Fin'amor, verai'amor, fol'amor

20 02 2010

Ou l'amour courtois

Extrait :

Au Moyen Âge, l'attitude générale à l'égard des femmes est marquée par les enseignements de l'Église. Cette dernière tient la femme pour responsable du péché originel et de l'expulsion du Paradis. La femme est donc une tentatrice, un instrument du Diable, un mal nécessaire. Le mariage est souvent considéré comme une condition avilissante. La loi ecclésiastique permet au mari de battre sa femme et de la répudier, contribuant à l'humiliation et à l'assujettissement de la femme, que l'on regarde comme inférieure à l'homme dans presque tous les domaines.

Sous l'influence des troubadours, les mentalités vont commencer à évoluer. La poésie des troubadours entoure la femme de beaucoup de dignité, d'honneur et de respect ; elle en fait l'incarnation de la noblesse et de la vertu.

 

Dans certaines chansons, le poète se plaint de la froide indifférence que lui manifeste celle qu'il admire. Le principal objectif du troubadour n'est pas la possession de la dame, mais l'élévation morale que produit l'amour. Pour se rendre digne de la femme aimée, le soupirant doit cultiver l'humilité, la maîtrise de soi, la patience, la fidélité et toutes les nobles qualités qu'elle-même possède. Dans ces conditions, l'amour peut métamorphoser le moins délicat des hommes...

Les troubadours pensent que l'amour courtois peut être une source de progrès social et moral, que la courtoisie et la noblesse ont leur origine dans l'amour. Lorsque cette idée se répand, elle donne naissance à un code de conduite qui, avec le temps, imprégnera l'ensemble de la société. En réaction contre la grossièreté et la brutalité de la société féodale, un nouveau mode de vie voit le jour. Les femmes attendent maintenant de leurs maris de l'abnégation, de la considération et de la gentillesse. La galanterie est née.

Et Erich Fromm, là-dedans ?  Et bien, réfléchissant au contenu de ce billet allongée dans l'eau chaude et parfumée à l'huile de lavande flottant dans une sérénité totale, comme un cerveau dans un bocal, je me remémorais avec humour.

Ce sera pour un autre billet.

J'ai plus le temps.




L'amour, l'amour, l'amour, l'amour

18 02 2010

Je ne sais même pas quoi écrire sur l'amour. Je ne me sens pas d'inspiration particulière pour écrire sur la mour. L'amour par don. Pardon. Tout a déjà été dit sur l'amour, on en parle trop de l'amour. C'est pour ça qu'écrire sur le chocolat (miam), et sur les symboles (remiam) etc. ça allait bien. Mais là que le romantisme est passé, l'amour je n'ai plus envie d'en parler. Heureusement février n'a que 28 jours. Oui, parce que j'en ai tellement parlé dans ma vie. Tout tournait autour de l'aAmour dans ma vie. Le petit amour avec un petit "a", et l'Amour avec un grand A comme dans universel, comme dans spirituel. J'étais très passionnée en petit "a" comme en grand "A".

Maintenant, c'est fini. Je crois que c'est le corps qui ne supporte plus la passion. Le corps et le coeur. La tête, bof, la tête, les intellectuels ne sont pas doués en "a" sauf pour leurs notes de cours et encore, c'est si ils se donnent la peine de faire le travail qui la leur faudra la bonne note. On peut tout apprendre et rien avoir envie de prouver.

Ca ne m'empêche pas d'aimer mais c'est devenu très terre-à-terre. Pour faire image, c'est comme de passer des grandes cathédrales délirantes et écrasantes par leurs architectures faites pour rappeler la démesures et la grandeur, la splendeur, la musique des sphères, construites par les catholiques passionnés au tempérament latino à une petite chapelle anglicane de style flegmatique britannique, de temps en temps et à un bol et un bâton de moine bouddhiste le reste du temps.

Je ne m'en porte ni mieux ni pire. C'est juste tellement différent.

Tellement différent et encore si nouveau que je ne me sens vraiment rien à dire mais tout à découvrir de ce nouveau-pour-moi monde là et pour ça il s'agit moins de parler que de regarder et d'écouter.

Dans le prochain billet, je vais parler d'Erich Fromm quand même. Je dis quand même parce qu'il fait partie de mes premières amours sur la définition de l'amour. Dans le temps où ça me passionnait, ce sujet, je veux dire. 




Oh! Dear... Why?

15 02 2010

Ca... je ne comprends pas comment ma belle carte de Saint-Valentin a pu faire l'objet d'une méprise par certaines personnes, au point qu'elle a pu être interprétée comme étant du cynisme. Ce ne peut être un cas d'avoir pris les choses au pied de la lettre, c'était tout innocent, non a fallu que ce soit mal interprété. C'est vrai que les gens sont souvent un peu émotifs à la Saint-Valentin. Comme à Noël.

Premièrement c'est vrai que pour apprécier pleinement l'humour il fallait être au monde du temps de la mode de ce petit couple de tout nus, qui était littéralement partout (partout, partout, là. Plus partout que ça, ça s'peut pas. Vous croyez qu'ils ne pouvaient pas être quand même: détrompez-vous, ils y étaient. Ils étaient partout).

Deuxièmement, le soutien mutuel et indéfectible dans un couple est vraiment un des plus beaux cadeaux que peuvent se faire un homme et une femme, même si l'amour fusionnel érotique (beaucoup, passionnément, à la folie) peut les avoir déserté après trois ans de vie commune comme c'est "la norme" pour la moyenne des couples - ou non. Les couples continuent de s'aimer dans le temps et d'explorer d'autres facettes de l'amour, comme un feu qui brûle moins intensémment, mais plus fort et durable, un feu bien pris qui fait de bonnes braises capables de rallumer la flamme en tout temps.  

Dans certains cas, la vie les a même menée hors du couple pour en former un autre avec quelqu'un d'autre. J'en vois régulièrement de ces pères et mères qui continuent de se soutenir l'un l'autre, loyalement, "contre le monde" pour finir d'élever leurs enfants, et même une fois qu'ils sont devenus grands.

Ou même des couples séparés sans enfants qui continuent d'être alliés dans la vie et de se soutenir mutuellement par loyauté d'avoir un jour représenté autant l'un pour l'autre. 

Je trouve que c'est une facette de l'Amour avec un grand A qui vaut vraiment le coup d'être Célébrée avec un grand sourire, très sincèrement. Il n'y a aucun cynisme là-dedans au contraire.




Déjà le 14

14 02 2010

JOYEUSE SAINT-VALENTIN !

et Beaucoup d'Amour !

caricature humoristique




Fêter la Saint-Valentin est interdit par l'Islam

13 02 2010

Religion faite pour les hommes, s'il fallait une preuve de plus. Mais là, ils frappent fort : ils viennent de rallier au sein de l'Islam au moins un gros 7/8ième des mâles du Québec pour qui s'était déjà pas dans leur religion le romantisme.




