Ce qu'on tient pour acquis

24 01 2010

L'eau courante dans le cabinet d'aisance.

Siège d'aisance

Source de l'image : Maison Saint-Gabriel

Alors qu'au début de la colonie on trônait tout autrement.

Quand on pense aux emmerdements causés par ceux qui ne remplacent jamais le rouleau de papier de toilette vide, laissant la corvée à ceux (généralement celles) qui le remplacent toujours, on peut s'imaginer comment il en allait quand il fallait ouvrir la petite porte, se pencher pour sortir le pot de chambre plein, courir avec (d'où l'expression "eau courante" une fois la technique améliorée par la suite (ici l'article ne cite pas assez ses sources comme dirait wikipédia, références douteuses) jusqu'à une fenêtre, le vider, le laver? le remettre à sa place, et ladite place n'avait-elle pas été éclaboussée ou était-elle impeccable, qui nettoyait ça (parce qu'on sait que c'est la personne qui change toujours le rouleau de papier de toilette qui s'occupe toujours aussi de laver le bol de toilette, c'est un mystère pour personne), quand, et comment cela se faisait-il dans ce temps-là?  

De nos jour on "flush" sans une pensée de gratitude.

 




Souriante

04 01 2010

Pas que j'ai gigué fort-fort-fort, non. J'ai fêté la nouvelle année, comment dire...? en prenant des résolutions mais en réfléchissant - merci profondes nuits d'hiver - intensément et en passant par toutes sortes d'états d'âmes.

Cliché de dire que nous ne sommes pas les mêmes personnes qu'il y a dix ans parce que toutes les cellules de notre corps se sont renouvellées depuis le temps, je sais. Mais c'est vrai. Je suis la même fille et je suis différente tout comme le cours d'eau de l'autre là, Héraclite, dans lequel jamais il ne se baignait deux fois - enfin le contraire, mais bon.

Et puis je ne ressens plus le besoin de tout exprimer. C'est très nouveau.

J'ai relu des passages du Secret que j'avais reçu en cadeau il y a quelques années.

 




Regéneration

27 11 2009

Dans mes songes éveillés ('parait que c'est bon pour la santé mentale, enfin c'est un décret de la sacro-sainte science dont personne ne sait si elle décrit toujours objectivement la réalité malgré et sans doute à cause du processus de vérification des hypothèses sur lequel se fondent les affirmations scientifiques -  ça fait que, hein, merci, depuis le temps qu'on m'asticote avec ça, le fait que je suis rêveuse, merci de fermer la parenthèse là-dessus et de me sacrer patience avec ça,).

Je disais donc, dans mes songes éveillés de, sur, dans novembre (novembre, sans neige, porte à rêver éveillé plus que n'importe quel autre mois, alors cette année, c'est la manne).

Oui. bon. Dans mes rêves éveillés, je me disais : et si j'immigrais dans une communauté Amish? Et de fil en aiguille : Et si les québécois avaient continué à suivre l'autorité religieuse qui incitait le peuple à rester sur leurs terres en tant qu'agriculteurs, serions nous aujourd'hui une nation de propriétaires terriens très sembable aux Amish ?

Oh! Là! Oh! Là, là.

Là.

*

   

Les mennonites quitteraient le Québec pour protéger leurs enfants... de Darwin

20 août 2007  Éthique et religion
La seule communauté mennonite du Québec, des protestants anabaptistes au mode de vie en marge de la modernité, menace de quitter la province francophone dans les prochains semaines afin de préserver ses enfants de l'enseignement de la théorie de l'évolution.
 

«Tous les parents d'élèves vont quitter le Québec d'ici un mois pour échapper à des poursuites possibles évoquées par le ministère de l'Éducation», regrette Patrick Andries, père de quatre enfants avec sa femme mennonite et résident du village de Roxton Falls, à une centaine de kilomètres de Montréal.


Le ministre québécois de l'Éducation avait visité en novembre dernier l'école fondée par les mennonites et décrété qu'elle n'était pas conforme à ses exigences quant au programme scolaire et à la formation du personnel enseignant. En juin, le ministère a menacé de poursuites les membres de la petite communauté s'ils rouvraient les portes de leur école à la rentrée de septembre.


Au Québec, plusieurs écoles religieuses appliquent le programme du ministère de l'Éducation en y ajoutant des cours d'éducation religieuse et de langue. Mais la communauté mennonite refuse de se voir «imposer» un tel programme.


Lors de l'apprentissage de la lecture, le ministère «va imposer des histoires, des personnages, qui mettent de en avant des modes de vie, des rôles, jugés négatifs par les mennonites», poursuit M. Andries, citant notamment le sujet tabou de «l'homosexualité».


«Il y a aussi l'imposition de la théorie darwinienne qui pose problème. On peut penser ce qu'on veut de la théorie darwinienne... mais pourquoi faut-il absolument heurter les sentiments des mennonites qui trouvent cela vraiment contraire à leur vision du monde», se plaint-il.


Les mennonites nient la théorie de l'évolution des espèces par la sélection naturelle, contraire à leur doctrine du créationnisme selon laquelle les espèces ont été créées par Dieu.


Près de 200 000 mennonites, des protestants orthodoxes proches des Amish, vivent au Canada, mais seulement une poignée réside au Québec, selon les données du dernier recensement.


Le mouvement amish est en fait une dissidence de la communauté protestante des mennonites, apparue en Suisse au moment de la Réforme, au XVIe siècle, qui considère que seuls les adultes, après avoir confessé leur foi, peuvent recevoir le baptême.


Réactions locales


Dans les autres provinces canadiennes, comme aux États-Unis, les jeunes mennonites peuvent suivre leur propre programme d'enseignement à l'école, mais doivent passer un examen normalisé.


«Notre école est prête à les recevoir, mais ce sont les mennonites qui ne veulent pas. Il y a certains éléments du programme qui ne cadrent pas du tout avec leur foi», explique le maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante.


Le refus des mennonites d'intégrer l'école locale ne dérange toutefois pas les habitants du village. Ils ont écrit au premier ministre du Québec, Jean Charest, pour lui demander de «trouver un moyen» d'assurer la survie de l'école mennonite et de «suspendre» toutes procédures judiciaires.


«Ils se sont intégrés à notre milieu très facilement. Ce sont des gens impliqués, travaillant, des propriétaires de ferme ou de commerces dans la région», souligne M. Laplante.


