Premier round : système immunitaire 1 - gastroentérite 0

01 03 2010

J'ai attrapé quelque chose, je ne sais pas quoi. Mon système immunitaire s'est activé hier soir. J'ai fait de la fièvre pour zapper les virus en les chauffant à une température qu'ils ne peuvent supporter. Gnak-gnak-gnak. Kintoé.

                                                                                                     zap

                               zap

                                                                          zap

                                                                                                                         zap

 

Mais je dois y aller mollo ce matin. Douououcement. Pas vite. Je sens que le combat n'est pas tout à fait gagné encore, que je pourrais perdre le deuxième round si je sous-estimais l'adversaire.

*

Une nouvelle soeur vient d'entrer en scène pour prendre le relais auprès de mon père à l'hôpital.  Ma mère est encore malade et est en détresse psychologique. La soeur qui est tombée malade est rétablie et en prend soin.

Être aidants naturels pour ses parents c'est loin d'être évident. Après avoir été chefs de famille toute leur vie, même si ils ne sont plus vraiment capables de prendre soins d'eux, ils ne sont pas encore - ma mère, pas mon père, capables de lâcher prise et de se laisser aider. Ils ont été très autonomes et indépendants toute leur vie, mais maintenant qu'ils sont dans l'extrême vieillesse, c'est différent.

 

*

Premier mars.

Le mois de février est terminé et je n'ai pas parlé d'Erich Fromm. L'année prochaine.

 




DERNIÈRE JOURNÉE DU MOIS DE LA GRATITUDE!!

31 01 2010

Vous avez jusqu'à minuit ce soir pour vous pencher sur la question. INTERDICTION TOTALE DE LE FAIRE DURANT LES ONZE AUTRES MOIS DE L'ANNÉE (là je viens de gagner tous les rebelles à ma cause, gnac, gnac, gnac, gnac). Manipulatrice? Si. Mais. Peu. À peine.

Personnellement j'ai récolté pas mal en ce mois, pas de la gratitude envers moi, j'ai bien appris ma leçon, et je n'agis pas en attente de gratitude (pour faire du ressentiment après), mais j'ai bien récolté de m'être rendu plus évident qu'avant tout ce pourquoi j'ai de véritables raisons d'éprouver de la gratitude. Emberlificotée comme phrase, mais je la garde.

Bon.

Préparez-vous parce que demain, c'est février, et février, c'est le mois de....

Le mois de...?

Oui.

Le mois de

LAmour




Le mois de la gratitude est en train de passer comme une flèche

27 01 2010

Quoi faire avec quelqu'un qui veut trop aider?

Exemple? Exemple :

Les États-Unis et Haïti. Là, ce serait comme qui dirait un peu envahissant comme aide et pourtant cette aide est réelle et nécessaire. Quoi faire-Quoi faire?

Prendre la troisième voie.

La première voie : réaction passive-agressive.

Ne pas se rebeller, mais saboter et dénigrer. Conséquence : mauvaise ambiance émotive, sape l'énergie de tout le monde, ralenti, peut faire échouer des choses importantes.

 

La deuxième voie : réaction agressive. Conséquence : ambiance émotive toxique si à long terme, risque de conflits ouverts, peut faire échouer des choses importantes.

 

La troisième voie : l'affirmation dans la reconnaissance.  

Exemple :

Merci pour l'aide, c'est tellement nécessaire et apprécié. C'est important et il y a reconnaissance. Cependant, nous trouvons que c'est important de garder notre autonomie en tant qu'Haïtiens.

C'est là qu'on verrait si les States sont là pour aider ou pour contrôler (contrôler totalement je veux dire, faut pas trop rêver avec l'Oncle Sam.)




Des tabous moi? Pas beaucoup.

07 01 2010

Ca fait que si vous en avez concernant la religion, avertissement : Ne lisez pas ceci.




