Rodrigue, as-tu du Coeur?

07 02 2010

Écrivait Pierre Corneille circa 1636. Non, ignare, il ne jouait pas aux cartes avec son beau frère par correspondance, il écrivait des pièces de théâtre. Pardonnez-moi, c'est ce petit cupidon de malheur qui tente de se réintroduire dans le billet du jour, vu que c'est le mois de l'Amour. Sois gentil, tais-toi et va sucer le lait des bêtes sauvages, et leur décocher quelques flèches, hein, il n'y a pas que toi à représenter l'Amour, il s'agit de laisser de la place pour les autres un peu.

Flop, flop, flop, flop, flop, flop.

Bon.

Il s'est envolé.

On va pouvoir continuer tranquilles.

De nos jours, Pierre Corneille écrirait soit :

Rodrigue, as-tu un quotient émotionnel élevé?

ou

Rodrigue, as-tu le système cardiaque et le système intestinal bien réseautés avec le cerveau? 

 




Qu'est-ce que la séduction?

05 02 2010

Difficile à définir, la séduction.

La dernière fois que je me suis dit "sa compagne est chanceuse" c'était dans une aire de restauration rapide dans un des nombreux coins comme il en existe dans la ville sous-terraine la semaine dernière. 

Tentée par une assiette de sish-taouk je m'étais mise en ligne comme une bonne petite poupée russe en ayant rien d'autre à faire que d'observer le monde autour de moi. Que des femmes en ligne et que des hommes derrière le comptoir, tous des arabes pour bien faire et qui  ne savaient pas bien faire le service à la clientèle aux femmes. Ils auraient fait d'excellents chauffeurs d'autobus de la STM, pareils que les pures laines zoologiques dont le machisme personnel déborde de l'uniforme et de la fonction pour remettre les femmes "à leur place", surtout les vieilles dames sans défense. Comme celle qui était devant moi et qui a été à peine traitée comme un être humain (au resto rapide, non mais suivez-donc la conversation un peu!) alors que la jeune femme qui était devant elle avait reçue toutes les considérations (non, je ne suis pas raciste parce que, je ne crois pas - JE SAIS  - que tous les arabes ne sont pas pareils, et non, je ne suis pas sexiste parce que heureusement ce ne sont pas tous les québécois qui sont pareils non plus. Vive la différence.).

La jeune était contrariée par le comportement sexiste, la vieillle semblait malheureuse et impuissante à se faire entendre ou traitée correctement. Moi j'ai eu droit à plus de considération que la vieille, mais à moins que la jeune.

Pendant que j'attendais mon tour à la caisse, est arrivé un consommateur du genre sociable, un beau grand plutôt jeune homme, avec un sourire charmant, qui a salué cordialement et joyeusement les gars "salut les gars!" et de discuter de la dernière partie de je ne sais quel sport, moi les sports... au grand plaisir des "gars" derrière le comptoir. Ceux-ci sont devenus un peu plus personnels, moins raides, moins professionnels, ils ont commencé à s'exciter en parlant de la partie et ont commencé à avoir des comportements de contrôle machistes plus marqués sur les consommatrices (dont moi qui était en train de payer et qui voulait un verre d'eau) appuyés de mimiques de connivence avec le québécois consommateur. Sauf que lui a été impeccable. Il n'a pas embarqué dans le jeu, mais il n'a pas été moins amical avec "les gars". Rien ne s'est dit. Tout était dans le non-verbal, les regards, l'intensité et le ton de voix, le faciès, le ressenti qui transpiraît à l'extérieur, transparent. Ca se passait de commentaires, tout simplement et très efficacement. J'étais en train de me dire que ça n'avait aucun bon sens de revenir à l'époque où c'était normal dans la sphère sociale que les femmes soient traitées comme des inférieures aux hommes et je ne pensais pas que le le jeune homme (le québécois) y serait sensible. Pourtant oui. Je l'ai senti aussi choqué culturellement, je l'ai vu tiqué physiquement un peu, être agacé, mais il est resté poli et agréable socialement, comme moi. Conséquence : les "gars" derrière le comptoir se sont ajustés comme automatiquement sans rien dire non plus. Ils étaient plus polis avec les femmes. Peu importe comment cela devait choquer leur propres références culturelles, ils s'étaient ajustés. Il y a de l'espoir pour le vivre ensemble agréable, malgré les chocs culturels et les ajustements de part et d'autres. C'est tellement bon de le constater. 

C'était vraiment un beau moment à vivre, du point de vue humain. Quel homme! Quelle façon naturelle et agréable de s'affirmer sans agresser personne, ni se soumettre à quiconque. Juste d'être en sa présence c'était agréable. Oui, j'ai pensé que sa compagne avait bien de la chance, j'étais séduite. Mais bien trop jeune pour moi, le monsieur.

Il m'était arrivé souvent de devoir subir ces petits chocs culturels dans un autre restaurant de nourriture arabe où j'ai déjà vu des québécois, tous des vieux schnocks, jamais des jeunes, jamais, des jeunes, les jeunes québécois n'ont pas ça dans leur culture, heureusement, et pas tous les vieux par contre, heureusement, mais pas mal de vieux schnocks qui étaient juste trop contents de trouver des alliés pour mépriser les femmes de concert avec eux. En fait les vieux qui n'entraient pas dans le jeu étaient choqués et les très jeunes étaient indifférents, comme s'ils ne comprenaient pas ce qui se passait, comme si ces hommes leur parlaient une autre langue.

Bon, j'ai peur de faire passer (tous) les arabes pour des monstres, maintenant. C'est pourquoi, je crois, la plupart des gens se taisent, pour  ne pas faire de tort aux bonnes personnes. Par exemple ce chauffeur de taxi arabe beau comme un dieu à qui j'avais tapé une véritable crise de nerfs parce qu'il avait pris la voie élevée et que le taxi était pris dans le traffic de l'heure de pointe du matin, choix que je lui reprochais d'une façon vraiment hystérique. SPM + fatigue + manque de savoir vivre de ma part + stress intense. Une vraie peste. N'importe qui aurait ouvert la porte et m'aurait jettée en dehors de la voiture, mais il n'était pas n'importe qui. Il s'est retourné, il m'a regardée, et dans ses yeux, j'ai vu qu'il voyait la souffrance que j'exprimais et non la bourde sociale que j'étais en train de commettre.