Célibataires : petit guide de survie pour la St-Valentin

11 02 2010

Que faire si cette année il n'y a pas d'amour romantique à célébrer? Vaut mieux commencer aussi tout de suite à y penser avant d'être rendu au 14 et de se faire prendre pas de culottes à baisser.

Donc.

Ca dépend quelle sorte de célibataire vous êtes. Fraîchement célibataire ou célibataire endurci.

Commençons par la catégorie fraîchement célibataire

Si vous faite partie du club sélect des fraîchement célibataires depuis le 13 février quelques heures avant minuit ou le 14 février, parce que votre moitié de couple a profité de la Saint-Valentin (ou du jour de Noël, ça vaut aussi pour le 25 décembre, vous faites partie du même club sélect) pour vous dire platement que vous êtes maintenant une moitiée complète sans lui ou elle, félicitez-vous : si il ou elle a été capable de cette cruauté, c'est qu'il ou elle vous en aurait fait vivre de plus en plus. À moins d'être maso, quelle bonne nouvelle.

Si la peine d'amour est fraîche, que vous n'avez envie de voir personne, seulement de rester seul(e) avec vous-même, le temps que la blessure cicatrise, que le temps fasse son oeuvre et que les douleurs de grand brûlé passent, et que vous n'avez surtout pas envie que la Saint-Valentin mette une pression indue sur le bobo, et si vous avez les moyens : faire un voyage au soleil dans une ile perdue où cette coutume n'existe pas. Si vous n'avez pas les moyens : battre en retraite là où Valentin, Saint ou pas Saint, n'est pas fêté et où vous allez être certains de ne pas tomber sur des tourtereaux à toutes les secondes qui vont en contraste vous faire ressentir fortement votre tout nouvel état  de célibat à apprivoiser jusqu'à ce que vous en hurliez de douleur (ou que vous implosiez de douleur, c'est selon).  Ca fait mal au début, une peine d'amour, ça guérit d'autant mieux qu'on s'aime assez pour tenter d'alléger sa souffrance.

Ici vous aurez la sainte paix le temps que la Saint-Valentin passe.

 

Si vous êtes célibataires ordinaires, plus ou moins endurcis, que l'amour romantique et la fête de l'amour romantique ne vous cause pas de douleur particulière, il reste que vivre cette journée en tant que célibataire c'est comme ne pas faire partie des partisans de l'équjipe qui fête la coupe stanley : De kessé qu'on fait là? On n'a rien à fêter. Normal qu'on se sente comme un deux de pique, comme un chien dans un jeu de quille. Comme n'ayant pas rapport. Sans souffrir particulièrement, on ne se sent tout simplement pas dans l'énergie et c'est pas nécessairement agréable.

Il s'agit donc de prévoir le coup et si on fait une activité sociale, et quoi qu'on fasse, de ne pas aller au restaurant, surtout pas! c'est LA place privilégiée des valentins et des valentines.

Je préconise même de ne pas sortir du tout si le fait que tout ce qui bouge cette journée là va deux par deux et que vous vous sentez comme E.T. qui veut téléphoner maison.

On peut facilement sauter cette journée du point de vue social et rester benoitement chez-soi, tout comme certains ne mettent pas de treizième étage dans les édifices, passant du 12ième au 14ième sans sourciller, il est très possible pour célibataires de passer du 13 au 15 février sans que ça ne fasse de différence.

Donc, on prépare cette journée pour la passer avec un maximum de satisfaction. Toute une journée que vous pouvez passer à votre seule et entière satisfaction, c'est un luxe à ne pas négliger! 

Si on choisi l'option rester à la maison, il s'agit de vérifier au plus tard le 12 février que nous ne serons pas obligés de sortir acheter une pinte de lait, un pain, etc., et de faire toutes les provisions nécessaires en vue de tenir le siège durant la journée complète. Il s'agit aussi de décider et de se délecter à l'avance du déroulement de la journée.  Ceux qui n'ont jamais le temps vont en profiter pour trier les livres les CD les vêtements, les objets, à garder ou à donner, et se faire (enfin) de la place qui nous manque depuis quelque temps. Prévoir des films, la lecture de ce livre qu'on n'a jamais le temps de voir, de lire, la musique qu'on a envie d'écouter depuis toujours et qu'on reporte, faute de temps à soi, depuis toujours aussi. Avancer un travail pour libérer des heuers pour faire des activités sociales à venir. Etc. etc. etc... Soyez créatifs et utilisez cette journée de façon à ressentir qu'elle vous a été vraiment bénéfique une fois qu'elle sera terminée.

En ce qui concerne les célibataires endurcis, les coriaces, les durs à cuire, ils n'ont pas besoin de guide de survie pour la Saint-Valentin ou pour quoi que ce soit et de toutes façons, ils ne sont pas intéressés à lire ce genre de billet.




L'Amour est aveugle

10 02 2010

 

Alors si on reçoit un cadeau kétaine (ou archi kétaine, ou méga kétaine, ou archi méga kétaine - au moins on y a pensé c'est déjà beau) mais un amour sincère pour la Saint-Valentin on ferme complètement les yeux sur le premier et on ouvre tout grand son coeur au deuxième. Juste un grand merci la Vie du fond du coeur qui s'exprime par le sourire par les yeux.

(Après tout vous avez toute une année devant vous pour lancer sans en avoir l'air de charmantes allusions, de doux indices, des balises solides, des informations pertinentes sur le genre de cadeau que vous adorez recevoir. Et si vous le ne savez pas - ces choses-là arrivent - toute une année pour savoir ce que vous voulez avant de blâmer chouchou, la vie, dieu, le diable, les autres, votre mauvais karma, que sais-je, de ne jamais vous satisfaire.)




La Saint-Valentin n'a pas besoin de coûter cher

08 02 2010

Comme pour Noël, la Saint-Valentin est souvent balayée sous le tapis par les gars (non nouvellement amoureux) sous prétexte qu'elle est la fête des marchands, la fête de l'argent.  C'est pas comme le hockey, les courses de formule 1 et tout le tremblement qui sont des modèles de simplicité volontaire.

Mais ni Noël (enfin, Noël, c'est plus dur) ni (surtout) la Saint-Valentin n'ont besoin de coûter cher.

Il s'agit surtout de célébrer son amour sincère et l'importance de l'autre personne dans sa vie. Pour ça, l'intelligence du coeur compte plus que la puissance du porte-feuille, même que cette dernière n'a aucun pouvoir si dénuée de la première.

