Représentants syndicaux de la FTQ

16 03 2010

Juste à les voir à la télé,  les des qui avaient l'air d'avoir avalé des 2 par 4 pour déjeuner depuis des années on comprend qu'ils sont innocents comme king kong qui vient de se faire pogner. Les pôvres. Ce sont leurs grognements qui étaient interprétés par les "fifes" qui mangent nourriture de "feufis" pour déjeuner qui ont tout interprété tout croche leurs onomatopées comme étant des menaces. C'est de la cruauté envers les animaux, tant qu'à moi.

Il faudrait d'urgence que quelqu'un leur fasse comprendre que le terme "syndicat du crime" ne s'applique pas aux syndicats de travailleurs, d'une façon ou d'une autre, ou que la FTQ les relâche dans la nature.

Où des agents de la faune pourraient les remettre dans leur milieu naturel : la prison.




Les méchants des films de Walt Disney

10 03 2010

Avez-vous remarqué que les méchants des films de Walt Disney ont tous au moins une caractéristique commune : ils sont très actifs. Eux.

Ils en ont souvent une deuxième : ils rient systématiquement de façon hystérique, ils aiment la vie manifestement.

Bref, ils dépensent pas mal d'énergie à vivre au lieu d'êtres spectateurs passifs.

 

Et comme c'est plus facile et rapide de détruire, quelqu'un qui dépense pas mal d'énergie à le faire ça peut faire énormément de dégats en quelques secondes, imaginez à la longue.

Comparativement, quelqu'un qui s'active à à bâtir au lieu de détruire doit être plus patient, surtout plus résistant, parce que les résultats sont souvent à moyen et long terme et doivent être assez solides pour durer et résister.

Difficle n'est pas impossible.

Exemple? Exemple :

Le combat de toute une vie du syndicaliste Michel Chartrand, combat pour apporter plus de valeurs humaines et de justice sociale versus le banditisme actuel des syndicats dont les hautes instances couchent avec les bandits tranfiquants de drogues.

Exemple? Exemple :

Avoir laïcisé la société québécoise durant la Révolution Tranquille pour se débarasser du joug moyen-âgeux de l'Église Catholique et instaurer plus de liberté, de démocratie, de justice sociale et continuer d'évoluer en tant qu'homo sapiens.

versus

Les actions anti-démocratiques des intégristes musulmans et de leur musulmanes fanatiques. Tout le monde était contre G.W. Bush et sa folie de guerre sainte, surtout, mais personne n'ose lever le ton contre les fanatiques islamiques et folie de guerre sainte contre l'Occident, même s'ils la déclarent régulièrement et ouvertement et même si c'est évident qu'ils sont carrément malhonnêtes et intentionnellement provoquants dans leurs revendications partout où ils vivent en Occident. 

Pour ne prendre que ces deux exemples parmi tous ceux que l'ont pourrait utiliser.  

Ce serait à pleurer si on ne savait pas depuis longtemps que tout est toujours à refaire.

Mais ce qui serait à pleurer vraiment.

Vraiment.

À pleurer.

Ce qui est à pleurer, vraiment, c'est l'inertie de la majorité silencieuse et ordinaire face à l'érosion de l'importance des valeurs humaines. Mais il y a mieux à faire que pleurer : agir. Ne serait-ce qu'un tout petit geste. Une goutte d'eau dans l'univers? Sans doute mais le fleuve est composé de gouttes d'eau, si vous voyez ce que je veux dire.

 Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.




Premier round : système immunitaire 1 - gastroentérite 0

01 03 2010

J'ai attrapé quelque chose, je ne sais pas quoi. Mon système immunitaire s'est activé hier soir. J'ai fait de la fièvre pour zapper les virus en les chauffant à une température qu'ils ne peuvent supporter. Gnak-gnak-gnak. Kintoé.

                                                                                                     zap

                               zap

                                                                          zap

                                                                                                                         zap

 

Mais je dois y aller mollo ce matin. Douououcement. Pas vite. Je sens que le combat n'est pas tout à fait gagné encore, que je pourrais perdre le deuxième round si je sous-estimais l'adversaire.

*

Une nouvelle soeur vient d'entrer en scène pour prendre le relais auprès de mon père à l'hôpital.  Ma mère est encore malade et est en détresse psychologique. La soeur qui est tombée malade est rétablie et en prend soin.

Être aidants naturels pour ses parents c'est loin d'être évident. Après avoir été chefs de famille toute leur vie, même si ils ne sont plus vraiment capables de prendre soins d'eux, ils ne sont pas encore - ma mère, pas mon père, capables de lâcher prise et de se laisser aider. Ils ont été très autonomes et indépendants toute leur vie, mais maintenant qu'ils sont dans l'extrême vieillesse, c'est différent.

 

*

Premier mars.

Le mois de février est terminé et je n'ai pas parlé d'Erich Fromm. L'année prochaine.