Écoutez Monsieur

22 11 2009

Les blagues sexistes c'est pas beau ça.  Je comprends qu'on soit en novembre, que c'est dimanche, et un de ces jours tout gris dont seul novembre a le secret bien gardé pour qu'il soit agréable de rester en pyjama tout la journée pou presque, rester chez soi sans avoir envie de mettre le nez dehors, à farnienter, à ne pas faire le lit, ou presque, à lire le journal en buvant du café en tout cas, ou n'importe quoi. Se rendormir en écoutant la radio, jouer au monopoly, au scrable, au yum ou au boggle, se faire du body painting, se doucher, se raconter des blagues, mais c'est pas une raison pour perdre toute conscience sociale et rire de tout et de rien surtout quand on se met à frapper sur le sexe faible. Hihihi. Et pas de batailles d'oreillers!!!!!!




Far Far-West et puce tueuse injectée dans le vaccin contre la (A)H1N1 et science-fiction

24 10 2009

Je ne dis pas que ceux qui sont contre ont tort et pour les mauvaises raisons.

Mon opinion sur la vaccination  : je crois que c'est à chacun de prendre une décision éclairée selon sa réalité, après avoir pesé le pour et le contre. Mais surtout pas en agissant sous le joug d'une émotion quelconque.

*

Hier, j'ai vu un débat à la télé sur le pour et le contre de la vaccination contre la (A)H1N1.

Celui qui était contre dont je ne citerai pas le nom pour ne pas lui faire de publicité venait de loin (et on connait le proverbe) bardé de diplômes scientifiques très sérieux. Sa femme, avec qui il fait équipe, en a cinq a-t-il précisé.

Citant d'entrée de jeu (même si personne ne sait vraiment si cette phrase est du célèbre personnage, et ça donne le ton:) François Marie Arouet, dit Voltaire :  «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » Et pour cause, puisque plus la controverse fera rage, plus il y aura de l'eau à son moulin.

En plus il a volé la théorie du complot d'un Herr Doktor qui a pignon sur univers depuis quelques années (et dont je ne ferai pas non plus la publicité) en ne faisant qu'épurer ladite théorie de son antisémitisme délirant.

Selon les sites web respectifs de ces deux personnages, la campagne de vaccination massive ne serait rien de moins qu'un génocide mondial organisé, ceci par l'introduction dans le corps du patient d'une puce mortelle introduite dans la seringue avant l'injection.

Des autorités à considérer, quoi.

Chaque fois qu'au Québec il se pointe quelqu'un, soit bardé de titres ronflants, soit de diplômes scientifiques, soit avec un accent pointu, ou une combinaison de deux ou trois de ces caractéristiques, il est automatiquement considéré comme une autorité crédible.

Ordre du Temple Solaire en tête.

Je ne sais pas, mais pour moi ça me rappelle le bon vieux temps où les desperados du monde entier venaient tenter fortune en terre d'amérique. Toute ces figures folkloriques que l'on retrouvait sous toutes sortes de fraudes plus ou moins tragi-comiques.

Le ti-pite en question ici n'a même pas eu le bon goût de réviser les devoirs de l'autre social-national-eugénique, il en est resté à l'histoire de la puce tueuse. Alors que la nano technologie serait beaucoup plus efficace comme engin de mort dans un génocide mondial effectué par vaccination massive des populations. Mais il faut dire que c'est plus compliqué à expliquer d'une part et que d'autre part, le grand public commence à peine à s'intéresser au phénomène de la nano science. Avoir des parasites, avoir des puces, tout le monde comprend tout de suite de quoi il s'agit et personne n'aime ça, c'est viscéral. Ca ne fait tellement pas longtemps que nous sommes descendus de l'arbre.

Nous nageons en pleine science-fiction quand même.

Ce serait drôle si  :

1) Trop de gens n'étaient pas en ce moment occuper à devoir prendre rapidement une décision en étant surchargés d'informations contradictoires et changeantes, au prise avec des dilemnes moraux portant sur des question litérallement de vie ou de mort, la leur et celle des autres, parfois apeurés, et/ou culpabilisés, et que donc, les actions concernant d'éventuelles pandémies auraient tout intérêt à calmer les esprits au lieu de les échauffer. Quand un simple éternuement devient équivalent à une l'explosion d'une bombe atomique dans l'esprit de gens paniqués, il semble tout aussi vital de contrer une hystérie collective qu'une possible pandémie.