Il m'a calmée en me parlant doucement et en me souriant. À aucun moment, je n'ai senti qu'il se sentait ma victime où qu'il me jugeait.

Ca aussi c'était fort. Ca aussi ça entre dans ce qui est très séduisant chez un homme. Lui ausis on peut dire que sa compagne est chanceuse. Etre écoutée, entendue, se dire les vraies affaires, avoir une véritable communication qui mène à la solution du conflit/problème.

Dans le calme, je me suis spontanément excusée d'avoir crié et je lui ai dit calmement que je croyais quand même qu'il n'avait pas fait le bon choix, que je serais en retard au travail, et que je n'étais pas contente, et il a dit que j'avais droit à mon opinion, mais qu'il croyait qu'il avait fait le bon choix pour se rendre le plus rapidement posssible, que ça n'aurait pas été plus vite par un autre chemin, et que de toute façon, "qu'est-ce qu'on peut faire maintenant, ça ne sert à rien de vous mettre dans cet état, vous allez vous rendre malade.  La seule chose qu'on peut faire c'est que je ne vous fasse pas payer la course si vous croyez vraiment que j'ai fait une erreur."

J'ai dû remonter loin pour la retrouver cette expérience là, mais ça vaut la peine de s'en souvenir. 




On ne badine pas avec l'Amour

02 02 2010

L'estime de soi c'est bien beau, sauf que c'est très personnel, ça recouvre beaucoup d'autres sujets délicats et ça demande souvent un investissement personnel très privé (tout n'est pas bon à dire) et c'est un processus qui dure toute la vie.

Restons pratiques. Nous sommes à 12 jours de la Saint-Valentin. Plusieurs d'entre vous qui lisez ceci sont en recherche active de valentins ou de valentines (j'utilise l'expression homme-femme pour simplifier, en passant, pour simplifier un concept de couple qui englobe toute combinaison de deux adultes consentants humains).

Étant donné que le marché des célibataires est ce qu'il est, on peut penser, raisonnablement penser, qu'il y a une certaine effervescence à l'approche de la Saint-Valentin.

Il n'est jamais trop tard pour commencer à prendre soin de son estime de soi. Seulement un changement à 90 degrés d'ici le 14 février est peu probable, d'une part, et c'est souvent dans les petites choses de la vie pratique que les grands mouvements d'âmes prennent toutes leurs forces, d'autre part.

Scénario : nous sommes le 2 février et vous comptez bien vous fixer l'objectif de passer cette année la Saint-Valentin en charmante compagnie.

À cette idée vous stressez trop (peu importe les raisons).

Voici donc la trousse de dépannage d'urgence pour rencontres réussies. Oubliez tous les trucs de séduction pour séducteurs patentés : prenez une profonde respiration complète chaque fois que le stress vous submerge jusqu'à ce que vous ayez retrouvé votre calme et soyez simplement vous-même et poli.  

Parce que les trucs de séduction, on peut facilement se casser la gueule dessus. Exemple? Exemple. "Ayez le sens de l'humour". D'accord. Mais le sens de l'humour de l'un ne fait pas nécessairement rire l'autre. Faire rire est plus difficile que susciter n'importe quelle autre émotion et faire rire vraiment de bon coeur nécessite parfois une complicité ou du moins une connaissance de l'autre que l'on ne possède pas à la première rencontre. Sans parler de la gêne qui submerge les gens (enfin ceux qui ne sont pas narcissiques avec un grand N) et qui est bien... gênante pour commencer à faire des acrobaties sociales réussies.

 

La calme (relatif) et la politesse (absolue), qui ne riment pas nécessairement avec bonnet de nuit, vous l'aurez remarqué, sont des terrains propices au bon déroulement des nouvelles rencontres, qu'elles se terminent par la constatation qu'une chimie se forme, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, ou pas du tout. Dans un cas comme dans tous les autres, le calme (relatif) et la politesse (absolue) sont garants de préserver l'estime de soi des deux protagonistes, peu importe l'issue de la rencontre et même de leur faire passer un moment agréable (contrairement à certaines histoires que j'ai entendues, vraiment traumatisantes tant pour les hommes - qui n'osent pas souvent se plaindre que la colombe qu'il croyait aller rencontrer, leur a vraiment labouré l'estime de soi tel un vautour fondant sur sa proie comme s'ils n'étaient rien d'autres qu'un rat pas encore tout à fait mort à achever parce qu'il allait payer pour les autres, la minute que le pauvre type empêtré dans sa timidité avait fait un faux pas. Les ours mal-léchés affligés d'un machisme primaire peuvent aussi monter sur la première marche du podium.  Les Odieux Olympiques et les soldats de la guerre des sexes (ou du sexe si vous préférez). 

Sauf que la politesse c'est quoi au juste. Bin c'est le mode d'emploi pour interagir avec d'autres êtres humains de façon à obtenir des résultats optimaux sans rien briser.

C'est pas très compliqué.

Moins compliqué que le mode d'emploi pour monter les meubles Ikéa messieurs. Et mesdames.

Mais c'est pas très connu, et encore moins reconnu.

C'est quoi au juste la politesse?

Une entrée :

"La politesse, c’est très important, et on a tendance à l’oublier. C’est une vertu démocratique d’ailleurs. La politesse structure le lien social. La politesse constitue un code de communication en même temps. En fait, il y a quatre piliers du savoir-vivre, explique-t-on dans un " Que sais-je? " consacré à la question : la sociabilité, l’équilibre, le respect d’autrui et le respect de soi."

LA SUITE  ICI

 

 

 

 

 

 

 




L'Amour romantique serait-il un leurre? (En tant que promesse de bonheur absolu.)

01 02 2010

Maquillage artistique

Certainement pas plus qu'une boîte de chocolats et qu'un bouquet de roses rouges. L'inconscient ne choisit pas ses symboles au hasard.