D'autres cas d'écoles religieuses en marge des normes de l'Éducation ont défrayé la chronique récemment, notamment des écoles juives centrées sur l'enseignement de la Torah.


Le ministère a fermé en juin, à la suite d'une ordonnance de la Cour supérieure du Québec, l'Institut Laflèche, une école dirigée par le groupe religieux Mission de l'esprit saint, qui voue un culte à Eugène Richer dit «Laflèche», son maître fondateur, un policier québécois né en 1871 et mort en 1925.

Pensons donc.

Comment ça se fait que le garnement accepte de faire des choses stupides pour l'économie au nom de la liberté de religion alors qu'il en fait de stupides pour l'économie au nom de la laïcité et qu'il en fait de plus stupides encore au nom de la loi des bandits et des criminels petits et grands? C'est vrai qu'avec le canon d'un gun appuyé sur une omoplate on pense mal en verrat.

Mais quand même. Il n'y a pas que ça.

Est-ce que ce serait trop demander que de faire preuve de discernement si non d'un minimum d'honnêteté?

Ca fait quoi que des gens pacifiques et productifs croient ou ne croient pas à la théorie de l'évolution ébauchée par Charles Darwin, d'ailleurs biaisée par la suite au point que Darwin ne reconnaîtrait plus ses propres réflexions de départ?

À cet égard, il faudrait que je retrouve l'article que j'ai lu là-dessus dans une revue scientifique française. On y faisait aussi mention d'une anecdote amusante :

La grand-mère de Charles Darwin lui aurait dit : Toi tu descend peut-être du singe, mais pas moi!

Et je souligne que personne n'a déporté la grand-mère pour autant!

Oh! Là, Oh Là là, ah!




Cordonnier mal chaussé

24 11 2009

Je cherchais mes botillons de suède marron (chauds les marrons) Hush Puppy ce matin. Je ne sais plus où je les ai trop bien rangé. Il va falloir que je mette le rangement sans dessus-dessous demain. Je ne trouve qu'une de mes bottes de cow-boy (cette paire là (parce que j'ai deux paires de bottes de cow-boy) que je ne porte plus de toute façon (celle dont une seule botte est reparue), mais où est l'autre botte de cette paire là? Mystère d'autant plus bizarre que j'ai l'habitude de les ranger par paires) Par contre je suis tombée sur la pile "oubliée" et bien rangée en attendant "la vraie affaire" (c'est-à-dire en attendant que je les passe une par une pour vérifier qu'elles sont bien propres et récurées, même les semelles, je veux dire du côté qui touche à terre (quand ça m'arrive)) et je me suis rendue compte que j'en avais bien trop. Trop de chaussures et trop de sacs. Je ne devrais garder qu'une ou deux paires de chaussures et un sac à la fois.  Ca m'éviterait d'avoir à faire toute cette gestion de choses. Du temps et de l'argent d'économiser. Mais bon, en attendant de les user, je vais continuer de les gérer. Ce soir je vais m'installer devant le téléroman que j'ai commencé à suivre et qui heureusement se termine aujourd'hui (je suis bloquée à mi-chemin entre deux désirs qui m'attirent également : soit d'une part, trop curieuse pour ne pas vouloir savoir la suite jusqu'au dénouement, et d'autre part, j'ai beaucoup beaucoup d'autres choses à faire plus constructives et nourrissantes à long terme que de m'asseoir devant une télé poussée par ma curiosité astronomique pour connaître la suite de l'histoire, qui, sans doute, me mènera un jour à  ma perte, probablement - la curiosité, pas la suite de l'histoire), et je vais nettoyer la pile de sandales d'été, comme un bon petit cordonnier, pour l'hiver et aller les porter dans le rangement demain matin.

Et une fois que la machine démarre, elle s'emballe, et le reste suit. J'aurais envie de vivre dans une cellule monastique ou presque. Une robe (de bure) une paire de sandales, un bol, un sac - bon, un manteau d'hiver une tuque pis des mitaines, d'accord, pis des bas de laine, c'est mieux pour l'hiver, surtout si je ne garde qu'une paire de sandales comme chaussures. Une petite culotte, un soutien-gorge, (lavés et séchés chaque nuit dans la salle de bain, avec la paire de bas de laine) une jaquette (qui peut servir de robe au cas où la robe (de bure) serait au lavage). C'est tout.

Ensuite je me débarasserais de tous mes meubles actuels. Je referais la déco. Je ferais peinturer tous les murs blancs. Les planchers resteraient tels quels, en bois, j'aurais des rideaux blancs ou écrus en fibres naturelles aux fenêtres.  Je n'aurais qu'une table de travail longue et étroite qui longerait le mur du salon, un banc de bois. Tous les meubles que j'aurais seraient d'essence de bois véritable, sans colle, surtout sans colle, qui dégage, même si on ne la sent pas, des meubles de bois simples, mais très bien construits et d'essences jolies, entretenus à la cire d'abeille. Des livres et la musique indispensables seulement, rien de superflu. En plus, un classeur, mon ordinateur portable, une télé, des lampes, ça c'est vital pour moi, des petites lampes partout partout qui diffusent leurs lumières douces, en bouquets vivants et tièdes et non la lumière froide et anonyme d'un plafonnier.  Ca, ça resterait, je changerais certaines lampes, c'est tout.     

Un excellent matelas sur un cadre à roulettes seulement. Une literie de fibres naturelles, non teintes, blanche ou écru. Deux tables de chevet (en bois naturel, ciré à la cire d'abeille). Mon radio réveil, ma lampe simulateur d'aube, une psyché qui me réfléchirait de pied en cap. Pour voir comment tombe la robe (de bure), mes cheveux (que je ne confierais plus aux soins des coiffeurs et qui finiraient par être très longs) et ce que j'ai au fond des yeux. Une natte de fibres naturelles comme descente de lit et pour faire la yogi.

Plus (ajout) de plantes vertes.

Et je traquerais le moindre grain de poussière à l'aide de produits ménagers naturels faits maison et écologiques.

Mon espace intérieur serait ainsi composé à plus de 90% d'air pur et de clarté.

Et je ne me consacrerais qu'à l'essentiel dans ma vie.

P.S. : Ce post-scriptum simplement pour pouvoir caser "novembre" quelque part, tel que je me suis assignée à le faire pour chaque billet que j'écrirai en novembre. Pour la laideur, c'est la pile de sandales. C'est laid une pile de sandales, surtout de trois pieds de haut.