2) je n'avais pas l'impression que le principe de la liberté d'expression, qui est sacré dans notre culture au nom d'autres principes sacrés : la liberté, l'égalité, et la justice humaine, n'était pas constamment vandalisé par des gens qui viennent ici l'utiliser (quelle belle aubaine!) et la détourner à des fins plus ou moins avouables, ou soyons plus charitable, par n'importe quel coucou qui serait tombé sur la tête.

J'imagine que c'est la rançon de la liberté.  Parfois, la facture est salée. Vaut mieux payer ça que les pots cassés par les dictatures, ça revient moins cher en bout de ligne. Pourtant s'épargner un peu de gaspillage de temps en temps ne serait pas un luxe.




Vivre et laisser vivre

18 10 2009

Je l'avais toujours pris au sens figuré. Voilà que je découvre que cette expression veut littéralement et simplement dire

 ce qu'elle dit. rose nacré

Jolie chanson. Quoi que je préfère le concept de conscience quant aux conséquences de nos actes (stade 6 de l'échelle de Kohlberg) à celui de plate peur de représailles (stade 1, ou 2, limite : 3). À moins qu'il ne l'ait utilisé au sens figuré. Comme une image. Alors là, d'accord.




Gracias a la vida

06 10 2009

 

 COULEURS D'AUTOMNE

 




Il y a, à chaque seconde

06 09 2009

40 ans en 2009 que l'Homme a marché sur la Lune.

15 jours aujourd'hui avant la fin de l'été.

Quel rapport me direz-vous?

Chaque seconde compte : goûte. Pas de gaspillage. Une seconde de manque d'intensité perdue est une seconde mort avant la première, putréfaction de l'être, du gaspillage de cosmos. Chaque seconde d'intensité est une seconde d'éternité, il y a, à chaque seconde, mise au monde de mondes dans les mondes, en explosion de vie exponentiellement. Bonne journée et bonne fin d'été.

 




Quelles magnifiques journées!

05 09 2009

Pour une fin de semaine de trois jours. Trois jours de paradis terrestre.

 




"Silence on tourne" - Les habitants de la planète Taire

18 08 2009

Assise dans le temple du silence, je lis, j'étudie, je réfléchis, après une couple d'heures, les idées à réaliser fusent, jaillissent toutes seules avec puissance de la concentration et du silence (et d'une longue cogitation-macération de toute mon expérience de tant d'années) d'un endroit noir et secret que moi-même je ne connais pas à l'intérieur de moi. Ce que je sais c'est que ce qu'il a à dire, cet endroit, n'a pu être entendu que grâce au Silence. Silence propice. Silence matrice. Silence. 

Et encore, ce temple du Silence n'est plus ce qu'il était, on sent que le rituel est répété par habitude et par devoir, pas par sens sacré du silence et de ses vertus (inconnues) :  habitudes héritées dont le sens est oublié  - tombé en désuétude partout,  le silence est observé ici sans Savoir pourquoi, sans Vénération, sans croire ni faire attention au silence, à ne pas faire de bruit. On ne semble plus trop savoir comment bouger, parler, vivre sans faire de bruit. On fait silence autant que possible parce qu'il le faut mais il n'y a ni amour ni volonté de Silence. Le dieu est profané souvent par les officiants même sans qu'aucun sourcils ne se mettent en accents circonflexes en signe de désaprobation.

Quand même. Il faut bien être là pour se rendre compte que c'est encore un des seuls endroits où ce dieu règne encore un peu en maître des lieux, un des seuls refuges où son viol systématique n'est quand même pas toléré - ou organisé.

Si je m'étais concentrée autant dans un lieu bruyant, j'aurais été plus que la moitié moins productive et j'aurais été très fatiguée de fatigue nerveuse. Et les idées ne seraient pas venues avec autant de puissance, je me demande même si je les aurais eues.

Bon, des idées, c'est bien, les mettre en pratique c'est mieux.

Un autre genre de travail, de dépense d'énergie, si on veut.

Dame science est une digne femme lente et empesée à côté de qui la reine d'angleterre semble prendre le protocole à la légère.

Une pensée comme ça qui me vient.

Et tous les règlements gouvernementaux à prendre en ligne de compte.

Et, ah oui : le financement. Un détail. Un pet, quoi. N'est-ce pas?