On aime ça quand même, et on veut recommencer. On sait qu'une fois le chocolat consommé, le parfum de la rose fanée évanoui, le corps et l'esprit auront été nourri. Le chocolat et le parfum des roses possèdent un réel pouvoir pour faire voir la vie en .... rose, et en jouir. Ce n'est pas parce que ça arrête que ça n'a jamais existé ni que les effets ne se font pas sentir à court, moyen et long termes.

Ceci dit, il reste que l'amour romantique semble n'être utilisé que comme un simple, le plus simple possible, vecteur entre un homme et une femme. plutôt qu'en tant que l'interface sensible qu'il aurait l'occasion d'être, où les différences se rencontrent véritablement dans une relation signifiante et regénérante en profondeur pour tout l'être au lieu de se contenter d'être généralement  circonscrite à une région génitale bien spécifique et survalorisée par rapport aux autres aspects de la relation, tant sexuelle qu'émotionnelle.

Pourquoi se priver ? Je vous le demande.   

 




Aimer les autres comme soi-même. On s'en fout qui a dit ça.

01 02 2010

Ca y est le mois de l'Amour est commencé.

Une grande part des deux prochaines semaines sera utilisée par Cupidon pour préparer une Saint-Valentin (sauf exception) digne de ce nom et pas bâclée à la dernière minute un 13 février (date porte-malheur).

*

L'amour, donc.

Aimer.

Aimer les autres comme soi-même.  S'il n'y a pas d'amour de soi, il n'y a pas d'amour des autres possible.

Je ne parle pas d'onanisme au sens "masturbation solitaire" du terme, non, je m'en bran... balance de votre auto-érotisme, il s'agit de quelque chose de plus fondamental : l'estime de soi.

"Que reste-t-il de l’humain blessé, humilié, vaincu parfois mais vivant ? Que reste-t-il de nous après nos échecs, après nos erreurs et après nos sentiments de culpabilité ?? Il reste cette partie noble de nous, celle qui continue à croire, à vivre et qui va assurer la suite. Cette partie dont nous ne pouvons pas vivre sans. Cette partie est l’estime de soi.

L’estime de soi n’est pas d’avoir des idées positives sur soi même, n’est pas l'égoïsme, arrogance, prétention, narcissisme, un sens de supériorité. Les individus avec l'estime de soi pauvre ou défensive tentent de prouver à eux-mêmes leurs valeurs, à impressionner les autres, arrogance et mépris. Ils manquent généralement de confiance en eux-mêmes, et doutent de leur valeur et sont peu disposés à prendre des risques ou de s’exposer eux-mêmes à l’échec."

SOURCE

Pas de confiance en soi, pas de relation satisfaisante à soi et aux autres.

Juste un mode de survie dans l'ego pour tenter de tenir à distance ou tenter de rabaisser les autres au niveau du peu d'estime de soi.




La gratitude et la culture du jardin secret. La seule chose qui ne change pas c'est le changement

28 01 2010

Selon les théories de Robert Emmons (entre autres) être envieux constitue un autre opposé à la gratitude.

En effet, j'ai constaté qu'il est très facile de se mettre à envier les avantages du voisin, surtout si l'on croit (à tort ou à raison) que ces avantages nous rendraient la vie plus aimable.

Il est plus facile de rester assis sur ses lauriers au beau milieu d'un jardin en friche en admirant la verdeur de la végétation de ceux des autres que de se lever, enlever les pierres du nôtre, bêcher, creuser les sillons, semer, cultiver avec soins et intelligence, ramasser et engranger les récoltes.

La gratitude de la reconnaissance du jardin secret permet de vivre activement sa vie, évite la passivité, le défaitisme et l'insatisfaction perpétuelle, provoque l'épanouissement personnel et l'actualisation du potentiel ce qui résulte en une profonde satisfaction face à la vie.

On peut ressentir de la gratitude du seul fait d'être informés et d'être conscients d'avoir le choix de faire l'effort de recentrage sur soi (en lien avec le monde)  et sur son pouvoir presonnel à travers la gratitude au lieu de se laisser tomber dans la facilité d'envier l'autre (sans savoir la réalité de l'autre) ou pire, d'en faire le bouc émissaire de tous nos problèmes.

Parce que l'abattage du bouc émissaire, cette "solution" à notre souffrance est une impasse, alors que la culture du jardin secret nous permet non seulement d'éviter l'impasse, mais de régler nos véritables problèmes et de nous procurer d'innombrabres occasions de joie, de bonheur, de jouissance.

Quand à la souffrance, elle fait partie de la vie, et est inévitable et peu importe si l'on se crée des occasions de souffrance (souffrir et/ou faire souffrir) maximales ou minimales. Seulement, je ne vois pas l'intérêt de faire des choix qui accroient la souffrance si on a l'occcasion d'agir pour en vivre et en faire vivre un minimum.

Que les maso se rassurent : il en restera toujours assez pour tout le monde, même si on cultivait tous notre jardin secret et que l'on vivait dans une satisfaction profonde et harmonieuse la plupart du temps.  Et pourquoi? Parce que, selon les bouddhistes, il (n')existe (que) trois malheurs inévitables : La mort, la maladie, et le fait d'aimer et de ne pas être aimés en retour. Tout le reste est créé par l'Homme. Alors qu'il s'agirait de supporter sa souffrance sans la multiplier pour la ramemer à sa plus simple expression, qui d'ailleurs, pointe toujours automatiquement vers son contraire, là où on a véritablement la chance de ne pas souffrir.

La plupart du temps cette souffrance au lieu d'être accueuillie, assumée, écoutée, et respectée comme faisant partie du processus qui mène vers plus, est dissipée et explose dans la recherche agressive d'un bouc émissaire. Quelqu'un doit expier la souffrance ressentie, quelqu'un doit payer, c'est la (fameuse) faute de l'autre, des autres qui nécessite un bouc émissaire pour gérer les désagréments et les complexités de la vie.  

Mais la violence est inutile comme modus operandi ordinaire pour régler les problèmes.