Écoutez Monsieur

22 11 2009

Les blagues sexistes c'est pas beau ça.  Je comprends qu'on soit en novembre, que c'est dimanche, et un de ces jours tout gris dont seul novembre a le secret bien gardé pour qu'il soit agréable de rester en pyjama tout la journée pou presque, rester chez soi sans avoir envie de mettre le nez dehors, à farnienter, à ne pas faire le lit, ou presque, à lire le journal en buvant du café en tout cas, ou n'importe quoi. Se rendormir en écoutant la radio, jouer au monopoly, au scrable, au yum ou au boggle, se faire du body painting, se doucher, se raconter des blagues, mais c'est pas une raison pour perdre toute conscience sociale et rire de tout et de rien surtout quand on se met à frapper sur le sexe faible. Hihihi. Et pas de batailles d'oreillers!!!!!!




Novembre mois du scorpion

04 11 2009

Que personne ne vienne me dire que c'est beau ça. Dans le sens où les grecs l'entendaient.

bébé scorpion




Humour noir, morbide et de mauvais goût

28 10 2009

Les autorités ne s'expliquent pas le comportement inhabituel des coyotes :

"Une jeune Torontoise de 19 ans, Taylor Mitchell, est décédée en Nouvelle-Écosse après avoir été attaquée par deux coyotes dans le parc national du Canada des Hautes-Terres-du-Cap-Breton."

Source

Ils ont regardé l'émission de David Suzuki par les fenêtres d'un chalet? Bouche cousue

 




Mieux vaut prévenir que guérir

18 10 2009

Grippe (A)H1N1

Allons-nous aussi développer un vaccin pour nous permettre de survivre dans les égouts? (Gilles Proulx sort de ce corps) Sérieusement, depuis combien de temps maintenant savons-nous que l'hygiène prévient les maladies? Ca fait longtemps. Si longtemps qu'on commence peut-être à l'oublier. Les transports en communs sont sales, les lieux de travail sont sales, Montréal est sale à la grandeur, dehors comme dedans. Et personne ne se sent responsable.

Quand les médias diffusent l'information que la population pourrait être vaccinée en masse dans des lieux publics, ça fait peur (et ça écoeure, beurk).

Pourquoi pas une campagne publique pour rafraîchir la mémoire de chacun : la propreté, c'est l'affaire de tous.

En un temps où les écolo de tous poils s'égosillent à  nous faire prendre conscience de l'importance de l'environnement pour notre bien-être, ledit environnement, immédiat celui-là, ne cesse de se dégrader, de s'encrotter, dans l'indiférence, voire la participation générale.

Sans doute parce qu'être propre c'est gratuit (donc ça ne vaut rien dans la mentalité mercantile actuelle). Comme le savoir-vivre et le sourire.

*

Les accomodements raisonnables

Sans donner dans l'hystérie collective, nous avons le droit en tant que société de nous poser des questions et pourquoi ne pas profiter de l'expérience de melting pot dans d'autres pays semblables au nôtre pour prévenir le plus de problèmes sociaux possibles créés par le phénomène de migration massive et de cohabitation de plusieurs cultures -  et non attendre d'être aux prises avec? C'est l'ensemble de la population qui en profite.




Neuf, neuf, neuf

09 09 2009

Gag auditif. Lire à haute voix en imitant un gars puis en imitant un cochon. Pas toujours pareil, non... les filles, s'il vous plaît...un peu de sérieux, le gag commence, là.

Une fois c't'un gars qui voulait apprendre à compter à son cochon :

- Combien ça fait 4 + 4 ?

Le cochon : neuf, neuf... neuf, neuf

- Combien ça fait 4 + 4 ?

- neuf, neuf.

- Combien ça fait 4 + 4, mon bip de pib de pib de tête de cochon (ceci appuyé d'un fameux coup de pied au derrière du cochon) :

Le cochon : HHHHUUiiiIIIIIT, HuuuUUuiiIIIIIITTTT,  HHHUuUuUiIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT!!!!!!!!!!!

*

Maudit qu'on a du fun pis on s'touche même pas!

Aaaah..............

Ouan...............................

'yoye.... ça fait du bien de rire!

Maintenant passons aux questions existentielles. On est le 9 septembre 2009 aujourd'hui. Le 09-09-09. Le 999. Comment ça se fait que personne n'a fait un plat avec cette journée nulle part? Le 777, c'était la folie furieuse, le 888 (pôv ti cochon) pareil. Le 12-12-12, c'est la fin du monde. Le 999 AaA-rien pas en toute. Faut croire qu'on s'habitue à tout.




Plus Samantha ou plus Jeannie?

13 06 2009

C'était mes deux émissions préférées, enfant. Sans doute parce que j'étais enfant, je m'identifiais cependant plus à l'enfantine, rebelle et toujours dépassée Jeannie qu'à la sage, conformiste et toujours au-dessus de ses affaires Samantha. Je préfèrais aussi cent fois le ''maître'' de Jeannie à celui de l'autre. Je ne comprenais même pas comment Samantha pouvait en être amoureuse et surtout accepter de se limiter* et partager la vie de ce, cet, enfin il était gai, non? C'était évident. J'étais du côté de la belle-mère, on s'en doute, il n'y a qu'à regarder ceci pour nous donner raison à toutes les deux :

Bon. J'imagine que dans une société où il fallait à tout prix vivre en couple hétérosexuel femme soumise-homme dominant pour être accepté, c'était un bon arrangement pour tous les deux, quoiqu'en disait la belle-mère, car les belles-mères ne savent pas tout, sorcières ou pas. Mais ne le sont-elles pas toutes? Bien sûr que oui.

Ceci dit. Les ''pouvoirs'' des femmes étaient à la fois magnifiés et occultés (et magnifiés justement parce qu'occultés, alors qu'elles n'étaient sensées n'en posséder aucun, il apparaissait ''merveilleux'', ''fantastique'' qu'elles en possédassent (héhéhé) (les pétasses) effectivement beaucoup dans la réalité) - pouvoirs interdits, comme une allégorie de la société de l'époque avant que les sorcières ne se mettent à brûler leurs brassières entre deux joints.