Vraiment, oui, vraiment, il y a loin de la coupe aux lèvres. C'est pas demain que je m'enivrerai de mon succès et si succès il y a, ce ne sera certainement pas un succès facile.




On est pas v'nus au monde

13 08 2009

Pour se r'garder l'nombril, mais quand y tombe des bombes faut bin s'mettre à l'abris.

Chante (chantait?) Diane Dufresne.

Notre environnement se transforme si vite que les réflexes, parades, solutions du vieux monde semblent souvent désuets, inutiles ou inapplicables. Plus qu'un fossé de générations, c'est un gouffre entre deux mondes et qui voudrait ralentir pour réfléchir se trouve écartelé au-dessus du vide vertigineux, un pied dans le passé, un autre dans le présent et un présent qui se meut de plus en plus vite, en demain, vers le futur, sans espoir de retour, comme au cinéma, parce que tout est toujours à faire pour hier.

Souplesse, vitesse, légèreté semblent être les mots d'ordres de survivance pour une adaptation immédiate nécessaire pour survivre, ours polaires que nous sommes, à la fonte de nos banquises.

Pas évident.

Comme réinventer, garder vivante notre humanité et notre unicité par rapport à ces nouveaux paradigmes? C'est là tout le défi ennivrant de la Vie, la Vie Originale qui peut reproduire à l'infini des modèles semblables mais jamais deux fois le même.

Co-créateurs avec l'Univers on se remet au monde à chaque seconde.

Il me semble plus nécessaire que jamais de prendre de prendre du recul pour mieux sauter - de s'accorder une période de gestation avant d'accoucher de nouveau de nous-même.

De sortir  - ou de prendre du recul - de la frénésie d'activités imposées, de l'action pour mieux laisser toute la place à la réflexion même si  - et surtout parce que! - c'est  trop souvent interdit dans ce monde. Cool  




Sous une pluie d'étoiles

12 08 2009

Doux zoo de corps célestes. Entrée libre entre 21h30 et 22h30 approximativement. Arrivez avant la Lune si vous voulez voir quelque chose.

Perséîdes 2009

 

Plus ça change :

Plus c'est pareil :

Bonne Vie!

 

 




Faire le bon calcul

07 08 2009

Si je vis selon un régime strict en ne pensant que santé des cellules de mon corps je vais mourir d'ennui tout de suite. Pas un bon calcul. Plus sérieusement, je crois qu'avoir plaisir à vivre est un élixir de jeunesse au moins autant que le reste. Il s'agirait d'user de tout mais de n'abuser de rien, quoi.




Une vraie de vraie page de journal intime

30 07 2009

Je devrais être dehors, à assister aux premiers spectacles en plein air des FrancoFolies ou ailleurs en plein air. N'importe où. C'est l'été. ET il ne pleut pas. Qu'est-ce que je fais ici? Aucune idée. J'écris. Mon journal intime.

Le genre de menues choses qui n'intéressent que la personne qui les vit et pas ceux qui lisent les journaux intimes des autres en cachette. Parce que je m'imagine bien sûr que mon blogue est lu en cachette. C'est bien plus - hou - aventureux. Hiiiii. Je pourrais vous faire croire que je l'écris en cachette - pourquoi pas ? - mais je préfère vous faire croire que je me fais croire que vous le lisez en cachette.

J'ai changé un peu mon horaire, après tout, c'est moi la boss de mon agenda. J'ai empoté les trois bébés plantes araignées que j'avais mises dans l'eau pour leur faire faire des racines qui sont maintenant faites. L'autre, la mère plante araignée, je la laisse dans son joli vase d'eau rempli de racines. J'ai pas encore le pot idéal pour l'empoter. Celui que j'ai acheté pour ça est trop grand finalement. Elle va avoir l'air perdue là-dedans, et elle fera plein de racines et pas de feuillages. Je veux le contraire. À bien mettre hors de portée de la chatte. Même si le site de la ASPCA dit qu'elle est non-toxic to cats, non-toxic to dogs. C'est une question de survie de la plante, plutôt.