 




Fidèle Gastro

28 02 2010

Finalement, ce qui devait arriver arriva, comme on lisait dans les romans et contes de jadis : mon père a fini par faire partie de la parade au festival familial de la gastro. Je me suis retrouvée à l'urgence de l'hôpital avec lui, un incontournable puisqu'il est non seulement très âgé mais qu'il est aussi affecté de la maladie d'Alzheimer, qu'il devient très confus dès qu'il est sorti de son milieu habituel (ce qui pour lui veut dire dès qu'il s'éloigne de plus de trois pieds de sa femme (et aussi ma mère) avec qui il est en couple tricoté serré depuis plus de +++). Une urgence bondée aussi, et qui n'arrêtait pas de se remplir. J'étais aux premières loges pour le constater, mon père était sur une civière dans le corridor de passage des ambulanciers . Dans l'après-midi j'ai dû faire le tour de l'urgence pour aller lui chercher un peu d'eau  - il me disais qu'il n'avait pas soif, mais bon, j'avais peur qu'il déshydrate et l'infirmier m'avait donné le OK - et tout le monde semblait confortablement installé sur sa civière et ma foi, de façon fort civile tout ce beau monde cohabitait plutôt sagement en route pour la guérison.  On peut bien chiâler contre le système de santé mais le personnel de l'urgence assure d'après ce que j'ai pu voir. Bon, d'accord, ils me regardaient au début un peu (beaucoup) comme si j'étais un chien dans un jeu de quille. Visiblement ils auraient préférés que je laisse mon vieux là et que je "diguidine", mais finalement, j'étais bien contente de me "sacrer comme de l'an quarante" des "paires de gros yeux" qui m'étaient lancés. 1) l'infirmière qui s'occupait de lui ne savait pas qu'il avait la maladie d'A., ça fait que ? Elle lui parlait comme à un patient ordinaire, alors qu'il faut lui dire de ne pas bouger pour une prise de sang par exemple à la seconde où on lui fait, et non dix minutes avant en lui parlant entre temps de la pluie et du beau temps, parce que lorsqu'elle lui fera la prise de sang, il aura oublié qu'elle lui avait demandé de ne pas bouger. Pas grave? Pas SI grave, en effet, sauf que, ça fait mal.  Sauf que s'il bouge et qu'elle rate son coup, elle devra recommencer et que si elle doit recommencer dix fois, mon pauvre père va être transformé en passoire douloureuse et c'est même pas dit qu'elle aura réussi, sans compter ce qu'elle pourrait lui dire et comment ne sachant pas qu'il avait la maladie d'A et qu'il ne faisait pas exprès pour ne pas se conformer.

Ca et quelques autres petites précisions qui ont aidé à rendre son séjour sur la civière beaucoup plus confortable. 

Il a été rapidement (enfin, à la fin de la journée) transféré en gériatrie et il a même pu souper.

Maintenant je fais le bilan : Il semble qu'il n'y ait que mon beau-frère (toujours indemne) et moi qui ne soient pas "tombés au combat". Sauf que moi je ne sais pas trop encore. Avec en plus quelques heures de corridor d'urgence assise entre la civière de mon père d'un bord, la poubelle pleines de gants en caoutchoucs, de masques et de jaquettes en papiers, le panier à linge sale et la toilette de l'autre.  Pourtant à part une certaine fatigue et un peu de stress, je ne me sens pas malade. Je vais toucher du bois (ma tête).




Festival Montréal en gastro

27 02 2010

Les urgences débordent.

Une vieille dame en meurt sur une civière dans un corridor d'hôpital parce que l'urgence est débordée.

Au moins une maison de retraités est en quarantaine à cause de la gastro à Montréal.

Ma famille qui tombe comme des dominos chacun son tour, alors que ma mère l'a attrapée la première. Ensuite ma soeur et son mari, qui avaient été en prendre soin, ont dû aller se soigner eux-mêmes dans le confort de leur foyer. Lui très très malade, elle moins. Une autre de mes soeurs et son mari ont pris la relève auprès de ma mère, résultat : elle malade comme un chien, lui quelques "chatouilles", mais rien de plus. Et maintenant, moi, qui arrive tout juste de deux jours à garder la malade, je ne sais pas si mon système émunitaire va zapper ou non cette fidèle gastro. Mais le virus de ma vieille mère doit bien commencer à faiblir après s'être attaqué à presque toute la famille. Qui vivra verra. Pour l'instant je vais très bien. Mon vieux papa non plus ne l'a pas eu, et pourtant il dort dans le même lit que ma mère, alors, j'ai bon espoir de sauter mon tour pour cette fois.

Ce qui m'étonne, c'est que la situation est pire dans les faits que pour la A(H1N1). 

Et personne ne s'énerve. Personne. Les médias n'en soufflent pas (un seul) mot, ils murmurent à peine que. Ils sont occupés à compter les podiums, il faut dire.

Heureusement que ce n'est pas la (A)H1N1 sinon la ville serait bien en panique comme dans une des meilleures scènes de la parodie du film "Y a-t-il un pilote dans l'avion".

C'est pas parce qu'on vomit (ou qu'on rit) qu'on ne peut pas avoir la diarrhée aussi (ou que c'est drôle).  C'est selon.

J'aurais aimé aller faire un tour à Montréal en lumière, plutôt, mais bon. Tant pis.




Etes-vous plus Burkkka ou plus G-String?