Et c'est pas la fête du sexe non plus, c'est la fête de l'amour. Tant mieux si l'un rime avec l'autre, mais l'amour et le sexe restent quand même deux choses différentes. Exprimer son amour et exprimer son envie sexuelle sont deux expressions différentes. Ca semble aller de soi que ça va ensemble mais comme dans le premier cas, la dernière option n'a aucun sens sans la première, du moins à la Saint-Valentin.

Bien.

La Saint-Valentin s'en vient, on ne l'a pas oulié, on ne l'oubliera pas, on n'a plus l'excuse de la fête des marchands, mais on sort (?? Ah oui? elle est où cette sortie?) de la crise économique, les bas de laine ont été mangés aux mites, ou on n'a pas fini de payer les cadeaux de Noël, ou on veut mettre le paquet sur le voyage dans le sud pour couper l'hiver en deux, ou, ou, ou.

La Saint-Valentin dans la simplicité volontaire est la solution.

Le romantisme et la classe ça ne s'achète pas, de toute façon, et comme dirait l'autre  : ça n'a pas de prix.

Il s'agit de faire sentir à l'autre l'importance de son amour et de le célébrer cet amour d'une façon quelconque, généralement dans la bonne humeur, et la légereté. Pas besoin de lui offrir le Taj-Mahal.

Mais il y a une limite aussi à faire simple, genre, laisser sa tendre moitiée du couple en tête à tête avec la cuisine à ranger après le souper, en lançant, "je vais promener le chien à ta place ce soir, c'est ton cadeau : Bonne Chien-Valentin mon amour!!!

 




Cupidon, un séraphin comme les autres? Que nenni ma mie !

06 02 2010

Source : Wikipédia

"Cupidon, d'après le plus grand nombre des poètes, naquit de Mars et de Vénus. Dès qu'il eut vu le jour, Jupiter, qui connut à sa physionomie tous les troubles qu'il causerait,

L'Amour victorieux, par Le Caravage (1602–1603).

voulut obliger Vénus à s'en défaire. Pour le dérober à la colère de Jupiter, elle le cacha dans les bois, où il suça le lait des bêtes féroces. Aussitôt qu'il put manier l'arc, il s'en fit un de frêne, employa le cyprès à faire des flèches, et essaya sur les animaux les coups qu'il destinait aux hommes. Depuis il échangea son arc et son carquois contre d'autres en or."

En résumé, c'est un p'tit vinyenne.

Pas étonnant qu'il nous donne du fil à retordre.

Sauf que Cupidon au début... qui a dit que l'amour était une maladie dont on ne souhaite pas guérir?

Oui, au début, Cupidon, fait souvent bien des chambardements dont tout le monde se passerait sans pourtant pouvoir-vouloir se ravir aux pièges de l'Amour, qui nous invite à relever de vertigineux défis de vie. Adorable, haïssable, indomptable Amour. Qui c'est qui a dit que l'amour c'était plus fort que la police, donc?

Avec les années, Cupidon, ses flèches, nos passions et nos tourments prennent la forme de défis différents, mais de tout aussi vertigineux défis de vie, sans doute plus lourds à relever que le petit Cupidon de début de passion.

Un gros homme mature déguisé en Cupidon - photo humoristique

Cupidon est rarement cet idéal romantique Sportif mais intellectuel, sérieux mais drôle, très disponible mais ambitieux, attentionné mais indépendant, stable mais surprenant, tout et son contraire pour toujours nous plaire en tout temps et à nous seulement tout simplement parce qu'un tel amant n'existe pas, voilà. S'il existait il ne serait pas en couple avec vous, qui êtes un être réel donc imparfait.

En fait personne n'a besoin de la perfection. S'aimer soi-même et ne pas adopter le machisme comme code de vie suffit pour être heureux en amour.




Qu'est-ce que la séduction?

05 02 2010

Difficile à définir, la séduction.

La dernière fois que je me suis dit "sa compagne est chanceuse" c'était dans une aire de restauration rapide dans un des nombreux coins comme il en existe dans la ville sous-terraine la semaine dernière. 

Tentée par une assiette de sish-taouk je m'étais mise en ligne comme une bonne petite poupée russe en ayant rien d'autre à faire que d'observer le monde autour de moi. Que des femmes en ligne et que des hommes derrière le comptoir, tous des arabes pour bien faire et qui  ne savaient pas bien faire le service à la clientèle aux femmes. Ils auraient fait d'excellents chauffeurs d'autobus de la STM, pareils que les pures laines zoologiques dont le machisme personnel déborde de l'uniforme et de la fonction pour remettre les femmes "à leur place", surtout les vieilles dames sans défense. Comme celle qui était devant moi et qui a été à peine traitée comme un être humain (au resto rapide, non mais suivez-donc la conversation un peu!) alors que la jeune femme qui était devant elle avait reçue toutes les considérations (non, je ne suis pas raciste parce que, je ne crois pas - JE SAIS  - que tous les arabes ne sont pas pareils, et non, je ne suis pas sexiste parce que heureusement ce ne sont pas tous les québécois qui sont pareils non plus. Vive la différence.).

La jeune était contrariée par le comportement sexiste, la vieillle semblait malheureuse et impuissante à se faire entendre ou traitée correctement. Moi j'ai eu droit à plus de considération que la vieille, mais à moins que la jeune.

Pendant que j'attendais mon tour à la caisse, est arrivé un consommateur du genre sociable, un beau grand plutôt jeune homme, avec un sourire charmant, qui a salué cordialement et joyeusement les gars "salut les gars!" et de discuter de la dernière partie de je ne sais quel sport, moi les sports... au grand plaisir des "gars" derrière le comptoir. Ceux-ci sont devenus un peu plus personnels, moins raides, moins professionnels, ils ont commencé à s'exciter en parlant de la partie et ont commencé à avoir des comportements de contrôle machistes plus marqués sur les consommatrices (dont moi qui était en train de payer et qui voulait un verre d'eau) appuyés de mimiques de connivence avec le québécois consommateur. Sauf que lui a été impeccable. Il n'a pas embarqué dans le jeu, mais il n'a pas été moins amical avec "les gars". Rien ne s'est dit. Tout était dans le non-verbal, les regards, l'intensité et le ton de voix, le faciès, le ressenti qui transpiraît à l'extérieur, transparent. Ca se passait de commentaires, tout simplement et très efficacement. J'étais en train de me dire que ça n'avait aucun bon sens de revenir à l'époque où c'était normal dans la sphère sociale que les femmes soient traitées comme des inférieures aux hommes et je ne pensais pas que le le jeune homme (le québécois) y serait sensible. Pourtant oui. Je l'ai senti aussi choqué culturellement, je l'ai vu tiqué physiquement un peu, être agacé, mais il est resté poli et agréable socialement, comme moi. Conséquence : les "gars" derrière le comptoir se sont ajustés comme automatiquement sans rien dire non plus. Ils étaient plus polis avec les femmes. Peu importe comment cela devait choquer leur propres références culturelles, ils s'étaient ajustés. Il y a de l'espoir pour le vivre ensemble agréable, malgré les chocs culturels et les ajustements de part et d'autres. C'est tellement bon de le constater. 