De la confiture au kiwis sucrée à la crème de cassis et de la confiture de bleuet que je vais sucrer au miel biologique de fleurs de champs non pasteurisé, sont l'une en train de mijoter, l'autre en train de refroidir un peu : je veux que le miel fonde et se mêle bien aux fruits, mais pas que ses propriétés se perdent à la cuisson. Je n'ai pas mis de sucre dans mes confitures, parce que je trouve que ça étouffe le goût succulent des fruits, qui sont déjà assez sucrés par eux-même d'ailleurs. À force de mettre du sucre dans tout, tout goûte le sucre et c'est tout. Alors que là, chaque fruit est roi.  C'était beau les couleurs au début, le bleu foncé dans son chaudron et le vert clair dans son chaudron. Il ne manquait qu'un chaudron de fraises, pour le rouge. Surtout que je n'avais pas de fraises. Mais ça aurait été le complément parfait, côté goût et couleur. Pas les framboises, non. Je suis pas très framboises. Fraises (juin et plus) oui, j'adore, puis mûres (fin juillet août), ou bleuets (août), (du moins sur la montagne où je passais l'été, enfant) mais les framboises (juillet) qui venaient entre les deux, bof.

Sucrées avec quoi les fraises? Pas du sirop d'érable. Ca ne sera pas bon. J'adore le sirop d'érable et j'adore les fraises, mais les deux ensemble, ça ne me dit rien.

Parce que je crée mes recettes de confitures, oui. Jamais deux fois les mêmes à date.  J'ai pas fait ma marmelade aux trois agrumes parce que les oranges se sont mangées au déjeuner. Je vais faire une marmelade aux deux agrumes, c'est tout : pamplemousse et clémentines et tant qu'à faire, écorces de citrons. Je vais la sucrer au Grand Marnier (à acheter). Je ne ferai pas la confiture de fraises tout de suite, parce que j'en aurai trop en même temps. J'achèterai en novembre des fraises congelées à moins que je les achète maintenant, fraîches en saison, que je les congèle et que je fasse la confiture de fraises seulement fin automne. Pourquoi pas ? Je verrai. 

Et je veux faire du pain maison à partir d'ingrédients santé et goûteux seulement. Vu que j'ai le luxe de mon temps en ce moment. J'ai jonglé avec l'idée d'acheter le robot à boulange et finalement, non, étant donné que j'ai pas l'intention de manger tant de pain pour que ça en vaille la peine. Je vais boulanger à la main. C'est un passe-temps après tout.




Journal de bord de la Capitaine - Juste moi et un bouquet de cartes fanées

28 07 2009

Une épave de bateau échoué sur la plage et quelques vieilles cartes à demi effacées par le temps et l'eau salée.

Je ne reconnais pas du tout où cette dernière tempête imprévue m'a jettée.

Sauf qu'il fait beau et que je suis bien. Peut-être même un peu trop bien.

Même si je ne sais plus trop quel sera le prochain voyage et que je n'ai presque plus envie de le préparer. En tout cas plus envie de forcer et de m'épuiser à le faire comme par le passé. J'ai comme juste presqu'envie de me laisser porter par le courant, presque, parce que je sais que je peux quand même exercer ma volonté au voyage, imprimer une pression au sens que je veux lui donner.

Oui. Je me sens un peu trop bien. Comme lorsqu'on est en train de geler et qu'on sait qu'il faut bouger parce qu'on est déjà entré en état d'hypothermie et que c'est dangeureux de se laisser aller.

Sauf que là il fait beau et chaud et que là c'est une infinie envie de lézarder. Lézarder. Bin oui : lézarder : faire le lézard, la lézarde.




Aller marcher dans le soleil levant

10 07 2009

C'est étonnant comment les journées ont commencé à raccourcir depuis le solstice d'été le 21 juin dernier. À 5 h le matin il faisait clair et à 10 h le soir encore. Maintenant les journées sont plus courtes. À 5h53 il est debout le soleil, mais il n'a manifestement pas pris son café.

Il fait beau, ce matin, je vais aller m'oxygéner, respirer, je vais marcher dans la tranquillité, m'asseoir parmi le chant des oiseaux, le parfums des fleurs et la rumeur de l'eau, absorber l'infini du ciel sans limites, puis revenir cocher ma liste.




