On ne badine pas avec l'Amour

02 02 2010

L'estime de soi c'est bien beau, sauf que c'est très personnel, ça recouvre beaucoup d'autres sujets délicats et ça demande souvent un investissement personnel très privé (tout n'est pas bon à dire) et c'est un processus qui dure toute la vie.

Restons pratiques. Nous sommes à 12 jours de la Saint-Valentin. Plusieurs d'entre vous qui lisez ceci sont en recherche active de valentins ou de valentines (j'utilise l'expression homme-femme pour simplifier, en passant, pour simplifier un concept de couple qui englobe toute combinaison de deux adultes consentants humains).

Étant donné que le marché des célibataires est ce qu'il est, on peut penser, raisonnablement penser, qu'il y a une certaine effervescence à l'approche de la Saint-Valentin.

Il n'est jamais trop tard pour commencer à prendre soin de son estime de soi. Seulement un changement à 90 degrés d'ici le 14 février est peu probable, d'une part, et c'est souvent dans les petites choses de la vie pratique que les grands mouvements d'âmes prennent toutes leurs forces, d'autre part.

Scénario : nous sommes le 2 février et vous comptez bien vous fixer l'objectif de passer cette année la Saint-Valentin en charmante compagnie.

À cette idée vous stressez trop (peu importe les raisons).

Voici donc la trousse de dépannage d'urgence pour rencontres réussies. Oubliez tous les trucs de séduction pour séducteurs patentés : prenez une profonde respiration complète chaque fois que le stress vous submerge jusqu'à ce que vous ayez retrouvé votre calme et soyez simplement vous-même et poli.  

Parce que les trucs de séduction, on peut facilement se casser la gueule dessus. Exemple? Exemple. "Ayez le sens de l'humour". D'accord. Mais le sens de l'humour de l'un ne fait pas nécessairement rire l'autre. Faire rire est plus difficile que susciter n'importe quelle autre émotion et faire rire vraiment de bon coeur nécessite parfois une complicité ou du moins une connaissance de l'autre que l'on ne possède pas à la première rencontre. Sans parler de la gêne qui submerge les gens (enfin ceux qui ne sont pas narcissiques avec un grand N) et qui est bien... gênante pour commencer à faire des acrobaties sociales réussies.

 

La calme (relatif) et la politesse (absolue), qui ne riment pas nécessairement avec bonnet de nuit, vous l'aurez remarqué, sont des terrains propices au bon déroulement des nouvelles rencontres, qu'elles se terminent par la constatation qu'une chimie se forme, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, ou pas du tout. Dans un cas comme dans tous les autres, le calme (relatif) et la politesse (absolue) sont garants de préserver l'estime de soi des deux protagonistes, peu importe l'issue de la rencontre et même de leur faire passer un moment agréable (contrairement à certaines histoires que j'ai entendues, vraiment traumatisantes tant pour les hommes - qui n'osent pas souvent se plaindre que la colombe qu'il croyait aller rencontrer, leur a vraiment labouré l'estime de soi tel un vautour fondant sur sa proie comme s'ils n'étaient rien d'autres qu'un rat pas encore tout à fait mort à achever parce qu'il allait payer pour les autres, la minute que le pauvre type empêtré dans sa timidité avait fait un faux pas. Les ours mal-léchés affligés d'un machisme primaire peuvent aussi monter sur la première marche du podium.  Les Odieux Olympiques et les soldats de la guerre des sexes (ou du sexe si vous préférez). 

Sauf que la politesse c'est quoi au juste. Bin c'est le mode d'emploi pour interagir avec d'autres êtres humains de façon à obtenir des résultats optimaux sans rien briser.

C'est pas très compliqué.

Moins compliqué que le mode d'emploi pour monter les meubles Ikéa messieurs. Et mesdames.

Mais c'est pas très connu, et encore moins reconnu.

C'est quoi au juste la politesse?

Une entrée :

"La politesse, c’est très important, et on a tendance à l’oublier. C’est une vertu démocratique d’ailleurs. La politesse structure le lien social. La politesse constitue un code de communication en même temps. En fait, il y a quatre piliers du savoir-vivre, explique-t-on dans un " Que sais-je? " consacré à la question : la sociabilité, l’équilibre, le respect d’autrui et le respect de soi."