C'était vraiment un beau moment à vivre, du point de vue humain. Quel homme! Quelle façon naturelle et agréable de s'affirmer sans agresser personne, ni se soumettre à quiconque. Juste d'être en sa présence c'était agréable. Oui, j'ai pensé que sa compagne avait bien de la chance, j'étais séduite. Mais bien trop jeune pour moi, le monsieur.

Il m'était arrivé souvent de devoir subir ces petits chocs culturels dans un autre restaurant de nourriture arabe où j'ai déjà vu des québécois, tous des vieux schnocks, jamais des jeunes, jamais, des jeunes, les jeunes québécois n'ont pas ça dans leur culture, heureusement, et pas tous les vieux par contre, heureusement, mais pas mal de vieux schnocks qui étaient juste trop contents de trouver des alliés pour mépriser les femmes de concert avec eux. En fait les vieux qui n'entraient pas dans le jeu étaient choqués et les très jeunes étaient indifférents, comme s'ils ne comprenaient pas ce qui se passait, comme si ces hommes leur parlaient une autre langue.

Bon, j'ai peur de faire passer (tous) les arabes pour des monstres, maintenant. C'est pourquoi, je crois, la plupart des gens se taisent, pour  ne pas faire de tort aux bonnes personnes. Par exemple ce chauffeur de taxi arabe beau comme un dieu à qui j'avais tapé une véritable crise de nerfs parce qu'il avait pris la voie élevée et que le taxi était pris dans le traffic de l'heure de pointe du matin, choix que je lui reprochais d'une façon vraiment hystérique. SPM + fatigue + manque de savoir vivre de ma part + stress intense. Une vraie peste. N'importe qui aurait ouvert la porte et m'aurait jettée en dehors de la voiture, mais il n'était pas n'importe qui. Il s'est retourné, il m'a regardée, et dans ses yeux, j'ai vu qu'il voyait la souffrance que j'exprimais et non la bourde sociale que j'étais en train de commettre.

Il m'a calmée en me parlant doucement et en me souriant. À aucun moment, je n'ai senti qu'il se sentait ma victime où qu'il me jugeait.

Ca aussi c'était fort. Ca aussi ça entre dans ce qui est très séduisant chez un homme. Lui ausis on peut dire que sa compagne est chanceuse. Etre écoutée, entendue, se dire les vraies affaires, avoir une véritable communication qui mène à la solution du conflit/problème.

Dans le calme, je me suis spontanément excusée d'avoir crié et je lui ai dit calmement que je croyais quand même qu'il n'avait pas fait le bon choix, que je serais en retard au travail, et que je n'étais pas contente, et il a dit que j'avais droit à mon opinion, mais qu'il croyait qu'il avait fait le bon choix pour se rendre le plus rapidement posssible, que ça n'aurait pas été plus vite par un autre chemin, et que de toute façon, "qu'est-ce qu'on peut faire maintenant, ça ne sert à rien de vous mettre dans cet état, vous allez vous rendre malade.  La seule chose qu'on peut faire c'est que je ne vous fasse pas payer la course si vous croyez vraiment que j'ai fait une erreur."

J'ai dû remonter loin pour la retrouver cette expérience là, mais ça vaut la peine de s'en souvenir. 




De l'amour romantique à l'amour érotique il n'y a qu'un ah!

03 02 2010




On ne badine pas avec l'Amour

02 02 2010

L'estime de soi c'est bien beau, sauf que c'est très personnel, ça recouvre beaucoup d'autres sujets délicats et ça demande souvent un investissement personnel très privé (tout n'est pas bon à dire) et c'est un processus qui dure toute la vie.

Restons pratiques. Nous sommes à 12 jours de la Saint-Valentin. Plusieurs d'entre vous qui lisez ceci sont en recherche active de valentins ou de valentines (j'utilise l'expression homme-femme pour simplifier, en passant, pour simplifier un concept de couple qui englobe toute combinaison de deux adultes consentants humains).

Étant donné que le marché des célibataires est ce qu'il est, on peut penser, raisonnablement penser, qu'il y a une certaine effervescence à l'approche de la Saint-Valentin.

Il n'est jamais trop tard pour commencer à prendre soin de son estime de soi. Seulement un changement à 90 degrés d'ici le 14 février est peu probable, d'une part, et c'est souvent dans les petites choses de la vie pratique que les grands mouvements d'âmes prennent toutes leurs forces, d'autre part.

Scénario : nous sommes le 2 février et vous comptez bien vous fixer l'objectif de passer cette année la Saint-Valentin en charmante compagnie.

À cette idée vous stressez trop (peu importe les raisons).

Voici donc la trousse de dépannage d'urgence pour rencontres réussies. Oubliez tous les trucs de séduction pour séducteurs patentés : prenez une profonde respiration complète chaque fois que le stress vous submerge jusqu'à ce que vous ayez retrouvé votre calme et soyez simplement vous-même et poli.  

Parce que les trucs de séduction, on peut facilement se casser la gueule dessus. Exemple? Exemple. "Ayez le sens de l'humour". D'accord. Mais le sens de l'humour de l'un ne fait pas nécessairement rire l'autre. Faire rire est plus difficile que susciter n'importe quelle autre émotion et faire rire vraiment de bon coeur nécessite parfois une complicité ou du moins une connaissance de l'autre que l'on ne possède pas à la première rencontre. Sans parler de la gêne qui submerge les gens (enfin ceux qui ne sont pas narcissiques avec un grand N) et qui est bien... gênante pour commencer à faire des acrobaties sociales réussies.

 

La calme (relatif) et la politesse (absolue), qui ne riment pas nécessairement avec bonnet de nuit, vous l'aurez remarqué, sont des terrains propices au bon déroulement des nouvelles rencontres, qu'elles se terminent par la constatation qu'une chimie se forme, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, ou pas du tout. Dans un cas comme dans tous les autres, le calme (relatif) et la politesse (absolue) sont garants de préserver l'estime de soi des deux protagonistes, peu importe l'issue de la rencontre et même de leur faire passer un moment agréable (contrairement à certaines histoires que j'ai entendues, vraiment traumatisantes tant pour les hommes - qui n'osent pas souvent se plaindre que la colombe qu'il croyait aller rencontrer, leur a vraiment labouré l'estime de soi tel un vautour fondant sur sa proie comme s'ils n'étaient rien d'autres qu'un rat pas encore tout à fait mort à achever parce qu'il allait payer pour les autres, la minute que le pauvre type empêtré dans sa timidité avait fait un faux pas. Les ours mal-léchés affligés d'un machisme primaire peuvent aussi monter sur la première marche du podium.  Les Odieux Olympiques et les soldats de la guerre des sexes (ou du sexe si vous préférez). 