27 01 2010

J'ai vu mon premier G-Sting à Montréal - disons plutôt pour faire un reportage et non un billet d'opinion que j'ai vu la paire de fesses, pas la ficelle qui tenait le cache-sexe - il y a bien longtemps. La fille était en bicyclette avec son copain en plein mois de juillet et elle roulait dans le parc en costume de bain et lunettes de soleil, on ne lui voyait pas les yeux et c'est tout ce qu'on ne lui voyait pas. Lui, chandail et pantalon légers, l'air fier comme un paon d'être avec la jeune fille aux paires. J'ai trouvé qu'elle avait l'air d'un zèbre sauf pour la peau, tout comme ceux que l'on voit dans les docu de National Geographic (toujours pas de pourcentage sur la pub!) lorsque le lion plante ses crocs dans la croupe. C'est tout.

J'ai vu ma première burka à Montréal l'année dernière. Dans le métro. Elles étaient deux dames, enfin je pense, j'ai pas été voir sous leurs tentes. Et qui sait? Elles n'avaient peut-être pas une ficelle sur elles sous la structure qu'elles supportaient. C'était la première fois que je voyais une burka en vraie (deux du coup!), et je dois dire que j'ai été plus curieuse pour la paire de burkas que pour la paire de fesses. Je me suis assise sur le troisième siège libre qui est perpendiculaire aux deux sièges qui forment l'ilôt de trois sièges dans les anciens wagons du métro pour les regarder mine de rien. J'ai les ai regardées droit dans les yeux derrière leur petite grille de tissus. Bon, traitez-moi de folle si vous voulez, mais j'ai eu l'impression qu'une communicaton muette a commencé :  j'ai senti qu'elles me haïssaient. Les yeux ça parle, c'est ce qu'on devrait couvrir si on ne veut pas se dévoiler. Après quelques secondes, j'ai eu l'impression que la haine se changeait en blâme en douleur en souffrance, elles me regardaient aussi des pieds à la tête. Et puis j'ai eu l'impression qu'elles m'enviaient et qu'elles me/se demandaient pourquoi je n'étais pas solidaire et que je ne les aidais pas à être aussi libres que moi, comment est-ce que je pouvais passer à côté d'elles, comme indifférente à leur sort, sans sembler voir les humains qu'elles sont. Mais je les ai vues et très bien vues. Je les aurais même comme entendues. Appelez ça de l'intuition féminine si vous voulez.

Peu avant, j'avais vu un documentaire  - oui, j'aime les documentaires comme d'autres aiment la téléréalité- on sait que c'est toujours plus ou  moins arrangé avec le "gars des vues" mais on a l'impression d'être en direct sur la vraie vie quand même - sur la condition des femmes au Liban. Entre autre chose, nous avons eu droit à la visite d'une usine où les travailleuses étaient en burka. Et bien, les dirigeants de l'usine, pourtant de bons musulmans, étaient pour que leurs travailleuses enlèvent la burka parce que la chose les empêchaient de produire à la cadence maximale (limitait leur profit). Vous auriez dû leur voir l'emmanchure! Les pauvres, pas évident de se démener pour produire plus et plus vite pour satisfaire course au profit dans une société industrielle avec des habits tribaux. Au moins deux fois plus fatigant que si l'habit permettait de se mouvoir librement et probablement dix fois plus fatiguant que leur travail traditionnel. De plus les employeurs se plaignaient qu'elles avaient trop chaud et s'évanouissaient parfois quand la chaleur était trop accablante.

Sortir d'un esclavage pour entrer dans un autre, équivalent ou pire ?

Quoi qu'il en soit. Si le voile ne me dérange pas parce que je n'ai jamais sentie que les femmes d'ici qui les portaient étaient malheureuses de le faire, la burka j'y crois pas.

La France veut les interdire dans les lieux publics.  Ca me semble correct. Elles ne devraient être autorisées qu'en cas de tempête de sable ou de tempête de neige ou en cas de force majeure, du genre "je n'ai rien à me mettre", un lendemain de veille quand on ne veut pas se faire poser de question par ses collègues parce qu'on sommeille quelques minutes sur sa chaise ici et là durant les accalmies, quand on a une surcharge pondérale disgracieuse en voie de se régler, entre la maison et la clinique de chirurgie esthétique pour son injection de botox dans la ride du lion, son redrapage du ventre, sa lipposuccion des cuisses, son changement de prothèses mammaires dont le silicone coule, ce genre d'urgences.

Quand à moi, je me contenterais que l'interdiction des burkas dans les piscines publiques ne soient pas considérée l'équivalent d'une gifle aller-retour à la face d'Allah doublée d'un écrasement d'orteils de toutes ses forces, et je faciliterais (plus que ça - actuellement l'aide aux émmigrantes se limite à au nécessaire : nourriture, vêtements, logement, enfants et le summum aide à l'entrée sur le marché du travail)  la transition des femmes qui le désirent à un mode de vie occidental qui leur faciliteraient leur nouvelle vie. Le facteur humain est une réalité tout aussi tangible que le climat, après tout.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable que de pouvoir vérifier l'identité de la personne qui vote, aussi.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable de savoir que ce qui se déplace sous la tente n'est pas un terroiste travesti.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable que je conserve intact le droit de parole dans la société dans laquelle de choisi de vivre.

Par contre, hier, j'ai vu une jeune fille qui portait un de ces masques de chirurgien, vous savez? Ceux que portent les paranos anti-microbes? Et bien, ça ou le voile intégral pour se cacher pour faire des mauvais coups, c'est kif-kif.