 

* Parce qu'il lui imposait - tentait de lui imposer serait plus juste (comme dans la vraie vie, quoi) - le comportement de la femme modèle du temps, et non pas parce qu'elle était femme au foyer. La division du travail selon les sexes n'est pas toujours l'équivalent de la domination d'un sexe sur un autre dans une société.

Par exemple chez les iroquois, il existait une division sociale des tâches selon les sexes, mais les femmes avaient des pouvoirs politiques et économiques.

Il existait aussi chez les amérindiens un espace identitaire entre les deux sexes, un peu comme les grecs anciens avaient identifié un troisième sexe :

Pierrette Désy, 1977, L'homme-femme, le berdache en Amérique du Nord, Un article publié dans la revue Libre — politique, anthropologie, philosophie. Paris, Payot 1978, no 78-3, pp. 57-102

 

 

Je considère que le travail d'une femme au foyer est aussi important, sinon plus, que n'importe quel emploi rémunéré.

La problématique de la dévalorisation de la femme au foyer (lorsqu'elle survient, car ce n'est pas toujours le cas) repose à la fois sur l'ancienne structure sociale qui stipulait que la femme était inférieure et devait être subordonnée aux hommes en général et à son mari en particulier, et à la fois sur le fait que dans la société actuelle on attribue une valeur à l'individu en fonction du chiffre équivalant à son salaire (ou à son compte de banque le cas échéant), et non en reconnaissance de fonctions, services, utiles et nécessaires qu'il rend à la société.

En ce sens, je suis convaincue que le féminisme dévie de sa mission de libération de la femme (et de l'homme par le fait même, et du troisième sexe et des nanfans aussi - des chiens des chats etc.), et fait fausse route lorsqu'il impose aux femmes un modèle social unique au lieu de reconnaître le libre choix de chacune de mener sa vie comme elle l'a choisi, en toute liberté. Ce n'était pas le but du brûlage de brassières, ça déjà? Après tout?




Dans le même ordre d'idée : la jupe pour les hommes

16 05 2009

Dans le même ordre d'idée : si les femmes ont le droit de porter le foulard pour aller travailler, les hommes devraient avoir le droit de porter la jupe. Beaucoup le voudrait mais ont peur de sortir dehors en jupe. Si c'est pas de l'intégrisme le pantalon obligatoire ou du moins, le non-port de jupe obligatoire si on n'est ni écossais ni empereur romain, je ne sais pas ce que c'est.

Parce qu'une jupe, c'est associé à l'image de féminité et l'image de féminité, c'est pas très valorisée, même si on a souvent l'impression que tout a été gagné de ce côté là. Belle illusion.

Tant qu'il y aura des vieux shnocks pour dire à la télé sur un ton méprisant qu'une ''petite femme'' n'osera pas parler dans un conseil d'administration, les mecs peuvent oublier l'idée de sortir dehors avec leur toge. Il y a une justice sur cette terre!




Où est-ce que tu habites?

02 05 2009

- J'habite mes contradictions.

...

Et toi?

- J'habite mes contradictions aussi.

...

- Comment ce fait-il que nous n'habitions pas ensemble, alors?

- Mes contraditions ne sont pas tes contradictions.

- C'est exactement ce que je dis : mes contradictions. Tu as dit : j'habite mes contradictions. Pas tes contradictions. Donc, nous habitons ensemble et nous ne le savons pas.

- Tu ne comprends pas. Je t'explique autrement : tes contradictions ne sont pas mes contradictions, si tu préfères. Ce qui pour toi est une contradiction ne l'est pas pour moi nécessairement.

- Je viens de terminer de manger deux carottes. Je les ai toutes mangées. Je n'ai pas coupé les bouts, ni le petit, ni le gros bout. Tout mangé. C'était bon. Une carotte ça goûterait les roses, si j'en mangeais je suis sûre.

- Quel rapport avec le sujet?

- Quel sujet?

- Où est-ce que tu habites?

- J'habite mes contradictions et toi?

- Il y a des carottes donc chez toi.

- Vois par toi-même puisque nous habitons ensemble.

- Mais nous n'habitons pas ensemble!!! Tu me contredis tout le temps.

- C'est impossible. Mon discours peut m'habiter, mais je ne peux habiter mon discours.

- Ah, bien. Mais j'habite ton discours alors nous ne pouvons pas habiter ensemble.

- Mais c'est une contradiction. Alors, oui, nous pouvons.

- C'est une contradiction, mais pas ma contradiction.

- Si, c'est ma contradiction.

- Et bien, je déménage. Là. Tout de suite!

- Et pour aller où?

- Je ne sais pas. N'importe où... Ailleurs, hors des contradictions.

- C'est une contraction flagrante : ailleurs ne peu pas être n'importe où, puisque comment saurait-on que c'est vraiment ailleurs?

- Tu veux que je te dessine un mouton avec ça?

- Non pourquoi?

- Pour rien. Laisse tomber.

- Puisque tu es fâché, je retourne chez-nous. Puisque tu n'y sera pas, nous ne pourrons pas nous contredire.

- Enfin tu admets que nous n'habitons pas ensemble.

- Je n'admets rien du tout. Du  point de vu logique nous habitons ensemble, dans les faits, non. C'est toi qui mêle tout, comme si la logique était la réalité.

- Toi si tu ne portais pas de lunettes...

- Quoi moi si je ne portais pas de lunettes?

- Rien. Laisse moi co-habiter dans mes contradictions tranquille. C'est tout.

 

 

 




Un septième pied découvert sur la plage en Colombie-Britannique

12 11 2008

Ça ressemble au titre d'une nouvelle ou d'un roman de série noire.

 

Mais comme la réalité dépasse toujours la fiction, il s'avère que c'est une partie du bulletin de nouvelles diffusé à Radio-Canada ce matin.

 

"Le septième pied chaussé d'une chaussure de sport appartiendrait à une femme" disait-on.

 

Un septième pied?

 

On dirait le reste identifié de quelque monstrueux poulpe humain.

 

Mais encore?