Sauf que la politesse c'est quoi au juste. Bin c'est le mode d'emploi pour interagir avec d'autres êtres humains de façon à obtenir des résultats optimaux sans rien briser.

C'est pas très compliqué.

Moins compliqué que le mode d'emploi pour monter les meubles Ikéa messieurs. Et mesdames.

Mais c'est pas très connu, et encore moins reconnu.

C'est quoi au juste la politesse?

Une entrée :

"La politesse, c’est très important, et on a tendance à l’oublier. C’est une vertu démocratique d’ailleurs. La politesse structure le lien social. La politesse constitue un code de communication en même temps. En fait, il y a quatre piliers du savoir-vivre, explique-t-on dans un " Que sais-je? " consacré à la question : la sociabilité, l’équilibre, le respect d’autrui et le respect de soi."

LA SUITE  ICI

 

 

 

 

 

 

 




L'Amour romantique serait-il un leurre? (En tant que promesse de bonheur absolu.)

01 02 2010

Maquillage artistique

Certainement pas plus qu'une boîte de chocolats et qu'un bouquet de roses rouges. L'inconscient ne choisit pas ses symboles au hasard.

On aime ça quand même, et on veut recommencer. On sait qu'une fois le chocolat consommé, le parfum de la rose fanée évanoui, le corps et l'esprit auront été nourri. Le chocolat et le parfum des roses possèdent un réel pouvoir pour faire voir la vie en .... rose, et en jouir. Ce n'est pas parce que ça arrête que ça n'a jamais existé ni que les effets ne se font pas sentir à court, moyen et long termes.

Ceci dit, il reste que l'amour romantique semble n'être utilisé que comme un simple, le plus simple possible, vecteur entre un homme et une femme. plutôt qu'en tant que l'interface sensible qu'il aurait l'occasion d'être, où les différences se rencontrent véritablement dans une relation signifiante et regénérante en profondeur pour tout l'être au lieu de se contenter d'être généralement  circonscrite à une région génitale bien spécifique et survalorisée par rapport aux autres aspects de la relation, tant sexuelle qu'émotionnelle.

Pourquoi se priver ? Je vous le demande.   

 




Aimer les autres comme soi-même. On s'en fout qui a dit ça.

01 02 2010

Ca y est le mois de l'Amour est commencé.

Une grande part des deux prochaines semaines sera utilisée par Cupidon pour préparer une Saint-Valentin (sauf exception) digne de ce nom et pas bâclée à la dernière minute un 13 février (date porte-malheur).

*

L'amour, donc.

Aimer.

Aimer les autres comme soi-même.  S'il n'y a pas d'amour de soi, il n'y a pas d'amour des autres possible.

Je ne parle pas d'onanisme au sens "masturbation solitaire" du terme, non, je m'en bran... balance de votre auto-érotisme, il s'agit de quelque chose de plus fondamental : l'estime de soi.

"Que reste-t-il de l’humain blessé, humilié, vaincu parfois mais vivant ? Que reste-t-il de nous après nos échecs, après nos erreurs et après nos sentiments de culpabilité ?? Il reste cette partie noble de nous, celle qui continue à croire, à vivre et qui va assurer la suite. Cette partie dont nous ne pouvons pas vivre sans. Cette partie est l’estime de soi.

L’estime de soi n’est pas d’avoir des idées positives sur soi même, n’est pas l'égoïsme, arrogance, prétention, narcissisme, un sens de supériorité. Les individus avec l'estime de soi pauvre ou défensive tentent de prouver à eux-mêmes leurs valeurs, à impressionner les autres, arrogance et mépris. Ils manquent généralement de confiance en eux-mêmes, et doutent de leur valeur et sont peu disposés à prendre des risques ou de s’exposer eux-mêmes à l’échec."

SOURCE

Pas de confiance en soi, pas de relation satisfaisante à soi et aux autres.

Juste un mode de survie dans l'ego pour tenter de tenir à distance ou tenter de rabaisser les autres au niveau du peu d'estime de soi.




Sexe tartare

23 01 2010

La dernière partie de ma vie se passera, grand bien m'en fasse - merci la Vie! - dans un état moindre de grande naïveté. Je ne me fais pas trop d'illusion, cependant. Je mourrais probablement plus naïve que la moyenne des ourses. Mais moins que durant la première partie de ma vie. Dans mon cas c'est déjà un grand pas.

- Quel rapport avec le titre ?

- Le service est lent... y a des escargots en entrée...

- Il  n'y a qu'une table et ça prend deux éternités pour la mettre!

- Heureusement qu'en plus y a rien à faire cuire, parce qu'on ne seraient pas sortis de l'auberge, hargn, hargn, hargn.

- Si t'es pas pour écrire sur le cul avec un titre pareil, pauv' fille, dégage le plancher, on est là pour le sexe, Miss Tarte-tarte. 

Silence dans la salle!

Non mais.

La tendance Slow-Sex vous en avez jamais entendu parler?

Peu importe.

Ce n'est pas au menu du jour.  Aujourd'hui c'est du sexe cru que je ne trouve pas apétissant qui est servi.

Dans ma grande naïveté j'ai toujours cru que j'aimais le sexe.

Je ne m'étais jamais posé de questions parce que je fondais cette croyance sur les expériences plaisantes seulement (et les autres étaient étiquettées "erreurs de parcours", pas classifiées sous la même rubrique que les expériences plaisantes).

C'est dans ce domaine que j'ai le plus souvent écouté mon corps, je n'avais pas tellement le choix :  fortes attractions ou répulsions puissantes. La norme : expériences rares mais intenses plutôt que nombreuses et banales - quelques exceptions. Movitée par l'amour avec un Grand A au mieux, par l'amour amitié au pire.  Rarement par curiosité ou simple appétit sexuel : beaucoup trop hypersensible. Bref,  je ne faisais strictement que ce qui me plaisait quand ça me plaisait avec qui j'aimais et je ne comprenais pas que le sexe pouvait dégoûter qui que ce soit.  En fait je ne comprenais pas que des gens pouvaient faire des choses qu'ils n'aimaient pas, qui pouvaient les dégoûter. Du moins, pas à répétition. Dans mon cas je préférais l'abstinence à l'absence d'intensité, alors le dégoût... Certes, je me suis sans doute beaucoup plus abstenue que la moyenne des lapines, mais du moins n'avais-je pas le sentiment intime de ne pas aimer le sexe. Ou que le sexe était sale, gras, dégoûtant, écoeurant.

 Jusqu'à dernièrement.