"(...) perversion du discours : tous les coupables se veulent, à notre époque, des victimes innocentes! Mais la Révélation progresse quand même : plus la violence s'aggrave, plus le sacrifice devient absurde ; plus il est évident que les victimes sont innocentes, plus il devient clair que la violence est inutile." - René Girard

René Girard à travers sa connaissance de la littérature a dégagé trois observations pertinentes sur l'évolution des sociétés humaines depuis l'avènement du christianisme. Brillant, vraiment.

 




Comme une colimaçonne en hiver qui glisse sur le terrorisme émotionnel sans se couper

26 01 2010

Chaque hiver j'ai l'impression de me retirer dans ma coquille et de faire un tour sur moi-même comme en vrille et comme en rêve, au ralenti, un peu plus profondément, je creuse ma vie. Un tour d'évolution. Nous évoluons en spirale paraît-il. Plaît-Il? Que ça vous plaise ou pas, c'est comme ça. J'y peux rien, vous n'y pouvez rien. Au dernier tour, quelle température fera-t-il le lendemain? Parce que le monde continuera à tourner sans moi. Dur à croire, mais c'est comme ça. Tombera-t-il une petite neige douce qui sent bon? Fera-t-il beau soleil et chaud ? Je ne suis ni triste ni nostalgique. Je suis simplement de plus en plus consciente que j'achève et bien sûr j'ai encore peur de la mort, mais je me sens de plus en plus prête, à mesure que je m'approche de ma date d'expiration et en même temps, je m'énerve moins avec la vie et je savoure plus le moment présent. Chaque âge a ses plaisirs.

Je suis moins exposée au terrorisme émotionnel. Comme un escargot, qui paraît-il peut se déplacer sur une lame de rasoir sans se couper. Je n'ai jamais fait l'expérience et ne comptez pas sur moi pour la faire non plus ou pour suggérer à quiconque de se lancer.

Mais je vous vois les yeux, là, vous être restés saoulés au scotch (scotchés comme disent les fronçais. Expression remaniée par l'office de la langue française de votre colimaçonne préférée - vous en connaissez d'autres?) par l'expression "terrorisme émotionnel".

Je vais vous faire une définition courte. Lente mais courte.

Terrorisme émotionnel : Action violente visant à détruire la bonne humeur, le bonheur, la sérénité, l'équilibre émotionnel ou la santé mentale d'une autre personne ou d'un groupe de personnes généralement dans le but de "gagner". Consciemment ou inconsciemment.

Par exemple?

Par exemple, la gratitude.

Certaines personnes ne peuvent supporter la gratitude (la vraie affaire, là, pas la manipulation. Je sais, il s'agit de bien distinguer le vrai du faux, ce qui n'est pas toujours gagné d'avance, la voie, selon les sage, la voie est mince comme le fil du rasoir. C'est comme ça. Nous l'avons vu plus haut.)

Il faut absolument qu'ils tentent de détourner les bons sentiments, qu'ils les brisent, qu'ils renversent les pôles de l'énergie pour en faire une force négative. Ils s'essayent, parfois, souvent, ils réussissent et tout le monde se sent mal. C'est pourquoi en général, ils sont qualifiés de tordus.

Et bien maintenant je les regarde se tordre et ça m'affecte moins.

J'ai enfin réussi à maîtriser le jiu-jitsu psychologique qui consiste à ne pas se laisser blesser sans pour autant agresser.

Hum....




Sexe tartare

23 01 2010

La dernière partie de ma vie se passera, grand bien m'en fasse - merci la Vie! - dans un état moindre de grande naïveté. Je ne me fais pas trop d'illusion, cependant. Je mourrais probablement plus naïve que la moyenne des ourses. Mais moins que durant la première partie de ma vie. Dans mon cas c'est déjà un grand pas.

- Quel rapport avec le titre ?

- Le service est lent... y a des escargots en entrée...

- Il  n'y a qu'une table et ça prend deux éternités pour la mettre!

- Heureusement qu'en plus y a rien à faire cuire, parce qu'on ne seraient pas sortis de l'auberge, hargn, hargn, hargn.

- Si t'es pas pour écrire sur le cul avec un titre pareil, pauv' fille, dégage le plancher, on est là pour le sexe, Miss Tarte-tarte. 

Silence dans la salle!

Non mais.

La tendance Slow-Sex vous en avez jamais entendu parler?

Peu importe.

Ce n'est pas au menu du jour.  Aujourd'hui c'est du sexe cru que je ne trouve pas apétissant qui est servi.

Dans ma grande naïveté j'ai toujours cru que j'aimais le sexe.

Je ne m'étais jamais posé de questions parce que je fondais cette croyance sur les expériences plaisantes seulement (et les autres étaient étiquettées "erreurs de parcours", pas classifiées sous la même rubrique que les expériences plaisantes).

C'est dans ce domaine que j'ai le plus souvent écouté mon corps, je n'avais pas tellement le choix :  fortes attractions ou répulsions puissantes. La norme : expériences rares mais intenses plutôt que nombreuses et banales - quelques exceptions. Movitée par l'amour avec un Grand A au mieux, par l'amour amitié au pire.  Rarement par curiosité ou simple appétit sexuel : beaucoup trop hypersensible. Bref,  je ne faisais strictement que ce qui me plaisait quand ça me plaisait avec qui j'aimais et je ne comprenais pas que le sexe pouvait dégoûter qui que ce soit.  En fait je ne comprenais pas que des gens pouvaient faire des choses qu'ils n'aimaient pas, qui pouvaient les dégoûter. Du moins, pas à répétition. Dans mon cas je préférais l'abstinence à l'absence d'intensité, alors le dégoût... Certes, je me suis sans doute beaucoup plus abstenue que la moyenne des lapines, mais du moins n'avais-je pas le sentiment intime de ne pas aimer le sexe. Ou que le sexe était sale, gras, dégoûtant, écoeurant.

 Jusqu'à dernièrement.