 

*

 

Cyberpresse.ca Publié le 05 août 2008 à 00h00 Mis à jour le 05 août 2008 à 23h48 Le sixième pied pourrait venir de la Colombie-Britannique Le sergent Tim Shields, de la police fédérale, a indiqué mardi que compte tenu de la description du soulier dans lequel était chaussé le pied découvert sur une plage de l'État de Washington, la semaine dernière, ce pied ne correspondait à aucun de ceux précédemment trouvés le long des rives de la Colombie-Britannique. La GRC travaille de concert avec des enquêteurs de l'État de Washington dans l'espoir d'identifier la personne à qui appartenait le membre. Par ailleurs, le policier de l'État de Washington qui fait enquête au sujet du sixième pied dit croire que celui-ci puisse provenir des eaux de la Colombie-Britannique. Les cinq autres pieds ont été trouvés sur des plages de la province canadienne, et le sergent-détective Lyman Moores, du département du shérif du comté de Clallam, à Port Angeles, dans l'État de Washington, pense que le sixième pourrait avoir un lien avec les précédents. Ce sixième pied, découvert dans une chaussure de sport à l'instar des cinq premiers, a été trouvé vendredi dernier sur une plage du détroit de Juan de Fuca, quelque 50 kilomètres à l'ouest de Port Angeles. La police n'a pas encore consulté un océanographe au sujet des courants dominants, mais M. Moores, qui a déjà fait de la voile dans le secteur, a dit croire personnellement qu'il y ait de fortes chances que le membre ait suivi le même trajet que ceux trouvés au Canada. La GRC a pu relier un des pieds trouvés sur la côte de la Colombie-Britannique à un homme atteint de dépression, porté disparu il y a un an. La police n'a pas identifié le disparu, à la demande de la famille de ce dernier. Une équipe d'enquêteurs travaille sur cette mystérieuse affaire depuis que le premier pied a été découvert sur une île du détroit de Georgia, en août dernier. Des tests d'ADN ont permis d'établir que deux des cinq pieds appartenaient à un seul homme, qu'un autre pied était celui d'une femme, et que les deux pieds restants étaient ceux d'hommes, ont fait savoir des enquêteurs, le 10 juillet. Un pathologiste a expliqué que les pieds avaient été trouvés parce qu'ils avaient été lacés serrés dans des chaussures qui flottent. Les pieds auraient été séparés de corps en décomposition par la force des courants marins, et les chaussures seraient remontées à la surface. Source : http://www.cyberpresse.ca/actualites/200809/08/01-660310-le-sixieme-pied-pourrait-venir-de-la-colombie-britannique.php

 

*

 

Le Figaro Un pied humain découvert en Suède Source : AFP 08/07/2008 | Mise à jour : 19:23 | Commentaires 1 . Un pied humain a été découvert dans une chaussure sur une plage du Halland du sud-ouest de la Suède, a-t-on appris mardi auprès de la police locale. "Les sauveteurs (...) ont découvert une chaussure d'homme de taille normale avec les restes d'un pied dedans", a expliqué Joachim Sjölander, porte-parole de la police de Halland. Selon Sjölander, les sauveteurs ont constaté que "le pied et la chaussure ont passé beaucoup de temps dans l'eau" et ont affirmé avoir vu la chaussure déjà la veille, pensant alors qu'elle était vide. Le pied a été envoyé à un service de médecine légale à Lund dans le Sud du pays, pour "essayer de découvrir à qui il appartient", a précisé le policier. Une enquête a été ouverte et "nous allons commencer à chercher parmi les personnes disparues dans la zone proche du lieu de la découverte", a-t-il ajouté. Selon la même source, il est impossible pour l'instant de dire si cette découverte est à mettre en liaison avec les cinq pieds trouvés en juin dernier sur des plages de Colombie Britannique dans l'Ouest canadien. Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/07/08/01011-20080708FILWWW00487-un-pied-humain-decouvert-en-suede.php

 

Mais comment est-ce que des pieds peuvent se balader ici et là comme ça sans leurs propriétaires respectifs? Et qui étaient-ils? Et qu'est-ce qui leur est arrivé?

 

Décidément, les laisses de mer laissent toujours songeurs sur les mystères qui les entourent.

 

Toujours poétique une laisse de mer, quoi que ce soit.

 

Et un pied, c'est têtu un pied. Bien chaussé et ça se rend à destination que l'intendance suive ou non.

 

Et puis ceux-là me semblent plus inspirés que certains pieds que je croise, munis de corps bien arrimés, certes, mais qui ne prendront jamais le risque de se noyer dans leurs rêves quitte à ne jamais aller nulle part. Ceux qui ne prennent jamais le risque de vivre parce que vous savez, vivre, c'est dangereux, on peut mourir n'importe quand.

 

Dansons, comme une prière de mambo en hommage au voyage de ces pieds sans corps et de ces corps sans nom pour la paix de leur esprit, vivons, pour qu'ils arrivent enfin à bon port au bout.




Cheminer parfois sur les sentiers escarpés

30 07 2008

Je me bute à deux difficultés dans ce blogue :

1) Comment parler de ma vie sociale et des émotions que les autres provoquent chez-moi sans porter atteinte à leur vie privée?

D'où silence momentané pour la réflexion. Dans le doute je m'abstiens de tout écrire ce qui me passe par la tête. Ce qui ne veut pas dire que je n'écrirai rien, mais je réfléchis à comment dire la vérité dans le respect et la sensibilité pour la sensibilité de l'autre.

2) Dur dur de vivre beaucoup à l'extérieur et à l'intérieur en même temps. Premièrement, il y a une question d'heures dans une journée, ensuite il y a une question de mouvement. Il s'agit, j'imagine, d'avoir un rythme naturel de flux vers l'extérieur et de reflux vers intérieur, comme la respiration fantastique de l'océan.

Je peux dire une chose. Ma quête incessante de plus de maturité affective, de meilleure communication (et généralement d'amélioration de ma qualité de vie en général) fait que je suis toujours en mouvement et que c'est difficile de nouer des liens durables comme je le voudrais avec les autres. J'ai l'impression de vivre toujours des séparations nécessaires, imposées par la Vie. C'est peut-être le cas, puisque les destins, nous n'y pouvons pas grand chose lorsqu'ils inscrivent fortement leurs marques dans la chair des gens, nous n'avons que le choix de nos attitudes, parfois.