LA SUITE  ICI

 

 

 

 

 

 

 




Les transhumains

28 11 2009

Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas inspirée de l'émission par 4 chemins, mais je viens de le faire il n'y a pas une demi-heure (plus ou moins).

"Jacques Attali raconte ici l'incroyable histoire des 50 prochaines années telle qu'on peut l'imaginer à partir de tout ce que l'on sait de l’histoire et de la science. Il dévoile la façon dont évolueront les rapports entre les nations et comment les bouleversements démographiques, les mouvements de population, les mutations du travail, les nouvelles formes du marché, le terrorisme, la violence, les changements climatiques, l'emprise croissante du religieux viendront chahuter notre quotidien. 
 
Une brève histoire de l’avenir, Jacques Attali, Fayard"

Source

C'est quoi les tanshumains?

Bin tant qu'à piquer, j'ai piqué et repiqué, allez hop! et voilà, un bel extrait d'un article dont je vous met la source à la suite :

"une sorte d'avant-garde : les transhumains, soit une partie de la classe créative assurant la direction de l'Ordre marchand (entrepreneurs, inventeurs, artistes, financiers, dirigeants politiques), qui comprendra que l'espèce humaine ne survivra que rassemblée et pacifique. Ce groupe mettra en oeuvre les vertus du sédentaire (vigilance, hospitalité, sens du long terme) et du nomade (entêtement, mémoire, intuition). Ils réapprendront ensemble que transmettre est le propre de l'homme. Les femmes, qui monteront progressivement dans tous les compartiments de l'économie et de la société, seront plus naturellement transhumaines que les hommes tant "trouver son plaisir à faire plaisir est le propre de la maternité". Ils formeront une nouvelle classe créative, porteuse d'innovations sociales et artistiques, et non plus seulement marchandes.

Les transhumains mettront en place une économie de l'altruisme, de la mise à disposition gratuite, du don réciproque, du service public, de l'intérêt général - une économie qu'Attali qualifie de "relationnelle" où le profit ne sera plus qu'une contrainte et non une finalité. Partis politiques, syndicats sont les premières entreprises relationnelles ; les ONG avec La Croix-Rouge, Greenpeace, le WWF, Médecins sans frontières, et bien d'autres encore créées dans le Sud, ont aujourd'hui pris la suite. Parmi des centaines de milliers d'actions de ce type, Attali cite le cas de celle qui a permis de scolariser 90% des enfants et des adultes de Villa El Salvador, un bidonville de Lima. Ces ONG, entreprises relationnelles par excellence, continueront de s'épanouir en particulier dans le domaine de la microfinance.

La production de telles entreprises relationnelles est déjà évaluée aujourd'hui à environ 10% du PIB mondial, et sa part est en forte croissance. Son action est déjà à l'origine de concepts fondateurs (...)

SOURCE

De kecé ki parle lui ? Kicé ksé lui? Jacques Attali? De kecé ki nou vu? Té ki toé? Genre.

Non décidé

(pique et repique sont dans un avion...)

"Quand Jacques Attali nous parle des cinquante prochaines années

Peu importe la tendance politique à laquelle on appartient, il n’est pas inintéressant de lire ce que raconte un homme, reconnu unanimement brillant, sur les décennies à venir. Dans son dernier livre, Une brève histoire de l’avenir, Jacques Attali comprend le passé, décrypte le présent et projette le futur, offrant au lecteur, convaincu ou non, un éclairage pertinent sur l’avenir des hommes et sur celui de leur planète."

(...)

"Que raconte le livre ? La première partie retrace l’histoire du capitalisme, des débuts de l’humanité à nos jours. Elle décrit la respiration de l’Ordre marchand et la succession de ses différents coeurs au cours des mille dernières années : Bruges, Venise, Anvers, Gênes, Amsterdam, Londres, Boston, New York, et depuis 1980, Los Angeles. L’auteur analyse pour chacun d’eux les raisons de leur avènement, de leur destitution, l’intimité de leurs rouages. Il dégage leurs propriétés intrinsèques et extrinsèques, les influences qu’ils exercent, les contraintes qu’ils subissent, les stratégies qu’ils emploient, les technologies qu’ils investissent. Au terme de cette première partie, l’historien futurologue se lance dans une description effrénée des cinquante prochaines années sur tous les plans : économique, politique, diplomatique, écologique, scientifique, technologique, sociologique, psychologique et culturel.