J'ai eu l'impression de découvrir tout à coup pourquoi le sexe écoeure le monde. Je pense que c'est à force de m'en faire mettre sous le nez, dans cette société, n'importe quand, n'importe comment, par n'importe qui, tout le l'temps. Mal apprêté, trop apprêté, pas assez apprêté. Des sortes d'incessants attouchements psychologiques non désirés. Trop crûment surtout. Le sexe tartare quand t'as même pas une petite pointe d'excitation - et même dans mon cas, ça ne suffit pas, j'ai besoin d'une véritable relation avec un humain signifiant (mâle, l'humain) pas nécessairement l'amour passion, ne serait-ce qu'un lien d'amour-amitié dans une relation pas nécessairement d'engagement total, ou bref comportant un sentiment réciproque réel de prendre l'autre en considération comme être humain - une qualité certaine à ce niveau là. Alors le cru sans considération pour l'autre autre que l'utiliser comme objet sexuel, et non, je ne parle pas que de misogynie, les homosexuels le font aux hommes aussi, utiliser l'autre au lieu d'être en relation avec, doublé du sexe cru, ça m'écoeure.

J'ai découvert ça en tentant de retrouver une libido - qui semblait avoir foutue le camp avec un voilier d'oies sauvages - en lisant de la littérature érotique pour femmes : Nouvelles érotiques de femmes par Julie Bray. Pas ma tasse de gras.  Ca m'a donné mal au coeur en fait.  Je ne me reconnaissais pas dans les maudites cochonnes débridées aux fantasmes vulgaires (oui ma chère, c'était d'un vulvegaire, je vous dis!) et aux appétits tous plus grossiers, voire grotesques, les uns que les autres qui s'enfilaient (!) dans ces nouvelles.  Or, il faut pouvoir s'identifier à l'héroïne pour vraiment apprécier une fiction. Pas capable. Je ne me reconnaissais pas du tout.

Bon, que je me suis dit : c'est mal écrit.

Et j'ai tourné la page.

Puis je suis tombée, au hasard d'un battage plublicitaire, sur ça. Pour ceux qui ne lisent pas l'anglais, c'est ça.  Écriture hors du commun, paraît-il. Je commence à lire, surtout par curiosité, certaine que le contenu "pour adultes" ne me ferait pas ciller d'un cil, et peut-être d'un poil plus que ma précédente tentative. Et bien, devinez quoi? J'ai lu 405 pages. La plupart des fois, c'est écrit trop "gras", j'ai eu mal au coeur.

Décidément, est-ce que le sexe me dégoûterait? Je ne me reconnais plus. Est-ce grave, docteur?

- Pas plus grave que le fait que la nourriture parfois me dégoûte tout autant, bien que par ailleurs me nourrir me procure des jouissances exquises. C'est comme ça. Votre heure de consultation est écoulée. Veuillez payer mes honoraires à ma secrétaire en sortant, et pensez la prochaine fois à enlever vos chaussures boueuses avant de vous étendre sur le divan.

D'accord.

Mais je me sens mieux parce que, l'esprit humain étant ce qu'il est, je ne pouvais plus penser à un éventuel rapport sexuel avec un éventuel être aimé (d'amour ou d'amitié, peu importe) sans que le coeur me lève.

Maintenant, je sais que l'appétit vient seulement en mangeant ce qu'on aime.  Ouille! J'espère que le jeu de mot n'aura pas, n'est-ce pas...




Amazing Grace

21 01 2010

 

C'est fou quand on commence à penser à la gratitude comment les occasions de dire merci sortent de partout!

Les États-Unis et Haïti par exemple. C'est étonnant qu'ils se soient mobilisés dans un seul but de solidarité internationale. 

Ce qui est étonnant aussi c'est comment tout le monde s'est empressé de critiquer les states (moi la première) pour leur intervention en Afganistan et durant l'ouragan Katrina (ouragan ou ouragane, coup donc?) et que personne ne souffle mot concernant leur réaction étonnante face au malheur qui frappe la perle des Antilles.

J'ai entendu une critique cependant : l'armée américaine était armée.  Heu?! Mais encore? Où est le problème? En général, les armées sont armées. C'est pas comme s'ils étaient débarqués en mitraillant tout ce qui bouge pour régler le problème.

Et puis faudrait pas tomber dans l'angélisme. Les humains sont des êtres humains, et oui, il se trouvent que ceux qui sont victimes du sort  peuvent AUSSI faire du tort, bien qu'ils soient toujours, la plupart du temps, une minorité que doit subir la majorité. 

Les prisons ont été détruites je le rappelle. Ce qui fait que des gens dangeureux courent sans doute en ce moment dans la nature et qu'il s'agit de protéger les innocents.

Quelques cas ont été rapportés d'hommes qui violentaient pour s'approprier de l'eau et des vivres, et qui s'en prenaient aux femmes et aux enfants : aux plus faibles, quoi.

Le peuple Haïtien a déjà assez souffert comme ça.

L'aide humanitaire passe aussi par la capacité à organiser les secours, et c'est le rôle de l'armée, ainsi que de garantir l'ordre et la paix nécessaire pour sauver le plus de personnes possibles.

Alors de grâce...Rendons à César... 

 

 

 

 




Krite Groumpf hum gn, de kessé et autres onomatopées de la pensée en action

20 01 2010

Oui, oui, les petits mécanismes délicats du cerveau font du bruit quand ils fonctionnent.

Quand ils fonctionnent.

Enfin, il y en a qui sont silencieux, mais la plupart font du bruit.

 

Même que le bruit est souvent confondus avec la pensée.

 

Ceci dit, voici mes petits bruits de réflexions suite à la lecture de Merci! Quand la gratitude change nos vies! et de la partie qui traite des obstacles à l'expérimentation de la gratitude (la vraie affaire là, pas l'adaptation à du contrôle) pour un individu.

J'ajouterais deux obstacles :

- une mauvaise hygiène/santé (les deux sont liés) mentale;

- une mentalité de bandit;

 - l'erreur humaine. Mais ça c'est un obstacle à tout, alors ça compte pour zéro, le chiffre de l'infini. Et comme on a une fabuleuse occasion d'apprendre de ses erreurs, c'est pas véritablement un obstacle, mais plus une fatalité.

