Fin'amor, verai'amor, fol'amor

20 02 2010

Ou l'amour courtois

Extrait :

Au Moyen Âge, l'attitude générale à l'égard des femmes est marquée par les enseignements de l'Église. Cette dernière tient la femme pour responsable du péché originel et de l'expulsion du Paradis. La femme est donc une tentatrice, un instrument du Diable, un mal nécessaire. Le mariage est souvent considéré comme une condition avilissante. La loi ecclésiastique permet au mari de battre sa femme et de la répudier, contribuant à l'humiliation et à l'assujettissement de la femme, que l'on regarde comme inférieure à l'homme dans presque tous les domaines.

Sous l'influence des troubadours, les mentalités vont commencer à évoluer. La poésie des troubadours entoure la femme de beaucoup de dignité, d'honneur et de respect ; elle en fait l'incarnation de la noblesse et de la vertu.

 

Dans certaines chansons, le poète se plaint de la froide indifférence que lui manifeste celle qu'il admire. Le principal objectif du troubadour n'est pas la possession de la dame, mais l'élévation morale que produit l'amour. Pour se rendre digne de la femme aimée, le soupirant doit cultiver l'humilité, la maîtrise de soi, la patience, la fidélité et toutes les nobles qualités qu'elle-même possède. Dans ces conditions, l'amour peut métamorphoser le moins délicat des hommes...

Les troubadours pensent que l'amour courtois peut être une source de progrès social et moral, que la courtoisie et la noblesse ont leur origine dans l'amour. Lorsque cette idée se répand, elle donne naissance à un code de conduite qui, avec le temps, imprégnera l'ensemble de la société. En réaction contre la grossièreté et la brutalité de la société féodale, un nouveau mode de vie voit le jour. Les femmes attendent maintenant de leurs maris de l'abnégation, de la considération et de la gentillesse. La galanterie est née.

Et Erich Fromm, là-dedans ?  Et bien, réfléchissant au contenu de ce billet allongée dans l'eau chaude et parfumée à l'huile de lavande flottant dans une sérénité totale, comme un cerveau dans un bocal, je me remémorais avec humour.

Ce sera pour un autre billet.

J'ai plus le temps.




L'amour, l'amour, l'amour, l'amour

18 02 2010

Je ne sais même pas quoi écrire sur l'amour. Je ne me sens pas d'inspiration particulière pour écrire sur la mour. L'amour par don. Pardon. Tout a déjà été dit sur l'amour, on en parle trop de l'amour. C'est pour ça qu'écrire sur le chocolat (miam), et sur les symboles (remiam) etc. ça allait bien. Mais là que le romantisme est passé, l'amour je n'ai plus envie d'en parler. Heureusement février n'a que 28 jours. Oui, parce que j'en ai tellement parlé dans ma vie. Tout tournait autour de l'aAmour dans ma vie. Le petit amour avec un petit "a", et l'Amour avec un grand A comme dans universel, comme dans spirituel. J'étais très passionnée en petit "a" comme en grand "A".

Maintenant, c'est fini. Je crois que c'est le corps qui ne supporte plus la passion. Le corps et le coeur. La tête, bof, la tête, les intellectuels ne sont pas doués en "a" sauf pour leurs notes de cours et encore, c'est si ils se donnent la peine de faire le travail qui la leur faudra la bonne note. On peut tout apprendre et rien avoir envie de prouver.

Ca ne m'empêche pas d'aimer mais c'est devenu très terre-à-terre. Pour faire image, c'est comme de passer des grandes cathédrales délirantes et écrasantes par leurs architectures faites pour rappeler la démesures et la grandeur, la splendeur, la musique des sphères, construites par les catholiques passionnés au tempérament latino à une petite chapelle anglicane de style flegmatique britannique, de temps en temps et à un bol et un bâton de moine bouddhiste le reste du temps.

Je ne m'en porte ni mieux ni pire. C'est juste tellement différent.

Tellement différent et encore si nouveau que je ne me sens vraiment rien à dire mais tout à découvrir de ce nouveau-pour-moi monde là et pour ça il s'agit moins de parler que de regarder et d'écouter.

Dans le prochain billet, je vais parler d'Erich Fromm quand même. Je dis quand même parce qu'il fait partie de mes premières amours sur la définition de l'amour. Dans le temps où ça me passionnait, ce sujet, je veux dire. 




Souriante

04 01 2010

Pas que j'ai gigué fort-fort-fort, non. J'ai fêté la nouvelle année, comment dire...? en prenant des résolutions mais en réfléchissant - merci profondes nuits d'hiver - intensément et en passant par toutes sortes d'états d'âmes.

Cliché de dire que nous ne sommes pas les mêmes personnes qu'il y a dix ans parce que toutes les cellules de notre corps se sont renouvellées depuis le temps, je sais. Mais c'est vrai. Je suis la même fille et je suis différente tout comme le cours d'eau de l'autre là, Héraclite, dans lequel jamais il ne se baignait deux fois - enfin le contraire, mais bon.