Parfait

05 07 2009

Ce sont les rayonnements trop intenses du soleil de midi qui m'ont ramenée à l'intérieur, avant ça c'était la matinée d'un dimanche d'été parfait sous un ciel bleu parfait. Le bleu du ciel - qui justement m'a été expliqué hier par Lady D. d'Angleterre suite à mon utilisation dans mon courriel de l'expression why the sky is blue que j'avais entendue si souvent utilisée pour dire ''allez savoir pourquoi'' par un de mes prof d'anglais, jadis. Allez savoir pourquoi, d'ailleurs, puisque je ne retrouve cette expression idiomatique nulle part ailleurs que dans sa bouche et mon souvenir. De toute évidence, il s'agissait d'une particularité personnelle à cet homme qui finissait ses monologues sur des questions existentielles auxquelles il n'avait pas de réponses, après avoir émis quelques hypothèses qui ne le satisfaisaient visiblement pas, il se lassait de jongler avec ses idées et terminait le tout par un philosophique ''why the sky is blue'' en forme de point d'interrogation et passait à un autre sujet qu'il terminait souvent de la même manière et ainsi de suite.

C'est ce à quoi je pensais en regardant le bleu du ciel bercée par les vagues, couchée sur le dos sur un des quais municipaux qui s'avancent dans le fleuve le long des différents parcs qui longent la rive, pour le plus grand plaisir de chacun. Que j'avais pour moi toute seule, puisque les barrières sur la plate-forme y menant étaient fermées par une chaine et un cadenas - sans doute un employé de la Ville qui a oublié de les ouvrir. Qu'à cela ne tienne comme on lit dans les romans d'aventures à deux sous, malgré les talons hauts de quatre pouces de mes sandales (à semelles de liège compensées quand même et à jolie bande de tissus noir extensible sur le dessus du pied, donc plus confo que des pantoufles, mais quand même à talons hauts) et malgré ma jupe crayon en jean coton-élasthane qu'on dirait fabriquée dans un vieux jean de mauvais garçon, ou peut-être à cause? Non, je n'ai jamais eu besoin de l'influence de mauvais garçons pour faire ce genre de choses bénignes; après m'être assurée que personne ne passait à ce moment là autour, j'ai relevé ladite jupe (parce qu'elle n'était quand même pas assez élastique (une jupe crayon c'est serré)- et tant pis si on me voit le nombril - et j'ai grimpé et enjambé la barrière, quand même assez basse, mais disons que les talons de quatre pouces ont aidé, finalement.

Et l'odeur des fleurs de tilleul du début de juillet? Quelqu'un sait pourquoi les fleurs de tilleul du début de juillet ont cette senteur caractéristique qui me donne à penser que les vies antérieures existent parce que j'ai nettement l'impression d'avoir respiré ce parfum là mêlé à d'insaisissables souvenirs antérieurs à cette vie-ci? Pourquoi? Parce que vous savez que je suis à moitié folle et que c'est pourquoi vous voulez être ici? Trève de plaisanteries comme on dit aussi dans les roman d'aventures à deux sous. Eh! Ce qu'on obtenait pour deux sous, à une certaine époque! J'ai dû en lire quelques uns sous les tilleuls à une autre époque. Peut-être. Est-ce que les vies antérieures existent? Il y a des arguments pour il y a des arguments contre, la science n'a jamais pu rien prouver, mais la science n'a pas fini de tout découvrir alors hein... Oh!...Why the sky is blue.

Comme s'il était toujours bleu le ciel, d'ailleurs. Même quand il est bleu. Et puis comme s'il était objectivement bleu, alors que mon oncle qui était daltonien le voyait rose. ''Quel beau ciel rose'' l'ais-je entendu dire, enfant, à mon père par un bel après-midi d'été sous l'éclatante lumière d'un ciel uniformément bleu... ciel. Et mon père, en bon frère de l'autre, daltonien aussi donc, lui avait répliqué machinalement : ''oui, un très beau ciel rose'' et leur conversation joyeuse sur tout et sur rien d'hommes en vacances avait continué comme si de rien n'était.  Mais moi, je ne les écoutais plus, j'étais restée accrochée, rêveuse,  à l'idée de ces deux hommes qui avaient un immense ciel d'un rose réservé à leur usage exclusif, un ciel que je ne verrai jamais, dussai-je écarquiller les yeux jusqu'à ne plus en pouvoir, qu'à travers leurs yeux pers et leurs sourires fraternels.

