dans ma vie, ce qui m'avait été prescrit par le médecin après qu'il m'ait demandé si j'étais en couple ou célibataire, il y a de cela fort longtemps maintenant, et ma foi, je ne m'en porte pas plus mal, de mon célibat, au contraire. Alors en cette Sainte-Catherine, ironie du sort, je fête cette constatation que j'ai faite dernièrement que les temps avaient trop changé et que le genre de relation que je cherche, avec un homme qui s'engage et qui valorise la relation de couple est aussi périmée que l'essence avec plomp. Je veux dire, quand le temps de former une famille est passé et qu'il s'agit de la vie de couple pour la vie de couple, quoi, le compagnonage complémentaire avec l'Autre avec un Grand A.
Je regarde autour de moi et ce que je constate c'est qu'à peu près plus personne ne valorise la vie de couple qui dure, dans les faits, je veux dire. En théorie, il y a beaucoup de beaux parleurs doublés de petits faiseurs. Mais en pratique, peu ont réellement la volonté de s'engager dans une relation à l'autre authentique. C'est trop lourd comme façon de vivre de nos jours. Dans le sens de profond. Pour être capables et désireux de le faire, il faudrait d'abord que chacun s'engage dans une relation authentique avec soi et ce n'est pas à la mode, c'est même un peu ringuard entre mecs ce sujet là, et presque suspect : la plupart des gens sont tournés vers l'avoir et non vers l'être, le paraître, et non l'être. Je suis aussi bien d'oublier ça et de tourner la page sur une période révolue ou à venir de l'histoire de l'humanité : le couple qui a un sens profond.
Non, je ne rêve pas. Je sais : il n'y a jamais eu tant de célibataires qui recherchent l'amour, je sais bien, je le vois bien. J'aurais l'occasion d'être en couple tous les jours - et jamais avec le même. Mais des gens - et des hommes c'est plus rare encore - qui valorisent véritablement une vie de couple, pour le meilleur MAIS aussi pour le pire, quelqu'un pour qui la valeur d'engagement, de communication, d'évolution personnelle et interpersonnelle en couple avec toutes les difficultés et les embûches à surmonter comme dans n'importe quel autre projet de vie important et signifiant, est un idéal, ça, j'en vois nulle part.
Je sais. Beaucoup étaient en couple uniquement pour des raisons de division sexuelle du travail dans la société (même si la plupart le faisait par tradition dans savoir pourquoi, même si la raison première venait de la division sexuelle du travail) et maintenant que ces divisions sont presque totalement disparues, la raison d'être du couple n'existerait plus.
Quoique beaucoup d'hommes espèrent trouver une bonne ménagère et les femmes un bon pourvoyeur encore de nos jours.
On ne change pas le monde en criant ciseau.
Je pense qu'il existait quand même une forme de partenariat, si je puis dire, qui n'existe plus aujourd'hui. Ce partenariat offrait la possibilité d'établir des liens plus profonds et signifiants et surtout reconnus socialement comme ayant de la valeur. Les hommes et les femmes ont toujours besoins les uns des autres, et d'un lien signifiant entre-eux, c'est flagrant, mais ils ne savent plus trop pourquoi ni comment faire on dirait.
Bien sûr on voit plein de gens en couple dans les endroits publics, mais si on y regarde de plus près ce sont des "couples jetables" qui durent le temps que les briquets et les stylos bics jetables durent : Le temps de s'allumer, qu'un peu d'encre coule et puis s'en vont. Pour moi, ce remède serait pire que le mal, un mal d'ailleurs probablement mal diagnostiqué par mon médecin de famille, puisque je ne souffre pas plus en étant toujours célibataire et que l'amélioration de mon état tient à tout autre chose, en réalité.
Les relations hommes-femmes insignifiantes me feraient plus de mal que de bien. J'ai l'impression que les relations hommes-femmes sont perçues du point de vue de consommateurs - comme le reste en général dans cette société actuelle, et ce n'est pas ma façon de vivre à moi, mes valeurs sont ailleurs.
Si j'avais sû que la société m'obligerait implicitement à ça, réduire les relations hommes-femmes à une mentalité mercantile, en occultant tout l'aspect évolution psychologique, sociale et spirituelle (oh! ça c'est tabou, l'évolution spirituelle, désolée si j'en ai choqué certains avec ces mots) j'aurais peut-être ouvert une maison ayant pignon coin rue Sainte-Catherine et Main. Tant qu'à faire de la simple business. Maintenant, il est trop tard. J'ai pas la mentalité pour ça. Un peu trop de plomb dans la tête, comme disaient les vieux quand j'étais jeune. Au figuré, on s'entend... Non, vraiment, je n'ai aucun désir d'avoir du cul pour du cul, moi. Surtout pas avec un machine à calculer mon salaire, mon compte de banque, mes avoirs, mes mensurations, le travail ménager que je peux faire gratuitement pour lui, divisés par le nombre de rides pour voir combien ça lui procure d'avantages, pendant qu'il compare sans cesse "le marché" pour sauter à la première occasion sur une meilleure affaire. Franchement je me porte beaucoup mieux seule, ça ne se dit pas. Si un jour, je rencontre au hasard de ma vie à venir (si vie à venir il y a seulement! Vive l'instant présent!), un homme dont les valeurs sont basées sur l'être et non sur l'avoir et que nous nous plaisons mutuellement, d'accord. Si ça arrive. Mais je ne cherche plus activement. Même qu'en écrivant ça, je trouve un peu futile de "chercher", maintenant, du moins, pour moi, avec la personnalité que j'ai et les attentes que j'ai par rapport à une vie de couple. Dans mon cas je veux dire, c'est du temps perdu. Chaque fois, et ça arrive chaque fois, que je devine que le type calcule combien je vaux en avantages économiques et sexuels et comment il peut soutirer le plus de sa relation avec moi tout en donnant le minimum, au lieu de baser la relation sur des valeurs humaines, je décroche, et à date, je n'ai rencontré que ça, alors je conclus que j'ai des choses plus importantes et plus intéressantes à faire dans ma vie que la chasse à l'homme-qui-n'existe-pas (au sens figuré, je veux dire, mais autant dire au sens propre). Fin de la tentative de suivre la prescription de mon médecin de famille. Mais je ne ferme pas le blogue pour autant.
Ce qui n'empêche pas que je vais me mettre à manger plus de graines simplement parce que j'aime ça. Honnis soit qui mal y voit.
Tiens. La nouvelle vocation du blogue : les habitudes énergétiques. Ou je le dédie complètement à la divaguation. C'est tentant. Les deux me tentent. Dans le doute, je garde les deux!
Bon, plus sérieusement, "j'officialise" ce qu'il a toujours été en réalité : un registre de croissance personnelle.
Publié par : Inter-note
à 13:27:05
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Catégories : Extra Paule, nom de plume pour divaguer, Miam, Relations homme-femme