Et puis je ne ressens plus le besoin de tout exprimer. C'est très nouveau.

J'ai relu des passages du Secret que j'avais reçu en cadeau il y a quelques années.

 




JOYEUX NOEL À TOUS

24 12 2009

ET CHACUN(E)!




C'est laid comme un cul mais c'est écolo

17 11 2009

Et ça rime avec bouteille d'eau

Et avec récu. (Cul et récu sont dans un avion. Cul tombe en bas, qu'est-ce qui reste? Récu. Ah! Non! S'cusez... c'est : pet pis répète sont dans un avion... désolée.)

 

Changement de sujet.

Novembre est plutôt chaud ces jours-ci. Les feuilles tombées des arbres forment à certains endroits un épais tapis doré que les rayons du soleil chauffent. De ce phénomène émane un parfum automnal et musqué, l'air ambiant n'a rien à envier à la pomme au four saupoudrée de canelle et sucrée au sirop d'érable. Essayez demain d'aller vous respirer un petit mètre carré de feuilles et de soleil. Et de vous taper la pomme en rentrant, surtout si vous rentrez à la chute du jour et qu'il s'est mis à faire froid et que votre souffle s'inscrit en volutes bleu pâle sur bleu nuit.

Je connais des coquins qui se seraient tapé une once de cognac par dessus ça, le pieds bien calés sur la table à café/pouf/rangement. 




Quand l'élève est prêt le maître apparaît

27 10 2009

Jolie expression pour dire qu'à un moment donné on arrête de reproduire aveuglément les mêmes erreurs parce qu'on a appris de notre expérience.

En ce moment, je réalise - j'ai cette chance - que je peux régler plusieurs problèmes en même temps - problèmes sur lesquels j'avais préalablement buté dans ma viet et qui assez bizarrement se sont tous retrouvés réunis dans un genre de noeud. Fascinant. Et douloureux parce que je suis un peu fifi - faut bien reconnaître ses limites, ça ne m'enlève rien (que je n'ai pas déjà). Savourez le jeu de mots, c'est fait? Continuons, par ici mesdames et messieurs. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, disait Nietzsche.

J'espère juste que je n'en crèverai pas. Cool Du moins pas tout de suite.

 




Vivre et laisser vivre

18 10 2009

Je l'avais toujours pris au sens figuré. Voilà que je découvre que cette expression veut littéralement et simplement dire

 ce qu'elle dit. rose nacré

Jolie chanson. Quoi que je préfère le concept de conscience quant aux conséquences de nos actes (stade 6 de l'échelle de Kohlberg) à celui de plate peur de représailles (stade 1, ou 2, limite : 3). À moins qu'il ne l'ait utilisé au sens figuré. Comme une image. Alors là, d'accord.




Pour l'atmosphère seulement

16 10 2009

Ajouter l'odeur de la soupe aux légumes dans la mijoteuse en guise de bienvenue, le soir d'octobre qui tombait, le bleu si bleu et le vert très vert entre les couleurs fauves et vous avez un aperçu sur un vendredi soir ordinaire d'un automne comme un autre.

 




Tu m'aimes-tu?

30 08 2009

*
Est-ce que tu m'aimes
Quand je danse comme ça?
(Extrait des paroles de la chanson Est-ce que tu m'aimes (quand je danse comme ça) - Les Barronets)
*
J'ai roulé 400 milles
Sous un ciel fâché.
Aux limites de la ville
Mon cœur a clenché.

Les gros flashes apparaissent
Dans mon âme égarée,
Les fantômes se dressent
À chaque pouce carré.

Revenir d'exil
Comporte des risques
Comme rentrer une aiguille
Dans un vieux disque.

Y a eu ben du progrès,
Ben d' l'asphalte, ainsi d' suite;
J' me demande qui j' serais
Si j'étais resté icitte.

Une peine imbuvable
À qui la faute?
J'étais juss' pus capab'
D' la voir avec un autre.

Mais c'est tout oublié,
Chu r'dev'nu un homme;
Le ti-cœur pomponné
S'en vient voir ses vieux chums.

Salut les apaches,
Salut les crottés.
Vous me trouvez le stash
Moi je paye le party.

J'entends la fonderie qui rush;
Pour ceux qui l' savent pas
On y brûle la roche
Et des tonnes de bons gars.

Les grandes cheminées
Éternelles comme l'enfer;
Quand le gaz m'a pogné
Chu v'nu tout à l'envers.

Entendez-vous la rumeur,
La loi de la compagnie?
"Il faudra que tu meures
Si tu veux viv' mon ami"

J'ai poussé mon p'tit change
Dans l' trou du téléphone;
Sentiment étrange
Je r'joins pus personne.

"Time flies" que j' me dis,
M'en vas faire de mon best.
J'ai marché dans la nuit
En cherchant un orchestre.