C'est tout pour aujourd'hui. Vous avez le reste de la journée libre. Cool




La thèse et l'antithèse

17 01 2010

Merci! Quand la gratitude change nos vies de Robert Emmons, suite du résumé.

La gratitude existe, donc forcément l'ingratitude aussi.

Emmons fait une différence entre l'absence de gratitude et l'ingratitude.

L'absence de gratitude a pour cause l'ommission, la passivité ou l'oubli.

Il y a plusieurs causes à l'ingratitude, qui impliquent toutes au moins un élément négatif :

- Le parti pris négatif (gna) (grrr) (pfft)

- L'incapacité d'admettre la dépendance et/ou l'interdépendance (admettre que l'on ne se suffit pas à soi-même) (ce qui s'illustre dans la phrase "mordre la main qui a nourrit", ou dans l'aversion, voire la haine (injustifiée) pour le(s) bienfaiteur(s) )

- Quand le donateur a également nui au bénéficiaire (ou que le bénéficiaire perçoit (faussement) qu'il l'a fait)

Extrait d'un passage intéressant :

"Les sentiments alternant entre chaleureuse acceptation et ressentiment tenace ont de grandes chances de survenir dans toute relation durable psychologiquement importante.

Quelle est la réponse appropriée quand on se sent à la fois fâché et redevable ? (...)" L'amour, l'angoisse, la colère et même la haine, se trouvent quelquefois suscités par une seule et même personne ce qui entraîne invéritablement des conflits douloureux", a observé le pédopsychiatre John Bowlby. (...)

Dans les longues relations où les partenaires se blessent inévitablement l'un l'autre à un moment donné, le pardon est l'un des plus grands cadeaux qu'ils puissent s'offrir. Un participant a écrit : "Il n'y a pas très longemps, j'ai fait une chose qui, j'en suis sûr, a profondément blessé ma femme. Cela m'a pris un moment pour admettre mon acte et demander son pardon. Ce qui m'a sidéré a été sa bonne volonté à pardonner et à dire : "Allez, c'est du passé." Le don du pardon est vraiment l'un des plus grands que l'on puisse recevoir."

- Quand le don est fait pour contrôler et/ou dominer (cadeaux inapropriés, disproportionnés, et/ou services rendus avec arrières-pensées, obligations, "agenda-caché" qui viennent avec) ou faussement perçu comme tel

- La pensée comparative (la fameuse herbe toujours virtuellement plus verte chez le voisin)

- Perceptions victimaires. (Pas un déni que des victimes (et donc des "bourreaux") existent.)

Autre extrait intéressant :

"Dans une critique décapante du domaine de la psychologie professionnelle, Tara Dineen (elle-même psychologue diplômée) écrit qu'une partie de l'industrie de la psychologie a "fabriqué des victimes", encourageant les patients à se voir comme des marchandises endommagées devenues la proie de la victimisation aux mains des autres, que ce soit des parents, des conjoints, des collègues, ou la société dans son ensemble. Selon sa thèse, la culture dans laquelle nous vivions encourage à désigner les autres comme cause de nos problèmes tout en minimisant la responsabilité personnelle. Sans rejeter les cas indéniablement affreux de nombreuses personnes, à mon sens, la perception victimaire est devenue une identité fréquemment adoptée dans la culture contemporaine."

- Quand quelqu'un croit qu'il est normal que tout lui soit dû (ex : les enfants, les personnalités narcissiques - attention : ne pas confondre avec les comportements narcissiques de Monsieur et Madame Tout-le-Monde : les narcissiques pour simplifier, se pensent tout simplement trop extraordinaires pour éprouver de la gratitude envers quiconque.)

*

Il y a des façons de prendre l'habitude de la gratitude malgré les obstacles. Robert Emmons explique pourquoi et, beaucoup plus utile, : comment.




Le coeur a ses raisons

13 01 2010

que la raison ne connait pas? Plus maintenant.

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RECEVOIR DE LA GRATITUDE

"D'habitude, comme le treuil de sauvetage est placé sous l'avant, nous ne voyons pas les gens qui remontent dans la plate-forme de récupération jusqu'à ce qu'ils apparaissent soudain ici à cette porte. Vous regardez par-dessus votre épaule droite et vous voyez leur visage, leur expression de soulagement. Et tout ce qu'ils veulent, c'est aller vers vous et presque - certains le font - vous serrer l'épaule et juste dire : "Merci!" Il n'y a sans doute rien au monde qui vaille cette sensation. Elle est indescriptible."

Ce sont les paroles d'un lieutenant des gardes-côtes dont l'équipe a secouru près de deux cents victimes de l'ouragan Katrina, recueillis sur le toit de leur maison ou dans les eaux de l'inondation durant les jours qui ont suivi la tempête dévastatrice. Son témoignage révèle que le fait de se trouver du côté récepteur de la gratitude constitue une expérience intense. Nous nous sentons bien quand nos efforts sont reconnus avec gratitude, et blessés quand ils ne récoltent qu'indifférence, remerciements présentés à contrecoeur, ou ingratitude. Cependant, recevoir de la gratitude produit un effet dépassant la satisfaction émotionnelle ou cognitive de savoir que nous avons contribué à une chose utile. La recherche moderne dans le domaine récent de la neurocardiologie propose une étonnante base physiologique afin d'expliquer pourquoi le fait même d'être l'objet d'une reconnaissance sincère entraîne un bienfait physiologique.

Les chercheurs - comme nous l'avons vu - ont démontré que la gratitude et les émotions positives connexes d'amour et d'appréciation sont associées à un schéma régulier, ordonné et cohérent du rythme cardiaque (voir fig.3.1.). Mais il n'avait pas été mentionné que le coeur lui-même engendre un champ électromagnétique. En fait, de tous les organes, c'est le plus puissant générateur d'énergie électromagnétique dans le corps humain, produisant le plus large champ électromagnétique rythmique. Son champ électrique a une amplitude environ soixante fois supérieure à celle du cerveau.  De surcroît, son champ magnétique est plus de cinq mille fois plus puissant que celui produit par le cerveau et peut être détecté à plusieurs trentaines de centimètres tout autour des corps avec un magnétomètre. Stimulées par les résultats montrant que les différents états émotionnels d'une personne modulent son champ cardiaque, plusieurs études ont maintenant des données solides étayant la notion que le champ électromagnétique engendré par le coeur pourrait réellement transmettre des informations recevables par d'autres.