Quoi qu'il en soit, j'ai souvent l'impression d'être la protagoniste de cette chanson de Jean-Pierre Ferland. Je sais que lui l'a sans doute écrite en regard de son succès artistique, qui l'a porté au statut de star québécoise alors que moi, c'est une recherche plus spirituelle et je suis loin d'avoir atteint les étoiles, mais disons que socialement, ça peut paraître "haut" (quoi que je n'aime pas du tout l'idée de "plus" qui est associé à "haut", mais bon, disons que ça peut paraître étrange et hautain à certaines personnes - et bien naturel à d'autres), car la spiritualité est suspecte pour bien du monde, quasi inexistante socialement. Je ne parle pas des religions, bien sûr. La spiritualité, les gens la vivent de façon très privée, comme la sexualité. On n'en discute pas n'importe où, n'importe comment, avec n'importe qui. Et je ne parle même pas de sa pratique, encore plus intime.

C'est tellement personnel le cheminement spirituel.

C'est courant de cheminer parfois avec des compagnons de routes sur la même longueur d'onde que nous puis de devoir prendre un autre chemin, le bon chemin pour nous et de voir les autres faire de même. C'est plus ou moins dur alors de devoir le faire, selon le niveau d'attachement aux compagnons de voyage. C'est là où la dépendance affective est un écueil sérieux pour certaines personnes. En fait, j'ai même entendu ce commentaire d'une femme que je considère extrêmement intelligente : "Je ne veux pas continuer mon développement personnel parce que ça m'éloigne des gens et surtout des hommes, car la plupart vivent sans se poser de question". Ça ne peut pas être une option pour moi. Je préfère faire mes deuils. Même si c'est pas facile.

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller un peu plus loin
Je veux voir comment c'est, là-haut
Garde mon bras et tiens ma main

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller encore plus loin
Laisse mon bras, mais tiens ma main
Je n'irai pas plus loin qu'il faut

Encore un pas, encore un saut
Une tempête et un ruisseau
Prends garde! Prends garde: j'ai laissé ta main
Attends-moi là-bas: je reviens

Encore un pas, un petit pas
Encore un saut et je suis là,
Là-haut, si je ne tombe pas...
Non! J'y suis! Je ne tombe pas!

C'est beau! C'est beau!
Si tu voyais le monde au fond, là-bas
C'est beau! C'est beau!
La mer plus petite que soi
Mais tu ne me vois pas

Un peu plus loin, un peu plus seul
Je n'veux pas être loin tout seul
Viens voir ici comme on est bien
Quand on est haut, oh! comme on est bien

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je n'peux plus te tenir la main
Dis-moi comment j'ai pu monter
Comment redescendre sans tomber

Un peu plus loin, un peu plus fort
Encore un saut! Essaye encore!
Je voudrais te tendre les bras
Je suis trop haut, tu es trop bas

Encore un pas, un petit pas
Tu es trop loin! Je t'aime!
Adieu! Adieu! Je reviendrai
Si je redescends sans tomber

C'est beau! C'est beau!
Si tu voyais le monde au fond,là-bas
C'est beau! C'est beau!
La mer plus petite que soi
Mais tu ne la vois pas

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller encore plus loin
Peut-être bien qu'un peu plus haut
Je trouverai d'autres chemins

Et puis, il y a les nouvelles rencontres merveilleuses, magiques qui sont toujours à faire sur le chemin. Et aussi, souvent, certaines personnes cheminent longtemps ensemble, vers le haut. Quand même! Tout n'est pas qu'escarpements même si parfois il vaut mieux éviter les faux pas.




Sur la route

26 07 2008

Ce qui me frappe dans mes observations, c'est l'attachement à leurs habitudes des gens qui ont des difficultés récurrentes au niveau affectif.

Même malheureux, les gens semblent préférer le malheur qu'ils connaissent au bonheur encore inconnu qui leur fait peur.

Ils n'essayent pas toujours de régler les problèmes autrement lorsqu'une de leurs stratégies a échoué à régler un problème, ou pire provoque leur malheur et les maintiennent dans le trouble. Ils répètent indéfiniment les mêmes comportements en accusant le monde et les autres de les tourmenter. Ils s'enfoncent ainsi dans des ornières si profondes que les efforts pour s'en sortir deviennent plus difficiles avec le temps. C'est triste, et c'est trop dommage.

Pourquoi?

Résistance au changement?

C'est dur de changer. Mais pas tant que ça. À chaque jour suffit sa peine et il s'agit de faire un effort entre le minimum ( ou un effort minimum à la limite, certains jours) et le maximum, un effort modéré, quoi. Mais soutenu. Les résultats arrivent à la longue, immanquablement.

Un pas à la fois, on chemine très loin sur la route de la Vie.

C'est tellement plus agréable que de rester coincé éternellement sur une aire de repos - entre deux destinations où le sens, l'essence du mot "être" étire des ramifications fabuleuses.




Esprit de pieds et bottines souriantes

25 07 2008

J'ai un premier rendez-vous samedi prochain après avoir danser le quadrille virtuel avec trois ou quatre cendrilleux des sites de rencontre.

Première constatation : ils ne lisent pas (ou ne décodent pas avec leurs cerveaux de marsiens) les courriels pas plus qu'ils n'écoutent ce que je dis dans la vie. Ils veulent tout d'abord se faire une idée du corps de la dame et si ça leur plaît, ensuite ils se mettent à composer des ballades à partir d'un fantasme amoureux qui se créé dans leur esprit et la relation (si elle débute ) se vit détachée de la dure réalité jusqu'à ce que celle-ci fasse "péter la balloune". Et là, c'est la faute de la "l'autre" (ici, la femme).

Dur, dur d'entrer en vrai relation et communication dans la vie ordinaire, de cultiver un jardin commun qui nourrit vraiment les deux personnes dans la relation et pas juste leur ego.

Jung dirait sans doute qu'ils sont à la recherche de leur anima à travers ces attitudes de troubadours.

Sans doute, sans doute.

Freud dirait sans doute qu'ils sont à la recherche de partenaires uniquement pour satisfaire des pulsions sexuelles pressantes sinon opressantes.

Sans doute aussi, sans doute.

Jacques Lacan dirait sans doute (merci à mon ami le pirate de mes mots, c'est à mon tour de le pirater!!) que "l'amour, c'est offrir à quelqu'un qui n'en veut pas quelque chose que l'on n'a pas.»

Sans doute dans certains cas, sans doute, surtout si ce que l'on croit être de l'amour n'est que du "contrôle". Personne ne veut être contrôlé et personne n'a de contrôle sur l'autre non plus. Le contrôle, c'est offrir à quelqu'un qui n'en veut pas quelque chose que l'on a pas. Ca me parait plus proche de la vérité.