Qui a l'esprit d'entrepreneur ici? Parce que fabriquer de tels masques dans une matière transparente va bientôt être très très payant, si on va par la!




Cordonnier mal chaussé

24 11 2009

Je cherchais mes botillons de suède marron (chauds les marrons) Hush Puppy ce matin. Je ne sais plus où je les ai trop bien rangé. Il va falloir que je mette le rangement sans dessus-dessous demain. Je ne trouve qu'une de mes bottes de cow-boy (cette paire là (parce que j'ai deux paires de bottes de cow-boy) que je ne porte plus de toute façon (celle dont une seule botte est reparue), mais où est l'autre botte de cette paire là? Mystère d'autant plus bizarre que j'ai l'habitude de les ranger par paires) Par contre je suis tombée sur la pile "oubliée" et bien rangée en attendant "la vraie affaire" (c'est-à-dire en attendant que je les passe une par une pour vérifier qu'elles sont bien propres et récurées, même les semelles, je veux dire du côté qui touche à terre (quand ça m'arrive)) et je me suis rendue compte que j'en avais bien trop. Trop de chaussures et trop de sacs. Je ne devrais garder qu'une ou deux paires de chaussures et un sac à la fois.  Ca m'éviterait d'avoir à faire toute cette gestion de choses. Du temps et de l'argent d'économiser. Mais bon, en attendant de les user, je vais continuer de les gérer. Ce soir je vais m'installer devant le téléroman que j'ai commencé à suivre et qui heureusement se termine aujourd'hui (je suis bloquée à mi-chemin entre deux désirs qui m'attirent également : soit d'une part, trop curieuse pour ne pas vouloir savoir la suite jusqu'au dénouement, et d'autre part, j'ai beaucoup beaucoup d'autres choses à faire plus constructives et nourrissantes à long terme que de m'asseoir devant une télé poussée par ma curiosité astronomique pour connaître la suite de l'histoire, qui, sans doute, me mènera un jour à  ma perte, probablement - la curiosité, pas la suite de l'histoire), et je vais nettoyer la pile de sandales d'été, comme un bon petit cordonnier, pour l'hiver et aller les porter dans le rangement demain matin.

Et une fois que la machine démarre, elle s'emballe, et le reste suit. J'aurais envie de vivre dans une cellule monastique ou presque. Une robe (de bure) une paire de sandales, un bol, un sac - bon, un manteau d'hiver une tuque pis des mitaines, d'accord, pis des bas de laine, c'est mieux pour l'hiver, surtout si je ne garde qu'une paire de sandales comme chaussures. Une petite culotte, un soutien-gorge, (lavés et séchés chaque nuit dans la salle de bain, avec la paire de bas de laine) une jaquette (qui peut servir de robe au cas où la robe (de bure) serait au lavage). C'est tout.

Ensuite je me débarasserais de tous mes meubles actuels. Je referais la déco. Je ferais peinturer tous les murs blancs. Les planchers resteraient tels quels, en bois, j'aurais des rideaux blancs ou écrus en fibres naturelles aux fenêtres.  Je n'aurais qu'une table de travail longue et étroite qui longerait le mur du salon, un banc de bois. Tous les meubles que j'aurais seraient d'essence de bois véritable, sans colle, surtout sans colle, qui dégage, même si on ne la sent pas, des meubles de bois simples, mais très bien construits et d'essences jolies, entretenus à la cire d'abeille. Des livres et la musique indispensables seulement, rien de superflu. En plus, un classeur, mon ordinateur portable, une télé, des lampes, ça c'est vital pour moi, des petites lampes partout partout qui diffusent leurs lumières douces, en bouquets vivants et tièdes et non la lumière froide et anonyme d'un plafonnier.  Ca, ça resterait, je changerais certaines lampes, c'est tout.     

Un excellent matelas sur un cadre à roulettes seulement. Une literie de fibres naturelles, non teintes, blanche ou écru. Deux tables de chevet (en bois naturel, ciré à la cire d'abeille). Mon radio réveil, ma lampe simulateur d'aube, une psyché qui me réfléchirait de pied en cap. Pour voir comment tombe la robe (de bure), mes cheveux (que je ne confierais plus aux soins des coiffeurs et qui finiraient par être très longs) et ce que j'ai au fond des yeux. Une natte de fibres naturelles comme descente de lit et pour faire la yogi.

Plus (ajout) de plantes vertes.

Et je traquerais le moindre grain de poussière à l'aide de produits ménagers naturels faits maison et écologiques.

Mon espace intérieur serait ainsi composé à plus de 90% d'air pur et de clarté.

Et je ne me consacrerais qu'à l'essentiel dans ma vie.

P.S. : Ce post-scriptum simplement pour pouvoir caser "novembre" quelque part, tel que je me suis assignée à le faire pour chaque billet que j'écrirai en novembre. Pour la laideur, c'est la pile de sandales. C'est laid une pile de sandales, surtout de trois pieds de haut.




C'est pas moi, c'est Facebook

24 11 2009

Lundi le 23 novembre les médias faisaient état de cette femme qui s'est fait couper les vivres par sa compagnie d'assurance en prenant comme prétexte des photos d'elle publiées sur son compte Facebook.

Ce qui est étonnant c'est que les médias se sont tous concentrés sur les "dangers" de Facebook.

Laissez-moi rire.