Par exemple, quand deux personnes se trouvent à une distance normale de conversation, le signal électromagnétique engendré par le coeur de l'une peut influencer le rythme cérébral de l'autre. Quand l'une produit un rythme cardiaque régulier, la synchronisation, ou harmonisation, entre ses ondes cérébrales et le rythme cardiaque d'une autre a plus de chances de se produire. Cet effet a été mesuré entre des personnes séparées par une distance allant jusqu'à un mètre cinquante. Cette forme profonde de communication établit une connexion sincère entre les gens, aboutissant à diverses perceptions, dont celle d'être vraiment compris et apprécié par l'autre. Ainsi, quand une personne nous exprime une réelle gratitude, nous avons le potentiel de ressentir toutes sortes de bienfaits, amenés par cet échange d'énergie électromagnétique. L'élément déclenchant cet échange d'énergie est le rythme cardiaque régulier produit par les sentiments reconnaissants. En revers de la médaille, une force aussi puissante peut également repousser, ce qui expliquerait pourquoi nous éprouvons une antipathie immédiate pour quelqu'un que nous connaissons à peine et également pourquoi, sur le plan physiologique, les perceptions d'ingratitude sont si profondément désagréables. Ces travaux d'investigation, au stade préliminaire, n'ont pas encore vu le jour dans des revues scientifiques rigoureusement examinées par des spécialistes. Mais ils sont fascinants et concordent avec l'expérience courante.

Depuis des millénaires, on a considéré le coeur comme la source première de l'esprit, le siège des émotions et la fenêtre de l'âme. Pratiquement toutes les cultures à travers le monde utilisent le mot coeur pour décrire une chose primordiale, essentielle ou fondamentale. "La gratitude est la mémoire du coeur", dit un adage italien. Il s'agit là d'une réalité que la recherche expérimentale est aujourd'hui capable de vérifier.

Extrait de Merci! Quand la gratitude change nos vies de Robert Emmons

*

Petit récapitulatif :

1) Pour être en mesure de connaître et reconnaître la gratitude, un être doit posséder un certain degré d'habiletés cognitives et un certain niveau de maturité affective.

2) Ressentir de la gratitude est une expérience hautement gratifiante.

3) être l'objet de gratitude est aussi une expérience hautement gratifiante.




Voir sa vie à moitié pleine - et une p'tite surprise au fond de la boîte

11 01 2010

Plutôt qu'à moitié vide, ça change quelque chose à la moitié restante, celle qui fait suer tout un chacun : bon à savoir.

Tiens, si ça vous tente d'aller feuilleter Merci! Quand la gratitude change nos vies

En passant.

J'ai lu la moitié du livre et à date, outre le fait que j'ai été impressionnée par la préface d'Alexandre Jollien, hyper callé en philosophie, outre que cette moitié de livre est vraiment bien pleine à craquer de faits objectifs, je retiens surtout que le principal atout de la gratitude est LA RECONNAISSANCE de ce qui est bon dans ce que l'on vit. Autrement, ce serait comme qui mangerait sans pouvoir capter les saveurs.

Et puis tiens! Je vous sers un petit coup d'un de mes passages préférés.

"Vous soulevez peut-être déjà certaines objections concernant une approche de la vie imprégnée de reconnaissance. J'ai entendu les protestations suivantes : Dans le monde d'aujourd'hui, la gratitude n'est-elle pas d'une naïveté excessive? C'est très bien pour la sentimentalité banale - mais dans les dures réalités de la vie? Ignore-t-elle la tragédie et la souffrance? Si j'éprouve de la gratitude pour ma vie, ce contentement ne risque-t-il pas de saper tout esprit d'initiative et de changement? Les gens reconnaissants se satisfont-ils trop du statu quo? La gratitude affaiblit-elle l'autonomie et la volonté personnelle d'entreprendre de grands efforts? Puis-je à juste titre ne pas ressentir de gratitude même si l'on a été bon envers moi? Et les gens qui m'ont fait du mal, mais par ailleurs m'ont aussi procuré des bienfaits? Comment vais-je résoudre ce  conflit?

Un esprit curieux se posera ces questions et d'autres encore. Un des buts de ce livre consiste à fournir une réflexion sérieuse et approfondie sur ces objections, en utilisant des témoignages s'appuyant sur des données scientifiques chaque fois que ce sera possible. La gratitude est une réaction naturelle à une situation particulière quand de bonnes choses nous arrivent, mais risque d'être inappropriée en certaines circonstances. Ces bienfaits peuvent tellement nous influencer que notre réponse devient inadéquate - par exemple, ressentir de la gratitude envers quelqu'un dont les intentions ne le méritent pas, ou bien attribuer à des objets inanimés le pouvoir de nous sauver la vie ou de nous porter chance au point de leur être reconnaissants.

(...)

Robert Solomon, philosophe spécialiste de l'émotion, a constaté combien les Américains parlent rarement de la gratitude, tandis que cela constitue le fondement de l'interaction dans beaucoup d'autres cultures. Selon ses termes, c'est une émotion "hypoconnue" aux États-Unis - c'est-à-dire que, dans l'ensemble, la société américaine lui accorde habituellement peu de réflexion. D'un autre côté, colère, ressentiment, bonheur et amour romantique ont tendance à être "hyperconnus" - examinées avec une minutie excessive."

 

*

Bon, là, les ceuzaiselles qui ont sauté au fond de la boite tout de suite pour avoir la surprise sans lire ce qui précède, et bien, faites donc à votre tête, c'est à vous les oreilles. Après tout. Alors voilà :

Dire Salut Soleil! chaque matin en remerciement pour la nouvelle journée toute neuve qui nous est donné.

"Homme souviens-toi que tu es lumière et que tu retourneras Lumière" (Hermès Trismegiste)

C'est ça la surprise?

Non, la surprise c'est ça :.

et Ici.