Ainsi, la chute du dernier coeur de l’Ordre marchand et l’effondrement de l’empire américain d’ici vingt à trente ans laisseront place à une dixième forme, polycentrique ou multicoeur, que l’auteur intitule génériquement l’hyperempire. Les technologies permettront encore plus la délocalisation et l’ubiquité. La classe dirigeante, dont feront partie les hypernomades, aura les rênes d’entreprises protéiformes"

(...)

"

Les entreprises, quant à elles, seront des sortes de théâtres éphémères pour le consommateur moyen, appelé simplement nomade, dont on captera de plus en plus rapidement les exigences, et envers lequel le marché sera de plus en plus réactif. L’entreprise, sans patrie elle non plus, pourra aller et venir selon ses intérêts. Elle mettra en concurrence les Etats les plus accueillants. Ensuite, ces Etats s’effaceront, ou même se volatiliseront, sous la pression de ces empires dont nous connaissons déjà les noms : Mittal, Microsoft, Disney, LVMH, Walmart, etc. On verra l’apparition de monnaies privées : nos points cadeaux, nos cartes de fidélités, nos bons d’achats les préfigurent déjà. Le marché visera à intégrer le plus de pauvres possible, en leur vendant des microcrédits et des micro-assurances. Observez le concept de la Logane et particulièrement son succès imprévu en France, avec la vente de voitures aux moins riches.

D’autre part, le pouvoir sera plus que jamais aux mains des compagnies d’assurance, qui exigeront que chaque individu apporte la preuve de son assiduité à se rapprocher des normes édictées. L’hypersurveillance, qui va s’amplifier jusque-là, laissera place à l’autosurveillance. Notre obsession sera alors de mesurer notre environnement, de mesurer les paramètres de notre corps pour nous maintenir dans la norme du bien-être. Déjà, aujourd’hui, certaines compagnies offrent une réduction sur la prime d’assurance si nous prouvons, facture à l’appui, que nous consommons des produits alimentaires permettant de diminuer le taux de cholestérol.

Emergeront également de nombreuses institutions supra-étatiques, dans divers secteurs. Elles édicteront des règles incontestables"

SOURCE

"L'histoire singulière de l'Homo sapiens sapiens, premier homme moderne né il y a - 160 000 ans en Afrique, trouverait là son terme, non pas dans l'anéantissement comme dans les deux premières vagues de l'avenir, mais dans le dépassement, qui a toujours été une ressource des avant-gardes. "Alors, comme après la chute de l'Empire romain, renaîtront - sur les ruines d'un passé prometteur gâché par une trop longue série d'erreurs - une formidable envie de vivre, de joyeux métissages et des transgressions jubilatoires".

Cette hyperdémocratrie ne réalisera pas que des objectifs collectifs ; elle donnera aussi accès à des biens essentiels. Parmi ces biens essentiels, l'accès au savoir, au logement, à la nourriture, aux soins, au travail, à l'eau, à l'air, à la sécurité, à la liberté, à l'équité, à la dignité, aux réseaux, à l'enfance, au respect, au droit de quitter un lieu ou d'y rester, à la compassion, à la solitude, de vivre des passions simultanées, des sincérités parallèles, d'être entouré dans ces derniers jours.

Mais le principal de ces biens sera constitué de l'accès au bon temps, un temps où chacun vivra non pas le spectacle de la vie des autres, mais la réalité de la sienne propre. " Prendre du bon temps signifiera alors vivre libre, longtemps et jeune, et non pas, comme dans l'Ordre marchand, se hâter de "profiter".

Il y aura certes des tentatives de récupération du concept d'hyperdémocratie, à travers des mouvements religieux, des théologiens et autres gourous - voire certaines dictatures, qui tenteront d'instaurer un homme nouveau.