C'est fait, merci de votre obligeance à l'égard de mon humanité qui a besoin de s'exprimer. Revenons aux choses sérieuses.

Les dangers sur Facebook. Il en existe deux :

1) Tout ce qui est déposé dans ses banques de données devient la propriété des propriétaires de Facebook. Vous pensez que c'est votre page personnelle et votre réseau. Chacun a le droit de croire ce qu'il veut. Seulement un facebookien averti en vaut deux. En réalité, toutes vos photos, de celle de junior prises 2 secondes après sa naissance à celle toutes craquelée et scannée de l'arrière-grand-mère paternelle en passant par les potes du bureaux et celles des voisins à l'épluchette de blé d'inde annuelle sur la plage municipale, plus TOUS les documents visuels, sonores ou écrits, les jeux auxquels vous jouez, les gens que vous contactez, ce qui est communiqué, enfin, tout quoi, est la propriété de Facebook. Pas la vôtre. Vous, vous utilisez un service gratuit qui s'approprie seulement votre vie en échange. C'est pas bin grave. La plupart n'ont conscience de rien, et ce qu'on ne sait pas ne nous fait pas mal, comme chacun sait. Jusqu'à temps que ça frappe de plein fouet parfois, mais ça, c'est une autre histoire. À ce rythme là, on ne traverserait même plus rue parce que c'est dangeureux.

2) Le second danger est la puissance de l'outil. On s'entend pour dire qu'une allumette est moins dangeureuse qu'un lance-flamme simplement parce que ce dernier est un peu plus puissant. Alors c'est ça. Le réseau social est une chose ordinaire rendu extraordinaire par la puissance de l'outil.

Mais à part ça.

Facebook, votre Honneur, n'est pas le coupable des déboires rencontrés par cette femme. Seuls ses "amis" avaient accès à sa page, à moins que les propriétaires de Facebook soient vraiment malhonnêtes et aient passé des ententes avec les compagnies pour divulguer à volonté n'importe quelle information personnelle, ce qui est peu probable car si ça se savait, et tout fini par se savoir, ils tueraient la vache à lait.

Plus probablement un (ou plusieurs) de ses "amis" qui avaient accès à la page Facebook de la femme a fournis les informations à la compagnie d'assurance, qui si j'ai bien compris, est un service payable par les employés d'une même compagnie. On peut croire que ce sont des collègues de travail qui ont décidé de jouer au docteur et de poser le diagnostic que puisqu'elle prenait du bon temps comme son médecin le lui avait prescrit, et bien, c'est qu'elle n'était pas dépressive et que donc, la compagnie d'assurance devait cesser de verser les primes.

Charmant.

Et on met la faute sur Facebook. Je répète.

Alors que Facebook n'a rien fait du tout.

Il y a fort à parier que les "amis" de cette femme auraient été au courant de ce qu'elle faisait et qu'ils auraient fait de la délation autrement. Ou ils auraient nuient autrement.

Ce sont donc la bêtise, la méchanceté, l'envie, la médisance humaines, bref, ce qu'il y a de petit, de mesquin, de malsain, de laid dans l'âme humaine qui est fautif. Pas Facebook.

Ce qui m'étonne c'est que personne, PERSONNE, jamais, ni de près, ni de loin, n'a pointé la médisance, la bêtise, la sottise, la méchanceté, bref, ce qu'il y a de petit, de mesquin, de malsain de laid dans l'âme humaine. C'est pas moi, c'est Facebook.

Bien sûr.

Laissez moi rire.

Ca vaut mieux que d'en pleurer.




Écoutez Monsieur

22 11 2009

Les blagues sexistes c'est pas beau ça.  Je comprends qu'on soit en novembre, que c'est dimanche, et un de ces jours tout gris dont seul novembre a le secret bien gardé pour qu'il soit agréable de rester en pyjama tout la journée pou presque, rester chez soi sans avoir envie de mettre le nez dehors, à farnienter, à ne pas faire le lit, ou presque, à lire le journal en buvant du café en tout cas, ou n'importe quoi. Se rendormir en écoutant la radio, jouer au monopoly, au scrable, au yum ou au boggle, se faire du body painting, se doucher, se raconter des blagues, mais c'est pas une raison pour perdre toute conscience sociale et rire de tout et de rien surtout quand on se met à frapper sur le sexe faible. Hihihi. Et pas de batailles d'oreillers!!!!!!




Etre laid ça n'empêche rien

02 11 2009

La preuve c'est que novembre existe. Malgré tout. À la lecture de mon billet précédent nous avons vu que ça n'empêche pas de se réaliser, de vivre, d'être charmant, d'être heureux, apprécié, aimé d'amour même, et de posséder une beauté intérieure plus ou moins puissante selon l'individu qui irradie (c'est pourquoi nous dirions que l'amour est aveugle?) vers l'extérieur y compris dans l'oeil de celui qui regarde, c'est fort.

Et la femme laide? Tabou des tabous?

 

 




Novembre et la laideur

01 11 2009

J'aime le printemps, l'été, l'automne et l'hiver.

Mes périodes de l'année préférées sont mai (deux dernières semaines),  et les trois dernières semaines d'octobre. C'est très rare que ces deux périodes-là, ne sont pas belles et ne sentent pas bons.