J'ai eu l'impression de découvrir tout à coup pourquoi le sexe écoeure le monde. Je pense que c'est à force de m'en faire mettre sous le nez, dans cette société, n'importe quand, n'importe comment, par n'importe qui, tout le l'temps. Mal apprêté, trop apprêté, pas assez apprêté. Des sortes d'incessants attouchements psychologiques non désirés. Trop crûment surtout. Le sexe tartare quand t'as même pas une petite pointe d'excitation - et même dans mon cas, ça ne suffit pas, j'ai besoin d'une véritable relation avec un humain signifiant (mâle, l'humain) pas nécessairement l'amour passion, ne serait-ce qu'un lien d'amour-amitié dans une relation pas nécessairement d'engagement total, ou bref comportant un sentiment réciproque réel de prendre l'autre en considération comme être humain - une qualité certaine à ce niveau là. Alors le cru sans considération pour l'autre autre que l'utiliser comme objet sexuel, et non, je ne parle pas que de misogynie, les homosexuels le font aux hommes aussi, utiliser l'autre au lieu d'être en relation avec, doublé du sexe cru, ça m'écoeure.

J'ai découvert ça en tentant de retrouver une libido - qui semblait avoir foutue le camp avec un voilier d'oies sauvages - en lisant de la littérature érotique pour femmes : Nouvelles érotiques de femmes par Julie Bray. Pas ma tasse de gras.  Ca m'a donné mal au coeur en fait.  Je ne me reconnaissais pas dans les maudites cochonnes débridées aux fantasmes vulgaires (oui ma chère, c'était d'un vulvegaire, je vous dis!) et aux appétits tous plus grossiers, voire grotesques, les uns que les autres qui s'enfilaient (!) dans ces nouvelles.  Or, il faut pouvoir s'identifier à l'héroïne pour vraiment apprécier une fiction. Pas capable. Je ne me reconnaissais pas du tout.

Bon, que je me suis dit : c'est mal écrit.

Et j'ai tourné la page.

Puis je suis tombée, au hasard d'un battage plublicitaire, sur ça. Pour ceux qui ne lisent pas l'anglais, c'est ça.  Écriture hors du commun, paraît-il. Je commence à lire, surtout par curiosité, certaine que le contenu "pour adultes" ne me ferait pas ciller d'un cil, et peut-être d'un poil plus que ma précédente tentative. Et bien, devinez quoi? J'ai lu 405 pages. La plupart des fois, c'est écrit trop "gras", j'ai eu mal au coeur.

Décidément, est-ce que le sexe me dégoûterait? Je ne me reconnais plus. Est-ce grave, docteur?

- Pas plus grave que le fait que la nourriture parfois me dégoûte tout autant, bien que par ailleurs me nourrir me procure des jouissances exquises. C'est comme ça. Votre heure de consultation est écoulée. Veuillez payer mes honoraires à ma secrétaire en sortant, et pensez la prochaine fois à enlever vos chaussures boueuses avant de vous étendre sur le divan.

D'accord.

Mais je me sens mieux parce que, l'esprit humain étant ce qu'il est, je ne pouvais plus penser à un éventuel rapport sexuel avec un éventuel être aimé (d'amour ou d'amitié, peu importe) sans que le coeur me lève.

Maintenant, je sais que l'appétit vient seulement en mangeant ce qu'on aime.  Ouille! J'espère que le jeu de mot n'aura pas, n'est-ce pas...




Mais où était donc Sainte-Catherine hier?

26 11 2009

Je viens de me rendre compte que le 25 novembre est passé et que je n'ai vu nulle part ne serait-ce que l'ombre de la patronne des jeunes filles mystérieusement transformée en patronne des vieilles filles (et (plus ou moins) sous entendu peu attrayantes). Pas l'ombre d'elle, de sa coiffe ou de sa tire à la petite Sainte-Catherine.

Autres temps autres moeurs. Jadis, à la Sainte-Catherine, on étirait, deux par deux, la pâte de bonbon à la mélasse en se graissant les mains pour ne pas qu'elle colle, une pâte de bonbon solide mais souple et mordorée de promesses sucrées à venir qui râpait un peu la langue.

Bon. Je ne pourrais même plus vous citer la recette par coeur (! Pourquoi est-ce que je devrais la connaître par coeur au fait : je n'en ai jamais confectionné moi-même, de la tire Sainte-Catherine, j'ai juste vu ma mère le faire). Je sais seulement qu'on y mettait de la mélasse en masse.

Mais je ne suis pas chiche de douceur, et je vous offre en contrepartie ce que j'ai découvert hier : une gâterie tout aussi satisfaisante et plus santé. Rien que du gagnant, et en plus c'est une édition limitée, toujours un peu plus sexy que ce que l'on peut obtenir facilement en tout temps. Il s'agit d'un métissage de petits fruits d'ici et d'ailleurs absolument renversant en bouche : Mélange framboise-pitaya et mélange fraise-litchi : des petits pots de yogourt qui valent le détour (et non, je n'ai toujours pas de pourcentage sur la pub que je fais ici!).   

Et pour la patronne des filles, pourquoi ne pas coiffer cette Catherine là, si le chapeau nous fait - bien!

Disons que Sainte-Catherine cette année se fête autrement et avec une journée de retard. Mieux vaut tard que jamais!

Quand je pense que j'ai ouvert ce blogue pour tenir un registre de ma quête de l'homme dans ma vie, ce qui m'avait été prescrit par le médecin après qu'il m'ait demandé si j'étais en couple ou célibataire, il y a de cela fort longtemps maintenant, et ma foi, je ne m'en porte pas plus mal, de mon célibat, au contraire. Alors en cette Sainte-Catherine, ironie du sort, je fête cette constatation que j'ai faite dernièrement que les temps avaient trop changé et que le genre de relation que je cherche, avec un homme qui s'engage et qui valorise la relation de couple est aussi périmée que l'essence avec plomp. Je veux dire, quand le temps de former une famille est passé et qu'il s'agit de la vie de couple pour la vie de couple, quoi, le compagnonage complémentaire avec l'Autre avec un Grand A.

Je regarde autour de moi et ce que je constate c'est qu'à peu près plus personne ne valorise la vie de couple qui dure, dans les faits, je veux dire. En théorie, il y a beaucoup de beaux parleurs doublés de petits faiseurs.  Mais en pratique, peu ont réellement la volonté de s'engager dans une relation à l'autre authentique. C'est trop lourd comme façon de vivre de nos jours. Dans le sens de profond. Pour être capables et désireux de le faire, il faudrait d'abord que chacun s'engage dans une relation authentique avec soi et ce n'est pas à la mode, c'est même un peu ringuard entre mecs ce sujet là, et presque suspect : la plupart des gens sont tournés vers l'avoir et non vers l'être, le paraître, et non l'être. Je suis aussi bien d'oublier ça et de tourner la page sur une période révolue ou à venir de l'histoire de l'humanité : le couple qui a un sens profond. 