"Je veux pourtant croire qu'un jour, conclut Attali, bien avant la fin du XXIe siècle et malgré tant d'obstacles, de précipices vertigineux et de caricatures, l'hyperempire aura pris assez d'ampleur pour faire percevoir l'unité du monde sans être parvenu à détruire l'identité humaine (...) Je suis encore convaincu que les transhumains seront alors assez nombreux et organisés pour contenir la première vague de l'avenir et pour détruire la seconde. Je veux également croire que les dictatures caricaturant l'hyperdémocratie dureront moins longtemps que celles qui ont caricaturé le socialisme"."

SOURCE

 

 

 

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Une pensée pour Gilles Carles qui nous a quitté aujourd'hui.

"Tristesse dans le monde des arts"




L'incroyable force de l'habitude - la faire travailler pour soi

29 08 2009

L'émission de Jacques Languirand est passée du dimanche soir au samedi soir. Trop bien. Moi qui n'aime pas trop sortir le samedi soir parce que tout le monde le fait et que j'ai l'impression de me retrouver dans la foule des heures de pointes de la semaine et que le dimanche soir soit je m'endormais dessus parce que j'étais trop fatiguée, soit je l'écoutais jusqu'à minuit et trouvais que 6 heures venait vite, surtout pour un lundi matin.

Ce soir, entre autres choses intéressantes :

Le Pouvoir des habitudes positives : vingt et un jours pour changer votre vie

Par Dan Robey

Résumé :

Vous rêvez d'améliorer votre forme, vos relations avec les autres, vos succès professionnels ? Prenez de bonnes habitudes . Choisissez dans ce livre les domaines où vous souhaiteriez un mieux et en route ! Une minute de lecture trois semaines de pratique et c'est acquis pour la vie. Des études scientifiques pointues ont en effet prouvé qu'il suffit de 21 jours pour transformer une attitude répétitive en quasi-réflexe auquel vous n'aurez même plus à penser, et qui donnera des résultats remarquables. Des petits riens qui font toute la différence. L'habitude 20 vous fera économiser 1950 calories par semaine, la 49 vous permettra de mieux dormir, et la 36 (surprenante découverte) vous évitera peut-être la crise cardiaque. Mais ce n'est pas tout ! Vous apprendrez à juguler le stress, à reconquérir votre partenaire amoureux, à trouver les chemins de la réussite et de l'épanouissement personnel.


A propos de l'auteur :

Dan Robey, qui se consacre depuis vingt ans à des recherches intensives auprès de scientifiques, de médecins et d'experts en psychologie comportementale, vous propose ici un manuel qui va révolutionner votre destin.


Sommaire :

  • Qu'est-ce qu'une habitude positive ? Que peut-elle vous apporter ?
  • Passez en pilotage automatique !
  • Pour être en forme et en bonne santé
  • Pour réussir et avoir de meilleurs relations avec autrui



  • Dans quel monde vivons nous, M'ame Choze...

    10 05 2009

    Rouge à lèvres et noir et blanc

    Je viens d'entendre Languirand dire qu'il va parler ce soir d'un nouveau phénomène : la délinquance euh, sénile, ou tout au moins le contraire de ''juvénile''? Passons. L'idée est surtout que le phénomène de vieillissement de la population entraîne de nouvelles ''coutumes'' sociales au Japon : les gens font de la délinquance pour aller en prison, car là, ils sont certains d'avoir trois repas par jour, de la compagnie, etc.

    Étant donné que le phénomène de vieillissement de la population est mondial, il semblerait que ce soit une tendance à la hausse.

    Ma réflexion.

    Il y a maintenant toute une période où jadis on se préparait à mourir qui permet encore de longues années d'activités fructueuses. Mais encore faut-il que les intéressés ne se laissent pas enterrer vivants sous les anciennes habitudes de sociétés.  Tant qu'il y a de la vie, il y a moyen d'y prendre part, d'une façon ou d'une autre.




    Dans la série "Piqué à Languirand qui l'a piqué à" - ce soir par 4 chemins

    29 03 2009

    Deux heures consacrées à Carl Jung.

    http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/emission.asp?numero=26