Juillet et août.  SI il n'y a pas de canicule. Sinon, je passe mon tour. Décembre et janvier, surtout s'ils sont très neigeux et doux. Purs délices.

Tous les autres mois ont leurs charmes et des beautés éparpillées ici et là au gré du temps. 

Mais novembre, rien.

Au mieux novembre hérite des restes des ors d'octobre qui s'attarde et/ou profite des splendeurs de décembre qui a décidé d'empiéter sur l'automne. Au mieux. Au pire il est novembre, c'est à dire que toutes les couleurs sont parties, plus de feuilles dans les arbres, il pleut des cordes dans des rafales de vent qui ne supporte aucun parapluie, sinon il crachote méchamment du verglas, plus ou moins épais, mais poisseux, toujours, il est sombre, froid et tout est en camaïeu de quelque chose qui ressemblerait à du gris si, si ça ne ressemblait à rien que l'esprit humain peut réellement saisir sans sombrer dans la, la, plus abjecte reconnaissance d'une plate réalité que rien ne vient embellir, ni quelques mensonges blancs, et plus aucune feuille fut-elle de vigne ou autre - novembre tout nu et sans c'est froidement vraiment rien. 

Novembre est laid. Il n'y a rien à faire. J'ai donc décidé de consacrer ce mois de novembre à la laideur, sur ce blogue. Sujet tabou par excellence, la laideur. Ce %@# de mois va servir à quelque chose, au moins. S'il n'est ni joli, ni poli, il sera utile. C'est quelque chose, déjà mieux que rien.

La laideur physique

 




Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer

26 10 2009

Je préparais mon thème sur l'Halloween - l'année passée c'était autour du film Bettlejuice. Une fois le party fini, j'ai tout enlevé. Enfin il me semble que j'ai tout effacé. Je n'irai pas vérifié, mais c'est le genre de truc ponctuel qui, bof, une fois fini,  merci bonsoir, pour citer un chauffeur de taxi populaire.

Quoi qu'il en soit, je préparais mon thème sur l'Halloween en début de mois et j'avais arrêté mon choix sur La Corriveau.  Je voulais faire un beau billet avec cette figure du folklore québécois le 31 octobre. Mais avec l'affaire Cathy Gauthier, je n'ai plus le coeur de développer ce genre de thème.

Je n'ai envie que de mettre l'emphase sur R.I.P. et rien d'autres.




Ongles et vernis de civilisation

13 10 2009

Je me suis cassé un ongle ras le doigt dimanche dernier, suite à cet incident, bien sûr, ce qui devait arriver, arriva : j'ai dû couper les neufs autres qui étaient intacts, pour remettre de l'ordre dans mon apparence. Ces menus détails prennent des proportions démesurées. Longs ou courts, mais propres et nets, les ongles, et surtout, tous égaux. J'aime bien avoir les ongles longs et "faits" parce que c'est élégant, mais je préfère avoir la manucure minou dégriffé des pattes d'en avant pour travailler à l'ordinateur. Car les petits coussins naturels au bout des doigts sont ainsi en contact direct avec les touches et c'est très confo, surtout lorsque, comme moi, on possède une méthode d'écriture rapide dite doigté au clavier et qu'on utilise les dix doigts à la fois pour écrire.

Par contre je rêve d'inventer des manucures folichonnes comme tout : un ongle long et carré, le second long ovale, le troisième court, le quatrième long et rond, et l'ongle du pouce au choix, avec un vernis d'une couleur différente pour chaque doigt de la main : les petits doigts en vert forêt, les annulaires en bleu marine, les majeurs en rouge vin, l'index en jaune citron et le pouce au choix, avec des tatouages de doigts et de mains semi-permanents à l'avenant, qui bien sûr feraient écho à ceux du cou et du visage dans les mêmes teintes et motifs.

Tiens, sans doute mon inconscient qui me rappelle que l'Halloween s'en vient. Je vais bientôt vous (re)sortir quelques histoires de peur de derrière les fagots, chers amis. 




L'eau vive

11 10 2009

Un autre domaine où l'ai l'impression de me faire niaiser. C'est à vous donner l'envie de donner tête première dans la théorie du complot, je vous dis. Sourire C'est à propos de la question de l'eau.

Batinsse, c'est quoi l'idée de croire qu'il y a un "bassin d'eau douce potable", ou du moins de communiquer à l'aide d'un concept de "réservoir d'eau douce potable" alors que l'eau douce potable c'est une étape dans un cycle en mouvement perpétuel (et non qui reste stagnante dans un bassin où elle devient vite non potable) d'une part et qui est produite par un cycle naturel d'autre part. La pluie ne fait partie d'aucun bassin. Les nuages non plus. Le cycle qui produit l'eau douce non plus.

Ce qui est dangeureux pour perdre la ressource n'est pas tant la consommation qui pourrait "vider" le "bassin d'eau douce potable" (qui en fait est un cycle naturel gigantesque et intangible), que la pollution généralisée qui produit les pluies acides entre autres pollutions atmosphériques  (pour ne nommer que celles là) qui souillent l'eau douce potable de pluie, qui polluent à grande échelle non pas seulement les cours et les nappes d'eau douce et potable, mais l'océan, les glaciers, l'air, la terre, etc. etc. etc.

Bien sûr, je ne suis pas une autorité en la matière.