Changement de sujet.

J'aime que la nourriture que je mange soit goûteuse. Je n'aime pas manger uniquement par nécessité et chaque fois que je mange quelque chose de quelconque je trouve que c'est du gaspillage éhonté de vie.  Je reporte pourtant l'achat d'une cloche à fromage depuis très longtemps. J'aime manger mon fromage à la bonne température, celle qui permet d'apprécier pleinement sa saveur, et pour ça, la cloche à fromage est indispensable pour le conserver correctement à la température de la pièce. J'utilisais des substituts de cloches à fromage, mais on se lasse. Hier en coupant un morceau de cheddar j'étais à regretter de ne pas avoir acheté cette cloche la semaine dernière, pendant, justement que je l'avais en face de moi.  À quoi ais-je pensé? Ais-je pensé. Détail somme toute insignifiant mais qui agaçait prodigieusement ma gourmande intérieure. Et bien. Figurez-vous que ce matin, je suis tombée par hasard sur une vente de garage (je ne peux presque jamais m'empêcher d'aller fouiner dans une vente de garage sur laquelle je tombe par hasard) et devinez quoi, non, ça ne s'invente pas : là, au beau milieu d'artefacts plus ou moins gravement handicapés dignes d'un musée de la civilisation, trônait dans un état parfait LA cloche à fromage, oui, et toute pareille à celle que j'avais vue, et pour deux fois rien!! Je n'en croyais pas mes yeux (d'ailleurs, il ne faut pas toujours les croire). Elle est de fabrication française, la France étant un pays de fromages, ça doit être une vraie bonne. Et une vraie bonne affaire.

Changement de sujet.

J'ai partagé une fleur de tilleul avec - oh surprise en ouvrant les yeux tout à coup, j'ai vu : une abeille!!! juste sur la grappe de fleurs de tilleul que je respirais les yeux fermés après avoir attrapé la branche et l'avoir baissée vers moi (je n'arrache pas les fleurs sauf rarement pour en faire des bouquets) - sans que l'une de nous deux pense à avoir un mouvement d'humeur contre l'autre. Les moments de félicité parfaite comme celui-ci se passent de la nécessité d'agressivité.

Un dimanche matin parfait, je vous dis.




Des.... Hein? FORME.... Ah? Si!!!!! HoOooon....

01 07 2009

Parce que c'est carrément de la désinformation. Presque partout on dit d'accepter passivement la prise de poids avec l'âge parce qu'elle est normale, alors que la plupart du temps ce n'est pas l'âge qui provoque une surcharge de poids, mais les mauvaises habitudes de vie nord américaines. Et cette surcharge est dangeureuse pour la santé.

Je reviens sur le sujet parce que durant la même semaine 1) j'ai lu un article dans Vita sur les effets du vieillissement contre lesquels supposément on ne peut rien faire : la prise de poids était parmi les soit disant ''effets secondaires'' du vieillissement impossible à contrer, et 2) que j'ai mis une robe d'été en coton super-extensible, très confo, que j'ai depuis 2001 et que je ne mets que pour faire le ménage maintenant, qui avait le mérite de ''grandir'' avec moi d'année en année, lentement mais sûrement, et étant extensible, ne gênait aucun de mes mouvements : très - très confo. Or cette année après neuf mois de reprise en main et de retrouvailles avec un mode de vie sain, processus commencé en août dernier, cette robe (de taille petite) est trop grande (un peu) pour moi, alors qu'à la même date l'été dernier mes formes plantureuses gonflaient allègrement la vaillante robe à presque un maximum d'extension.  Avec mon actuel 35-24-35 de mensurations que je maintiens de façon facile et AGRÉABLE surtout, (c'est important de mentionner que ce n'est pas un triste régime, et yoyo, en plus, mais le résultat d'un changement ''pour le plus'', lent mais tout aussi sûr vers la reprise de forme(s) au propre comme au figuré, vers une façon de vivre plus agréable) et à ce que je sache, je n'ai pas commencé à rajeunir, je n'ai pas commencé à raconter ici l'étrange histoire d'Internaute Button, à ce que je sache.