Non, je ne rêve pas. Je sais : il n'y a jamais eu tant de célibataires qui recherchent l'amour, je sais bien, je le vois bien. J'aurais l'occasion d'être en couple tous les jours - et jamais avec le même. Mais des gens - et des hommes c'est plus rare encore - qui valorisent véritablement une vie de couple, pour le meilleur MAIS aussi pour le pire, quelqu'un pour qui la valeur d'engagement, de communication, d'évolution personnelle et interpersonnelle en couple avec toutes les difficultés et les embûches à surmonter comme dans n'importe quel autre projet de vie important et signifiant, est un idéal, ça, j'en vois nulle part. 

Je sais. Beaucoup étaient en couple uniquement pour des raisons de division sexuelle du travail dans la société (même si la plupart le faisait par tradition dans savoir pourquoi, même si la raison première venait de la division sexuelle du travail) et maintenant que ces divisions sont presque totalement disparues, la raison d'être du couple n'existerait plus.

Quoique beaucoup d'hommes espèrent trouver une bonne ménagère et les femmes un bon pourvoyeur encore de nos jours.

On ne change pas le monde en criant ciseau.

Je pense qu'il existait quand même une forme de partenariat, si je puis dire, qui n'existe plus aujourd'hui. Ce partenariat offrait la possibilité d'établir des liens plus profonds et signifiants et surtout reconnus socialement comme ayant de la valeur. Les hommes et les femmes ont toujours besoins les uns des autres, et d'un lien signifiant entre-eux, c'est flagrant, mais ils ne savent plus trop pourquoi ni comment faire on dirait.

Bien sûr on voit plein de gens en couple dans les endroits publics, mais si on y regarde de plus près ce sont des "couples jetables" qui durent le temps que les briquets et les stylos bics jetables durent : Le temps de s'allumer, qu'un peu d'encre coule et puis s'en vont. Pour moi, ce remède serait pire que le mal, un mal d'ailleurs probablement mal diagnostiqué par mon médecin de famille, puisque je ne souffre pas plus en étant toujours célibataire et que l'amélioration de mon état tient à tout autre chose, en réalité.

Les relations hommes-femmes insignifiantes me feraient plus de mal que de bien. J'ai l'impression que les relations hommes-femmes sont perçues du point de vue de consommateurs - comme le reste en général dans cette société actuelle, et ce n'est pas ma façon de vivre à moi, mes valeurs sont ailleurs.

Si j'avais sû que la société m'obligerait implicitement à ça, réduire les relations hommes-femmes à une mentalité mercantile, en occultant tout l'aspect évolution psychologique, sociale et spirituelle (oh! ça c'est tabou, l'évolution spirituelle, désolée si j'en ai choqué certains avec ces mots) j'aurais peut-être ouvert une maison ayant pignon coin rue Sainte-Catherine et Main. Tant qu'à faire de la simple business. Maintenant, il est trop tard. J'ai pas la mentalité pour ça. Un peu trop de plomb dans la tête, comme disaient les vieux quand j'étais jeune. Au figuré, on s'entend... Non, vraiment, je n'ai aucun désir d'avoir du cul pour du cul, moi. Surtout pas avec un machine à calculer mon salaire, mon compte de banque, mes avoirs, mes mensurations, le travail ménager que je peux faire gratuitement pour lui, divisés par le nombre de rides pour voir combien ça lui procure d'avantages, pendant qu'il compare sans cesse "le marché" pour sauter à la première occasion sur une meilleure affaire. Franchement je me porte beaucoup mieux seule, ça ne se dit pas. Si un jour, je rencontre au hasard de ma vie à venir (si vie à venir il y a seulement! Vive l'instant présent!), un homme dont les valeurs sont basées sur l'être et non sur l'avoir et que nous nous plaisons mutuellement, d'accord. Si ça arrive. Mais je ne cherche plus activement. Même qu'en écrivant ça, je trouve un peu futile de "chercher", maintenant, du moins, pour moi, avec la personnalité que j'ai et les attentes que j'ai par rapport à une vie de couple. Dans mon cas je veux dire, c'est du temps perdu. Chaque fois, et ça arrive chaque fois, que je devine que le type calcule combien je vaux en avantages économiques et sexuels et comment il peut soutirer le plus de sa relation avec moi tout en donnant le minimum, au lieu de baser la relation sur des valeurs humaines,  je décroche, et à date, je n'ai rencontré que ça, alors je conclus que j'ai des choses plus importantes et plus intéressantes à faire dans ma vie que la chasse à l'homme-qui-n'existe-pas (au sens figuré, je veux dire, mais autant dire au sens propre). Fin de la tentative de suivre la prescription de mon médecin de famille. Mais je ne ferme pas le blogue pour autant.

Ce qui n'empêche pas que je vais me mettre à manger plus de graines simplement parce que j'aime ça. Honnis soit qui mal y voit.

Tiens. La nouvelle vocation du blogue : les habitudes énergétiques. Ou je le dédie complètement à la divaguation. C'est tentant. Les deux me tentent. Dans le doute, je garde les deux!

Bon, plus sérieusement, "j'officialise" ce qu'il a toujours été en réalité : un registre de croissance personnelle.




Écoutez Monsieur

22 11 2009

Les blagues sexistes c'est pas beau ça.  Je comprends qu'on soit en novembre, que c'est dimanche, et un de ces jours tout gris dont seul novembre a le secret bien gardé pour qu'il soit agréable de rester en pyjama tout la journée pou presque, rester chez soi sans avoir envie de mettre le nez dehors, à farnienter, à ne pas faire le lit, ou presque, à lire le journal en buvant du café en tout cas, ou n'importe quoi. Se rendormir en écoutant la radio, jouer au monopoly, au scrable, au yum ou au boggle, se faire du body painting, se doucher, se raconter des blagues, mais c'est pas une raison pour perdre toute conscience sociale et rire de tout et de rien surtout quand on se met à frapper sur le sexe faible. Hihihi. Et pas de batailles d'oreillers!!!!!!




Chasse et pêche - copié-collé du jour

07 10 2009

Je ne suis pas toute seule. Il y a du monde dans l'bois.

 

Chasseurs de l'autre et pêcheurs d'âme soeur. Mes soeurs, voici les 7 commandements pour la femme de plus de 18 ans. 

Source

Chasse à l'homme: Les 7 commandements

Pas facile de faire de nouvelles rencontres et de tomber sur l'homme idéal. Vous pourriez y arriver toutefois en observant ces 7 commandements.