Mais il me semble que ce serait si simple aussi de tranquillement profiter de la rosée du matin, et de celle du soir, et de récupérer l'eau de pluie (façon de parler : l'eau de toutes les précipitations) comme dans le bon vieux temps et gratter quiètement sa guitare pendant ce temps bien à l'abri des intempéries,  Cool  au lieu de faire une crise de nerfs de magnitude cosmique à propos du "bassin d'eau douce" qui rapetisse comme peau de chagrin  En pleurs (et là, attention, de fil en aiguille, bientôt, il y aura une mise en garde à chaque individu de ne pas gaspiller l'eau personnelle et une taxe sur le chagrin sera instaurée, parce que les larmes, bien qu'étant de l'eau salée, utilisent au départ de l'eau douce puisée à même "le bassin d'eau douce". Attention. Hein. Prudence. Complot.)

Rendre l'eau polluée par nos bons soins de nouveau potable et la garder potable à l'aide de la technologie de pointe actuelle ne devrait pas poser un trop grand défi, il me semble. Et faire fonctionner cette technologie - tout comme le reste du cycle de l'eau - à l'énergie solaire non plus.

Et les toits verts? Pourquoi pas les toits verts pour contrer l'effet de serre? Et pourquoi pas des jardins communautaires-serres sur ces toits - ou ailleurs, on s'en fout - pour les légumes, les petits fruits, les herbes et les fleurs à consommer sans autres frais que leur entretien biologique - incluant le tout à fait gratuit compostage domestique (qui ferait aussi économiser sur le ramasse des déchets en prime. Moins de pollution due aux transport de l'Australie à l'Afrique à l'Europe à l'Amérique, plus d'exercice physique, moins de problèmes d'obésité et de santé en général, pour ne nommer que ces avantages.

Pourquoi aller chercher de l'eau sur la Lune qui n'a pas d'atmosphère lui permettant d'avoir un cycle écologique fournissant automatiquement de l'eau potable pendant qu'on s'évertue allègrement à détraquer ce merveilleux système sur la Terre au lieu d'exploiter les ressources de façon à ne pas les épuiser?

Non, il y a quelque chose qui cloche. Et sérieusement, je ne trouve pas ça particulièrement drôle. Même si on rit, parce que vaut mieux en rire (pleurer ça gaspille l'eau).




Le gris est à la mode cet automne

10 08 2009

Le gris, le blanc et le noir.

Et bien ça va être gai.

Couplé avec la récession que nous n'étions même pas supposés avoir au début et qui d'après les prévisions des oiseaux de mauvais augures durera 5 ans. À peu près. Et nous, pour faire notre effort pour rétablir l'économie canadienne nous allons nous habiller en laine du pays. En gris en blanc et en noir. Paske tout le monde le sait, il n'y a que des moutons blancs et noirs ici. Le mélange des deux ça fait gris.  




Le doux vent d'été

27 07 2009

Si tu prends la peine de l'écouter...

                      ...c'est une chanson ancienne...

... un air discret, que tu peux chanter, le doux vent d'été.

Selon Clémence Desrochers.

Il fait chaud, il vente, assez fort, mais c'est un vent chaud, un doux vent d'été.

J'ai répandu mon café (café brun, doux, arômes fruités) que je prends toujours noir, sur mes pantalons crème, il fallait que ça arrive, moi à qui ça n'arrive jamais, pendant que j'étais attablée à la terrasse d'un café de la rue Sainte-Catherine fermée entre deux festivals, celui Juste pour rire qui s'est terminé hier sous la mousson - dommage, j'y aurais performé le parfait numéro de burlesque.

Sur la rue Sainte-Catherine coincée entre le rire et les franco-folies, je crois. Ou s'était avant?

Bof, le café était devenue un peu trop froid et j'avais terminé mes deux truffes Godiva une au champagne et l'autre à la lime. Il n'y a pas de mots pour décrire l'expérience en bouche.

Je ne mange pas souvent de chocolat, mais lorsque ça arrive, c'est un événement gastronomique et non pas juste ''manger du chocolat''.

Je me suis vue dans l'obligation d'aller vite m'acheter quelque chose pour me changer, tous les articles d'été étant en rabais, en juillet, j'ai été chanceuse dans ma malchance. J'ai acheté aussi deux grands colliers d'automne. En passant.

Je retourne terminer sous les arbres dans le doux vent de l'après-midi d'été le vieil Agatha Christie que je lisais quand c'est arrivé  ''Mrs. Mac Ginty est morte''. Poirot venait justement de découvrir qui avait fait le coup et avait réuni tout le monde pour faire son show habituel.




C'est pas chaud pour la pompe à l'eau

13 07 2009

Eh!.... :

Mais c'est de l'énergie renouvelable et recyclable.

Apprendre aux enfants ''à être propres'' aura  peut-être une toute nouvelle signification un jour.

 

 




Journal de bord de la Capitaine - île déserte

01 07 2009

La dernière fois que j'ai répondu à la stupide question : qu'est-ce que j'apporterais sur une île déserte, j'ai répondu, mon portable. Voilà, je suis sur une île déserte et j'ai mon portable.




Bonne Saint-Jean-Baptiste!

24 06 2009

Pourquoi bonne Saint-Jean au lieu de bon Saint-Jean? Comme dans bonne Sainte-Anne et bon Saint-Joseph?  Ah! c'est la fête qui est bonne, d'accord.