Non. l'âge n'a RIEN À VOIR avec une surcharge pondérale et je tiens à le dire encre et encore car ces rumeurs ont presque eu ma peau, puisque j'en étais arrivée à trouver normal quoique déprimant au possible de prendre du poids d'année en année, puisque n'est-ce pas, c'était l'âge qui voulait ça et que c'était normal. Moi qui avait été mince, toute ma vie...

La seule chose de positif dans ma prise de poids c'est tout le gym que j'avais fait assidûment dans le but de retrouver la forme, ce qui n'avait rien donné au niveau de la perte de poids, j'avais toujours un surplus, sauf qu'au lieu de devenir molle, mes muscles d'ancienne mince sont restés tonifiés : j'étais mastoc, quoi. Argh (au secours). Lorsque j'étais mince, j'avais beau faire du gym, je restais mince mince mince. Maintenant, j'ai une belle masse musculaire parce que j'avais assez de matériel pour fabriquer du muscle quand j'allais au gym. Je trouve que c'est plus esthétique que ressembler à un assemblage de ficelles ou à une bonne femme allumettes (beurk). Pour les hommes, ça va encore, la maigreur, ils ont les os et la musculature pour bien paraître quand même. Pour les jeunes filles, aussi (sauf cas d'anorexie). Mais pour une femme, la maigreur ou la minceur excessive, bof.... Pas très beau. La jolie gaine de muscles toniques qui enveloppe mon squelette que je me suis faite grâce au surplus de poids, c'est donc le bon côté de la chose puisqu'il y a bon côté à tout.

Pour ce qui est de vieillir, c'est difficile à accepter, mais je crois que c'est nécessaire en effet.  Le corps change à plusieurs niveaux. Pour les femmes, ça se passe au niveau des os, de la peau, entre autres qui subissent des modifications et changent l'aspect corporel. Vieillir est inévitable et c'est préférable d'accepter - pas se résigner, mais accepter, je suis bien d'accord. Seulement entre accepter de vieillir - de bien vieillir - et accepter un mode de vie malsain qui rend la vie misérable, il y a un monde.

Surtout qu'être en bonne forme physique (faire de l'exercice approprié régulièrement) ''rajeunit'' une personne plus que n'importe quelle chirurgie ou petit pot de crème. 




L'air du temps et pas grand chose d'autre

25 06 2009

Mon esthéticien doit avoir fait du bon travail parce que la bibliothécaire m'a dit que j'avais un teint épanoui, éclatant. Tant mieux. Mais j'ai pris toute la mesure du rat de bibliothèque que je suis lorsque j'ai réalisé que la seule personne qui se rend compte qu'il y a un avant et un après tes soins du visage est la bibliothécaire.

Il est temps que je sorte un peu.

J'ai lu un article dans une de mes chères revues de ''fèmes'' - oui, j'en profite quand je suis à la bibli pour faire le tour au lieu de toutes les acheter (plus éco. Éco nomique et Éco logique) quoique je me retrouve toujours à profiter d'un abonnement à un prix que je ne peux refuser (i.e.Vita qui a lancé un nouveau magazine pour les femmes de 40 ans et plus à un prix d'amie ) et parfois même gratuit, comme l'abonnement à Coup de Pouce que j'ai eu en cadeau avec l'achat d'un forfait chez Weight Watchers.

Je disais donc que j'avais lu un commentaire par la psy Rose-Marie Charest à propos des femmes seules qui ont un fort besoin de réalisation. Elle a dit, grosso modo, que tant qu'une femme ne se dit pas ''je vais m'organiser pour n'avoir besoin de personne'', tout est correct. Oups. C'est exactement ce que je me suis dit il y a de nombreuses années maintenant en choisissant de vivre seule. Mauvaise décision d'après la psy. J'ai dû mêler le principe d'autonomie avec le principe de heu... n'avoir besoin de personne - ce qui on en convient facilement, est passablement utopique. Quand on y pense. Heureusement pour moi, mon besoin de réalisation ne tient pas entièrement sur ce principe. Il tient même minimalement sur ce principe. Mais quand même. Ca m'a fait comme un petit choc salutaire de le lire.




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