Car l'amour, ça voyage bien entre les gens, naturellement.

Bref, j'ai souvent l'impression qu'ils veulent posséder un objet de désir plus qu'entrer en relation avec une femme. Démons familiers qu'ils sont.

Côté estime de moi, je croyais avoir atteint un palier confortable ces derniers mois. Disons qu'il est plus confortable que celui où je me tenais avant, mais que j'aurais intérêt à continuer de semer. Puisqu'on attire irrésistiblement les gens sur la même longueur d'onde que nous.

J'ai trouvé un outil que je n'utilise pas encore mais qui me semble intéressant. C'est un jeu qui a été créé par des chercheurs de l'université McGill, à Montréal :

Pour jouer, cliquez ici




Petits pénibles et gros casse-pieds

22 07 2008

Mes Lectures de la semaine :

Petits pénibles et gros casse-pieds, par Muzo et Christophe André, lequel je viens de découvrir dernièrement. Ce me semble un cousin ou du moins un proche parent de l'anglophone Coping with Difficult People :The Proven-Effective Battle Plan That Has Helped Millions Deal with the Troublemakers in Their Lives at Home and at Work de Robert M. Bramson.

"Vous vous sentez parfois cerné(e) par les paranos, les grincheux, les passifs-agressifs, les hystéros, les pervers, les énervés, les narcissiques? Ne tremblez plus, ne pestez plus : vous avez désormais la solution entre les mains, avec cet ouvrage!"

Je lis ce genre de truc pour tenter de mieux communiquer avec les autres. Mieux les comprendre et mieux régler les conflits au quotidien, mais aussi pour éviter d'être une petite pénible ou une grosse casse-pieds moi-même.

Et un autre auteur découvert : Arno Gruen.

"Dans notre société ne sont pas faibles ceux qui souffrent mais ceux qui craignent de souffrir. Plus on se protège contre ses émotions et ses sentiments authentiques et plus on est "clivé", plus on trahit son moi profond. De fait, les faibles sont aussi les mieux adaptés à notre société. (...) De même, l'auteur nous démontre que l'abstraction nous coupe de la réalité sensible : la souffrance de l'autre devenue abstraite, ne nous touche plus. Arno Gruen est convaincu que les hommes ont tendance à se voir et à voir les femmes en termes abstraits, ce qui les coupe de leur capacité d'amour et justifie leur rôle d'oppresseurs. En quelque sorte les idées prennent la place des réalités."

Et nous y revoici. Les relations homme-femme.

Toutes ces communications virtuelles n'aident pas à éviter l'abstraction de l'un par l'autre.

Parce que Gruen (je suis tenté depuis tantôt de succomber aux jeux de mots faciles : le con Gruen et les petits pénis et les gros casses-pieds, voilà, j'ai succombé...)parce que Gruen disais-je parle de l'abstraction que font les hommes par rapport aux femmes, mais celles-ci sont tout aussi capables de faire abstraction de la réalité virile dans le virtuel et dans la vie.

L'art d'entrer en relation et de communiquer se forge dans la pratique. Le paradoxe, c'est que les moyens de communications de masse modernes permettent à la fois de communiquer plus sans nécessairement communiquer mieux.

Il y a un leurre de communication, la quantité masquant le manque de qualité.

Certaines expériences de sites de rencontres sont flagrantes au niveau de l'illusion d'être en contact avec les autres par l'entremise du virtuel. Outre mon expérience, j'ai partagé celle d'autres personnes et je suis étonnée de constater que des adultes puissent s'envoyer de véritables lettres d'amour sans s'être jamais rencontrés au préalable. J'aurais cru que seuls des enfants ou des adolescents se seraient laisser leurrer. Mais c'est sans compter que bien des gens sont en amour avec l'amour et l'autre importe peu. C'est sans compter qu'il est tellement plus facile de se bercer d'illusions dans un rêve parfait que de vivre la relation avec toutes nos imperfections humaines et celles de l'autre.

Comme si la chose virtuelle entre les hommes et les femmes n'étaient pas assez compliquée comme ça, voilà que la technologie accouche de robots sex-toys tant mâles que femelles. L'ordinateur peut aller se rhabiller. Ces robots sont criants (et certains le sont vraiment) de réalité.

Taper robots sex-toys dans votre navigateur si vous ne me croyez pas.

Peut-on encore parler de communication si l'interaction se fait entre un humain et une machine, aussi perfectionnée soit-elle? Encore un débat de société.

Mais chaque médaille ayant son revers, tout n'est pas qu'illusions dans la communication virtuelle. Il s'agit, ici comme ailleurs de savoir tracer la ligne entre la réalité et la non-réalité. Utiliser les moyens de communications puissants de ce siècle est une chance inouïe d'être en contact avec des gens sur la même longueur d'onde que nous n'aurions jamais pu croiser autrement et beaucoup de ces communications valent plus que bien des bavardages vides avec des gens proches de nous géographiquement parlant mais si loin de nous en tant qu'êtres humains.

À côté de "communiquer plus", ils offrent aussi la possibilité de communiquer mieux, tout est entre les mains - le cerveau et le coeur - de l'opérateur en réalité.

Je débute un nouveau contrat après avoir terminé mes vacances d'été. Lorsqu'on travaille à contrats on a beau savoir que c'est comme aller à la pêche et que nos lignes à l'eau finissent toujours par sonner, c'est agréable d'entendre le son de la clochette.

Et puis, entre nous, les hommes que je rencontre sont bien anxieux de savoir si la femme à laquelle ils s'intéresseront peut-être a des problèmes financiers ou non. Depuis l'âge de 19 ans que je suis indépendante financièrement, avec ou sans compagnon de vie. Avec, c'est évidemment plus facile, mais je n'ai jamais eu besoin de ça pour vivre. C'est néanmoins un plus pour moi dans ma chasse à l'homme. Ça fait très cougar* comme expression et dieu sait que je n'aime pas les hommes plus jeunes que moi! Tous les tartares, les saignants, les "cuisson médium", non merci, je les aime matures et bien cuits, genre semelle de bottes, les hommes. Pas dans le sens coriaces, dans le sens "ayant vécu et ayant assimiler leurs expériences". Des hommes dont les souliers ont beaucoup voyagé, quoi, au sens où Félix Leclerc l'entendait :

J'ai traversé sur mes souliers ferrés Le monde et sa misère.