Oh! Mais le personnage est un symbole religieux?! Cachez ce saint que l'on ne saurait voir!

Devrait-on le noyer de suite et ne garder que son agneau? Pour ne pas créer de trouble. Les québécois, c'est bien connu, n'étant que des fauteurs de trouble alors que les revendications pour la reconnaissance de leurs différences des autres sont des causes nobles et justes et pures.

Peut-être que l'agneau arrivera à rassembler tout le monde et son père.

Encore heureux que ce ne soit pas un porc, qui pourrait porter à controverse pour les musulmans et les juifs, ni une vache, ce qui pourrait choquer la sensibilité hindoue. C'est incroyable ce que les québécois peuvent être fermés sur eux-mêmes, non? Toujours à choquer quelqu'un d'exister.

Un petit mouton ça ne fait de mal à personne et pourtant je suis certaine que certains agents provocateurs vont trouver le moyen de dire qu'il a troublé leur breuvage.  Cool

Après tout c'est une tradition bien ancrée que de demander la permission d'exister au monde entier. Ne la laissons pas tomber à la Saint-Jean.

Attendons le messie avant de s'affirmer (sans soumission ni rébellion) et ce faisant gardons le sens de l'humour absurde tout comme notre guide le bon Saint-Jean-Baptiste reprodui ci-dessous par Leonard de Vinci nous en donne l'exemple, voyez le doigt levé de la direction qui indique la voie à suivre ainsi que le sourire entendu de celui en pleine possession de ses émotions et de ses pensées. Ce qu'il y a de bien dans l'histoire de Jean, c'est que le Messie est effectivement arrivé et qu'il l'a même baptisé. C'est un beau symbole quand même.

 

 




Ca va faire presqu'un an que j'ai ouvert ce blogue pour y noter

20 06 2009

mes progrès dans ma recherche de l'autre.

Et j'ai toujours pas trouvé mon âne-soeur. (âne, ma soeur âne, ne vois-tu rien venir? Je ne vois rien, que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie)  C'est un peu  ma faute aussi, j'ai ouvert toutes les mauvaises portes durant cette année là ou presque. La preuve, ce blogue qui parle de tout sauf de rien. Je veux dire que j'ai mis mon temps et mes efforts ailleurs, c'est évident. J'avais tant de choses à faire progresser d'ailleurs. Bilan de presque un an: 1) j'ai retrouvé et atteint mon poids santé et je suis maintenant membre à vie de Weight Watchers. Pas tellement que je tenais à être membre à vie, mais je tenais à terminer en bonne et due forme, pourquoi? Sans doute seulement parce que le cerveau humain fonctionne comme ça et c'est tout. Car c'est une formalité, le fond étant la forme - même si ça semble contradictoire à première vue, il s'agit de penser au sens profond de la chose. 2) j'ai terminé une autre session, m'en reste plus qu'une et 3) j'ai fait des changements positifs sur le plan du travail. Pas mal. Mais je ne suis pas encore rendue où je veux me rendre, d'une part et j'y vais toujours seule, d'autre part.

Je me suis réinscrite à un site de rencontres.  Il y a plus d'hommes matures qui cherchent vraiment une compagne de vie que la dernière fois et moins de ''courailleux'' (de plans culs comme disent les françaises), c'est encourageant. Seulement la compatibilité n'est pas au rendez-vous dans les profils. Je vais aussi sortir plus, parce que je vais avoir plus de temps pour le faire.

Après toutes ces années à vivre seule, je me rends compte que j'ai non seulement à apprivoiser ma relation psychologique à l'autre, mais aussi celle à mon propre corps par rapport à l'autre. J'ai été chez l'esthéticienne la semaine dernière. Et bien, c'était un esthéticien. Je ne veux pas faire machette mais je viens de comprendre ce qu'on dû ressentir les homo eructus lorsque les femmes ont eu le droit d'entrer dans les tavernes. Et c'est rien parce que le forfait comprend plusieurs soins, là c'était seulement un massage et traitement pour la peau du visage, il y en aura d'autres, ça peut aller, mais bientôt ce sera les jambes. C'était sensé être relaxant, et je me suis presque endormie en effet, mais je ne pouvais pas relaxer profondément ni m'empêcher d'être mal à l'aise qu'un homme s'occupe de mon corps comme ça, au sens où il doit m'observer d'assez près pour me référer des produits pour mon type de peau et bon, heureusement que c'est seulement des massages et des applications de crèmes et non d'autres soins dits de beauté qui consistent à nous faire ressembler pendant que ça se passe à tout sauf à donner l'idée de la beauté et de la séduction : les femmes qui me lisent savent de quoi je parle, je n'ai pas besoin d'entrer les détails - il me semble que c'est à l'opposé de comment un femme veut qu'un homme voit son corps. C'est sensé être APRÈS, pas PENDANT la scéance de ''beauté''. Le masque aux rondelles de concombres, entre filles on se comprend, mais devant un homme, au secours. Quoi qu'il en soit, avant ou après ou pendant, je me suis rendue compte que je ne sais plus comment penser mon rapport intime à mon corps devant un homme. Bof. Faut-il vraiment penser après tout? Je veux dire penser à ce point là lorsqu'on développe une relation amoureuse vraie? Non, je ne pense pas.




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