Non, là!

En fait la surprise c'est qu'il faut pratiquer pendant au moins un mois à chaque jour, avant de l'avoir la surprise de sa vie, et si on veut la garder ensuite, il faut pratiquer régulièrement. C'est pas une surprise style gratification immédiate. Une surprise qu'il suffit de vivre, ni plus, mais ni moins, car impossible de seulement lire pour l'obtenir. Ce billet est plein de surprises en fait. Il s'agit de la trouver, la surprise. Parce que. Il y aurait autant de variantes que de yogis adaptés aux mouvements de bases de la salutation au soleil ! Alors amusez-vous bien à chercher, trouver, effectuer et savourer votre salutation au soleil personnelle!

(Bin quoi, si ça, ça ne vaut pas au moins un sifflet en plastique...)




Il en restera toujours la moitié, de quelque façon que l'on prenne le problème

10 01 2010

Je réfléchissais au matériel que j'ai apporté ici dans mes billets sur la gratitude. N'y a-t-il pas danger de tomber dans le piège de devenir trops gentils et/ou d'occulter la réalité?

Et bien non. Voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, il reste que la moitié du verre est prise en compte, alors pas de perte de réalité.

Il s'agit simplemet de cultiver quelque chose qui nourrit l'être sans tomber dans l'excès.

Par exemple, ce matin, en enfilant mon petit jean taille 5 je me disais que je m'étais habituée bien trop vite à avoir repris mon poids santé, comme si c'était "normal" - et ça l'est, bien sûr, sauf que ce qui l'est moins c'est qu'on prend pour acquis que parce que c'est normal, ça va de soi.

Les quelques secondes que j'ai prises pour ressentir une immense gratitude feront justement que "ce qui va de soi" ne dérapera plus jamais.

Et puis pour bien faire, je suis tombée aussi sur ce passage de Éloge de l'ordinaire de Sarah Ban Breathnach où l'auteure explique que le ciel lui est tombé sur la tête au resto (le plafond) et qu'elle a perdu l'usage de ses sens et sa santé durant quelques mois. Ensuite lorsque tout cela lui est revenu graduellement, elle en a éprouvé une gratitude infinie - et, bien sûr, a réalisé qu'on prend tout ça pour acquis si on ne s'arrête pas pour constater l'extraordinaire du seul fait d'être en vie.

Et bien c'est fait. Dans mon cas.

Aussi, je suis en train de lire Merci! Quand la gratitude change nos vies de Robert Emmons. Je vous en redonne des nouvelles.




Gratitude ou reconnaissance?

06 01 2010

Réponse : Subtilité




L'enfer est placé juste à côté du septième sel - c'est pas pour rien

30 11 2009

Ciel, pardon.

Je n'aime pas :

1) les étiquettes, les petites boites, les nomenclatures de "maladies", surtout pour désigner les gens, mais les théories et les mots restent quand même utiles pour explorer une réalité qu'on ne pourra jamais saisir toute, quoi qu'on fasse, mais au moins elles permettent d'avoir un aperçu assez signifiant pour que ce soit viable si on les utilise avec discernement, ni ;

2) les recettes toutes faites appliquées aveuglément.

Mais j'aime :

1) utiliser l'expérience des autres pour bâtir la mienne au lieu de tourner en rond et de refaire les mêmes erreurs humaines encore et encore. C'est une chance que je n'aime pas laisser passer.

Alors, voici une une collection de jolis flacons de sels à respirer quand la  moutarde vous monte au nez, que le monde autour devient fou, flou, pardon, ou qu'on tente de sortir d'une situation infermale avant de devenir flou à notre tour.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Comportement_passif-agressif

http://fr.wikipedia.org/wiki/Procrastination

 http://hommepage.over-blog.com/article-33286641.html

 




Cadeau

21 11 2009

du mois d'octobre déballé en novembre.

Généralement classifiée dans la catégorie "choses pas belles", que l'on préfère ne pas voir.

Et pourtant...

 

 




Novembre et la fin des haricots

16 11 2009

Ce qui est déplaisant n'est pas nécessairement laid et ce qui est laid n'est pas nécessairement déplaisant. J'en conviens. Par contre, il est rare que la fin - de quoi que ce soit - ne provoque une commotion quelconque, plus ou moins plaisante ou déplaisante selon les caractéristiques de ce qui prend fin.

En général en associe la fin au deuil nécessaire. Temps idéal pour réfléchir à ça, novembre, mois des morts.

Fin de la vie dans la mort, mais aussi fin de l'amour, qui met la mort dans l'âme.

L'amour romantique, mais aussi toutes les formes d'Amour possibles, y compris l'amitié. La peine d'amitié peut être aussi brûlante que la peine d'amour romantique, d'autant plus qu'elle est souvent mal comprise et mal perçue par rapport à la peine d'amour classique.

Vous venez de perdre un ami? Ou vous venez de vous rendre compte à quel point la fin d'une amitié nécessite le deuil et tous ses passages?  

Si le sujet vous déprime trop, vous pouvez toujours en discuter gratuitement avec la thérapeute rogérienne Eliza : ICI - THE SPY IS IN1 Bon, d'accord certains diront que le sujet est grave et que c'est pas le temps de blaguer. Moi, je dirais que c'est toujours le temps de blaguer, surtout quand le sujet est grave, mais bon.

 

1. Si le phénomène vous fascine, allez voir les générations suivant Eliza :

Jeanneton

Bof...

Et autres membres de la famille vous saluent!

Do you want to pratice your English with Alice?

 

 

 

 




Nudité et violence

14 11 2009

Quelques fruits des réflexions sur la laideur que permet novembre 2009 :

Nudité

Violence

Un peu plus du premier, un peu moins du deuxième, en fait.

Est-ce que c'est bon?

 




Etre laid en 2009

13 11 2009

En novembre plus particulièrement. Puisque c'est le temps, là, là, d'en parler. Avant on avait autre chose à faire, après, on aura autre chose à faire.

Soyons d'actualité que diable. Et non, hein, même si on pourrait le croire, il n'y a pas que moi qui blogue sur le sujet!

 




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