Lundi le 23 novembre les médias faisaient état de cette femme qui s'est fait couper les vivres par sa compagnie d'assurance en prenant comme prétexte des photos d'elle publiées sur son compte Facebook.
Ce qui est étonnant c'est que les médias se sont tous concentrés sur les "dangers" de Facebook.
Laissez-moi rire.
C'est fait, merci de votre obligeance à l'égard de mon humanité qui a besoin de s'exprimer. Revenons aux choses sérieuses.
Les dangers sur Facebook. Il en existe deux :
1) Tout ce qui est déposé dans ses banques de données devient la propriété des propriétaires de Facebook. Vous pensez que c'est votre page personnelle et votre réseau. Chacun a le droit de croire ce qu'il veut. Seulement un facebookien averti en vaut deux. En réalité, toutes vos photos, de celle de junior prises 2 secondes après sa naissance à celle toutes craquelée et scannée de l'arrière-grand-mère paternelle en passant par les potes du bureaux et celles des voisins à l'épluchette de blé d'inde annuelle sur la plage municipale, plus TOUS les documents visuels, sonores ou écrits, les jeux auxquels vous jouez, les gens que vous contactez, ce qui est communiqué, enfin, tout quoi, est la propriété de Facebook. Pas la vôtre. Vous, vous utilisez un service gratuit qui s'approprie seulement votre vie en échange. C'est pas bin grave. La plupart n'ont conscience de rien, et ce qu'on ne sait pas ne nous fait pas mal, comme chacun sait. Jusqu'à temps que ça frappe de plein fouet parfois, mais ça, c'est une autre histoire. À ce rythme là, on ne traverserait même plus rue parce que c'est dangeureux.
2) Le second danger est la puissance de l'outil. On s'entend pour dire qu'une allumette est moins dangeureuse qu'un lance-flamme simplement parce que ce dernier est un peu plus puissant. Alors c'est ça. Le réseau social est une chose ordinaire rendu extraordinaire par la puissance de l'outil.
Mais à part ça.
Facebook, votre Honneur, n'est pas le coupable des déboires rencontrés par cette femme. Seuls ses "amis" avaient accès à sa page, à moins que les propriétaires de Facebook soient vraiment malhonnêtes et aient passé des ententes avec les compagnies pour divulguer à volonté n'importe quelle information personnelle, ce qui est peu probable car si ça se savait, et tout fini par se savoir, ils tueraient la vache à lait.
Plus probablement un (ou plusieurs) de ses "amis" qui avaient accès à la page Facebook de la femme a fournis les informations à la compagnie d'assurance, qui si j'ai bien compris, est un service payable par les employés d'une même compagnie. On peut croire que ce sont des collègues de travail qui ont décidé de jouer au docteur et de poser le diagnostic que puisqu'elle prenait du bon temps comme son médecin le lui avait prescrit, et bien, c'est qu'elle n'était pas dépressive et que donc, la compagnie d'assurance devait cesser de verser les primes.
Charmant.
Et on met la faute sur Facebook. Je répète.
Alors que Facebook n'a rien fait du tout.
Il y a fort à parier que les "amis" de cette femme auraient été au courant de ce qu'elle faisait et qu'ils auraient fait de la délation autrement. Ou ils auraient nuient autrement.
Ce sont donc la bêtise, la méchanceté, l'envie, la médisance humaines, bref, ce qu'il y a de petit, de mesquin, de malsain, de laid dans l'âme humaine qui est fautif. Pas Facebook.
Ce qui m'étonne c'est que personne, PERSONNE, jamais, ni de près, ni de loin, n'a pointé la médisance, la bêtise, la sottise, la méchanceté, bref, ce qu'il y a de petit, de mesquin, de malsain de laid dans l'âme humaine. C'est pas moi, c'est Facebook.
Bien sûr.
Laissez moi rire.
Ca vaut mieux que d'en pleurer.
Publié par : Inter-note
à 14:45:30
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