Seule depuis... trop longtemps, j'ai pris le pli de dormir en diagonale dans mon lit queen et d'aller au cinéma en solo. Ce qui me manque le plus, au fond, c'est la confortable intimité de couple.. Je parlais de cette nostalgie à Francine, une amie de fraîche date, célibataire elle aussi. «Pourquoi n'essaierais-tu pas les sites de rencontres sur Internet?» m'a-t-elle demandé. Consultante en gestion dans la cinquantaine, Francine est devenue sur-le-champ ma coach de drague, elle m'a aidée à formuler les sept commandements de la parfaite chasseuse d'hommes.

1. La bonne attitude tu auras
«La première chose à retenir, dit Francine, c'est d'avoir l'air disponible. Si tu t'assois à une terrasse avec un livre, enfermée dans ta bulle, personne ne t'adressera la parole.»
Mais après 40 ans, des enfants, un divorce et plusieurs séparations, comment revenir «sur le marché» sans se sentir à la fois ridicule et perdante d'avance?

Selon Ginette Martin, psychologue, «Il faut commencer par laisser de côté les idées préconçues selon lesquelles une femme n'est plus séduisante après 40 ans.» Bref, on oublie les pensées défaitistes du genre «J'ai passé la limite, mon ticket n'est plus valable». «L'amour n'est pas réservé à une catégorie d'âge, il est universel», note la psychologue, qui conseille à cet égard de dresser la liste de nos atouts. Il n'est pas superflu non plus de se poser les questions suivantes: «Qu'est-ce qui me rend unique? Quelles sont mes valeurs? Qu'est-ce que je veux partager?»

«Pour se préparer psychologiquement à amorcer une nouvelle relation, ajoute Ginette Martin, il est préférable d'avoir fait son deuil des anciennes, même si c'est parfois douloureux.» En effet, il n'existe pas de plus sûre garantie d'échec que de parler sans arrêt de nos ex! La paix avec notre passé s'impose.

Reste à régler le problème de la séduction après 40 ans. Signalons d'abord que, si on paraît moins jeune, c'est surtout aux yeux des 20-30 ans et non à ceux des hommes de notre génération, (souvent plus à l'aise avec des femmes de leur âge). Et puis, après 40 ans, on séduit davantage par ce qu'on dégage que par notre apparence... à condition d'en être soi-même convaincue!

Cliquer ici pour aller lire la suite directement sur le site-source

Bonne fin de journée! Je dois y aller. Plein de choses à terminer en cette belle fin de matinée. Sourire

 

 

 

I am a poor lonesome cow-girl....




La chasse à l'homme : compte-rendu

05 10 2009

Il faut bien que j'en parle de temps en temps puisque j'avais ouvert ce blogue spécialement pour me motiver à garder le cap. C'était sans doute une bonne stratégie, mais je ne l'ai pas utilisée. Il aurait fallu que je sois plus intensive, plus rigoureuse, voire plus scientifique, mais surtout plus concentrée et centrée et déterminée à parvenir à mon but, ce qui m'aurait inévitablement amenée à faire des changements dans ma vie que je n'étais pas prête à faire. Et puis c'est l'automne en ce moment et comme à chaque automne la chasse à l'homme est fermée, tout d'un coup. Comparativement à l'été, je dirais.

Par contre j'ai une moisson considérable d'observations et de déductions sur l'amour et la séduction une fois que la jeunesse est disparue. Tant pour les hommes que pour les femmes, d'ailleurs j'ai eu bien le temps d'observer l'animal dans son habitat naturel - et virtuel - actuel.

Une constatation primordiale est que - mais ne l'ais-je pas déjà écrit ? - si la jeunesse n'a pas graduellement cédé le pas au charme et à la grâce et si la maturité psychologique n'a pas accompagné la maturité physique, il est temps que le casanova ou la juliette se réveille et vite, et se mette à acquérir le tout à la quatrième vitesse avant que la grande faucheuse passe.

Bon ça a l'air évident comme ça. Ah Ah. Premièrement, une chose : la voix. Avez-vous déjà réfléchi à l'impact du côté non verbal de la voix sur les gens ? On y pense rarement. On pense cosmétique, on pense chirurgie plastique, on pense gym, parfums. Mais on ne pense pas à cultiver sa voix.

Essayer un peu (si, bien sûr, ce n'est pas déjà fait) de tenter l'expérience d'améliorer votre ''présence verbale'' et ensuite vous trouverez que Céline Dion mérite chaque cent de son compte de banque. D'accord, elle a un talent naturel et hors du commun, mais avouons, qui aurait pu rester à l'état brut si ce diamant rare n'avait jamais émergé de sa gangue.

D'abord il faut connaître le sujet. Très peu de gens connaissent leur propre voix, ensuite on doit avoir l'humilité d'admettre certaines choses à propos d'imperfections (ce qui demande d'abord une certaine maturité psychologique qui accompagne une bonne estime de soi - maturité qui n'est peut-être pas gagnée d'avance non plus - tout passe par là... on n'en sort pas), savoir ce qu'on veut changer exactement et ensuite comment le faire. Après ça, il ne reste qu'à pratiquer - et avoir la discipline d'obtenir un résultat.

Mais. Mais mais. Ce serait cosmétique encore, cosmétique aussi, car à la superficie de l'être. Travailler sa beauté intérieure agit sur la voix (qui dévoile toutes les émotions et les états d'âme) et sur tout le reste, avec des résultats tangibles dans tous les domaines. Et finalement ça prend exactement le même temps. Comme il n'y a plus de temps à perdre, aller à l'essentiel me semble la seule voie valable.

Il faut faire presque autant d'efforts pour rater sa vie que pour la réussir. - John L. Mason




Que l'homme bon se lève

20 09 2009

Introduction au billet du jour. J'aime beaucoup Josée Blanchette. J'aime beaucoup la grande gueule Richard Martineau aussi. Je le lis depuis ses début dans Voir, je l'aime moins dans le journal de Mourial. J'ai souvent eu l'impression que l'une et l'autre ont écrit des choses qu'ils étaient venu chercher dans mon cerveau, comme. Non pas besoin de faire venir les hommes en blanc - c'est au sens figuré seulement.

Dans Châtelaine d'octobre 2009 l'article Choisir entre le BON, la BRUTE et le TRUAND de Josée Blanchette fait mouche encore une fois.

''Sauf quelques exceptions, j'ai eu beaucop de talents pour les choisirs pathétiquement perdus ou perdants. Ca en dit plus long sur moi que sur eux.''

En résumé : une fois c't'une fille qui s'est décidée à chercher l'homme bon. Pas bon avec tout le monde pour tout le monde, bon avec elle, pour elle.

Bon n'équivaut pas à ennuyant. Au contraire. Bon égal bon.

 

''Et ma devise désormais, je la tiens de Romain Gary: ''Il ne faut pas avoir peur du bonheur, c'est seulement un bon moment à passer''

Le blogue de Josée Blanchette :

causetoujours.chatelaine.com/joblo

 




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