Moi, mes souliers ont passé dans les prés Moi, mes souliers ont piétiné la lune Puis mes souliers ont couché chez les fées Et fait danser plus d'une...

S'ils ont marché pour trouver l'débouché S'ils ont traîné de village en village Suis pas rendu plus loin qu'à mon lever Mais devenu plus sage.

*Cougar : femmes d'âge mûre au fort caractère, hyper sexuées qui préfèrent les hommes plus jeunes qu'elles qui aiment les maîtresses femmes.




L'homme par qui la sandale arrive

22 07 2008

Je n'ai qu'une paire de sandales de marche qui ne me font pas mal aux pieds sur le long terme, d'excellentes sandales de la marque espagnole Portofino. Non, je n'ai pas de pourcentage en commission sur la publicité. Dommage.

J'ai d'autres sandales confo mais elles sont à talons hauts. Pas vraiment conseillé pour la marche en forêt ou en montagne.

Sur ma sandale gauche Portofino, une lanière est à moitié séparée de la semelle. Je devrais aller porter cette sandale chez le cordonnier si je veux les avoir à temps pour la fin de semaine prochaine. Mais même avec une un peu brisée, je les ai toujours dans les pieds.

Mon médecin de famille m'a prescrit un homme dans ma vie. Il est Vietnamien, enfin d'origine, et à son accent on voit qu'il n'est pas né ici, il a donc encore tout l'apport de sa culture maternelle dans sa personnalité. Au début, j'ai été un peu offusquée, puis je me suis dit que ça venait de sa culture, puis je me suis souvenue qu'un autre médecin, bien québécois "pure laine" m'avait conseillé la même chose des années plus tôt.

Moi qui va là pour me faire faire un check-up annuel, tests de sang etc, tout du bio, quoi, je trouvais que c'était à la limite du facétieux de me faire dire une chose pareille par un médecin. Et puis je le trouve où le mec? Chez Jean-Coutu où l'on trouve de tout, même un ami?

Sauf que cette année, ça coïncidait avec mon désir à moi de me refaire une vie personnelle. Et puis il ne m'a pas que conseillé de me trouver un compagnon, mais aussi de me rapprocher de mes amis et de ma famille, de prendre du bon temps et de relaxer. De prendre mon pied, quoi au niveau social.

Je n'ai rien de physique, côté maladies, mais j'ai un vide évident une carence dont je ne m'occupais pas, jusqu'à dernièrement, toute engagée dans mon travail et mes études et négligeant ma vie émotive.

C'est le gros bon sens, finalement. La vie émotive ayant un effet boeuf sur la santé, comme chacun sait.

Ca fait des années que j'ai organisé ma vie seule sans vouloir partager mon espace avec quiconque. Je croyais sincèrement que j'étais plus heureuse ainsi, et sans doute l'ais-je été jusqu'à ces derniers mois.

Mais j'ai tant de craintes, car la société dit qu'il est tard pour une femme mûre pour se mettre à la chasse au compagnon. Mais la réalité n'a que faire des préjugés sociaux et la vie trouve toujours son chemin. Je me donne sans doute des excuses parce que j'ai plein de peurs. J'ai été plutôt malheureuse dans ma vie de couple et plutôt heureuse seule, ou du moins le croyais-je.

Mon médecin de famille a dû voir ma tête et lire dans mes pensées : "je suis trop vieille pour ça", parce qu'il m'a répliqué au regard que je lui ai jeté que l'âge n'avait pas d'importance, qu'il avait conseillé la même chose à une dame de 70 ans et que la semaine dernière elle était arrivée rayonnate et épanouie à son rendez-vous, elle avait rencontré - à nouveau - l'âme-soeur. D'ailleurs, moi-même les jours d'avant j'avais jasé avec une charmante femme de 76 ans qui avait plus de vie amoureuse, riche, intense et nourricière que moi. Non l'âge n'a pas d'importance. Le coeur ne vieillit jamais.

Le corps oui.

Le corps vieilli et c'est difficile à accepter.

C'est d'avoir à passer à une autre forme d'amour, d'accepter (et non de se résigner) que l'amour soit autre chose que l'amour essentiellement érotique qui allait de pair avec mon petit corps en acier inoxydable de jeune femme de vingt ans et même trente ans. À renoncer à la beauté de la jeunesse du corps de mes compagnons de vie. Enfin les futurs et les potentiels. Le support de l'amour passe de celui du corps à celui du caractère de l'homme. Ce qui devient plus séduisant même dans le corps, c'est ce caractère inscrit dans la chair qui a eu le temps de se déployer à cet âge de la vie.

Hier j'ai lu un article écrit par Richard Martineau. Il conseillait aux femmes de ne jamais sous-estimer l'ego des hommes. Les hommes ont besoin d'être admirés, qu'on reconnaisse leurs talents, leurs mérites.

Les femmes aussi, Monsieur Martineau, les femmes aussi.

Nous en revenons toujours à la qualité de la présence à l'autre dans la relation. C'est scandaleux le peu de cas que nous faisons de la qualité de la relation à soi et aux autres.




Les marsiens existent

21 07 2008

Vous connaissez John Gray et ses hommes qui viennent de mars alors que les femmes viennent de vénus? C'est plein de marsiens sur les sites internet de rencontre. Ils entrent en contact avec moi comme si j'étais une marsienne et moi je leur répond en vénusien. Personne ne se comprend, ça va très bien...

En personne s'est mieux qu'en virtuel. Enfin un peu mieux, parce que le virtuel permet de transgresser certaines règles sociales, ce que certains ours mal léchés s'empressent de faire allègrement, alors que dans la vraie vie les ours ont tendance à être mieux lunés quand même.

J'ai fait du plein air avec un club social pour célibataires la fin de semaine dernière et c'était beaucoup plus intéressant que les sites de rencontres.

Sans parler de ma joie de petite bête sauvage qu'on a sortie de sa cage de me retrouver en liberté dans la nature.

Seulement, mes bottes de marche m'ont fait une ampoule au pied, qui a pris toute son ampleur ce matin, aussi large qu'une pièce de deux dollars et presque grosse comme un biscuit whippet, mais transparent. J'ai été montré ça à une infirmière au CLSC cet après-midi, elle a préféré vider l'ampoule de son liquide parce qu'il y en avait trop et ça pouvait ralentir la guérison. Pas de bottes pour la fin de semaine prochaine, en tout cas.