J' prends ma chambre à' Capri
J'aboutis dans la même;
Mêmes brûlures su' l' tapis,
Même vue sur la "Main".

Comment dormir dans un lit
Où t'as baisé des anges?
Je sens monter la folie:
Je descends dans le lounge.

Dans la flamme d'un briquet
Un visage intrigant;
C'te gars-là je l' connais,
Bonyeu, mais c'est Satan!

Long time no see
Y fait pas chaud là, mets-en.
J'ai passé proche l'embrasser
À force que j'étais content.

Y m'a dit "La gang est splittée,
C'était rien qu'une époque.
Sa valeur est tombée
Comme le prix de la coppe.

Y s' sont toutes faites buster
L'un après l'autre;
À la fin y est resté
Moi, mon ombre pis son coat.

Les aut' ont farmé leu' yeules,
Y déclarent à l'impôt.
Nouvelle clientèle
Et musique de robot.

Quand les downs de tes highs
Te défoncent l'intérieur,
Tu t'engages comme bétail:
Pas d' malheur, pas d' bonheur.

Y ont vendu l'amour bandé
Pour de la tendresse.
Ils se sont enfermés
Dans la chambre de commerce.

A c't'heure chu quas'ment tout seul
À fournir à' Plaza
Que c'est qu' le monde veulent
Qu'est-ce que la loi veut pas.

A peut v'nir me chercher
Pour m' passer les menottes;
Quarante ans d' liberté
De nos jours, c't' une bonne cut.

Y a personne qui m'encule
J'ai gardé mes bons nerfs;
Comment ça vaut, ça... calcule!
Chu déjà millionnaire.

Côté cœur, ben content;
Y a du monde su' la ligne.
Quand les chums sont en-d'dans
Moi, j' m'occupe des darlings.

Tu t' rappelles, ton gros kick,
La belle Rose-Aimée?
M'as t'en pousser une comique:
Moi pis elle, c'est steady."

(Quand y m'a dit ça...)

C'est rentré comme un clou,
Un couteau dans' patate.
La suture a t'nu l' coup:
Well, let's drink to that!

Le jour s'est l'vé sur Rouyn
'Ec des gros rayons d'or.
J'ai jasé 'ec mon instinct...
Et j'ai couché dans mon char.
(Paroles de la chanson Et j'ai couché dans mon char de Richard Desjardins)
*
''On y brûle de la roche et des tonnes de bons gars.'' C'est vrai que c'est gênant de brûler du bon monde. Par contre, quand la future victime est un être pas trop recommandable ça le devient moins, même que des fois ça devient nécessaire dans les cas de légitime défense.
Quand celui qui se fait brûler ferait brûler les autres si l'occasion lui en était donnée et que finalement, c'est juste un hasard si lui se retrouve le poussé au feu et non le pousseur, c'est plus gênant du tout, finalement.
Finalement une fois qu'un gars s'est départi lui-même de son humanitude, brûler ça ou brûler de la roche, c'est pas tellement plus gênant, c'est juste qu'une des deux matières est plus juteuse que l'autre, plus grouillante aussi.
*
T'es tellement, tellement, tellement belle
J'va's bénir la rue, j'va's brûler l'hôtel
Coup don'... tu m'aimes-tu? ....Tu m'aimes-tu?
(Extrait de la chanson Tu m'aimes-tu? de Richard Desjardins




Journal de bord de la Capitaine - l'Aventurier

26 08 2009

Vous n'êtes pas obligés de me croire sur parole, faite l'essai : Vous envoyez la demande à l'Univers et l'Univers répond avec une générosité incroyable qui dépasse l'entendement humain. Il m'a répondu de bien des façons à demande faite en date du (il n'y a pas longemps), dont cette réponse-là, qui ma foi, me surprend vraiment dans tous les sens du terme :

Le chant de l'Aventurier

 par Theodora Lau

De l'esprit, je suis le kaléidoscope
Je suis lumière, couleur,
Perpétuel mouvement.
Je pense, je vois,
Un fluide électrique m'anime.
Fidèle à mon inconstance,
Affranchi des contraintes du monde,
Je résiste au moindre esclavage,
Sans entrave, je cours par monts et par vaux,
Nullement conquis,
Mon âme à jamais libre.
Mon nom est Wu.
Je suis l'Aventurier

Encore faut-il cesser de faire la sourde oreille à l'Univers, car chacun sait qu'il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Pour l'instant, en fait, ce n'est qu'une rumeur, intéressante, mais vague.




C'est aujourd'hui que je trouve, et autres perles.

01 08 2009

Le cerveau humain a une prédilection pour la terminaison de tâches, la complétion des choses commencées. C'est ce matin que je trouve la partie sur la vie de couple dont j'ai parlé plus tôt. J'ai dit. Je ne sors pas d'ici avant que ce ne soit fait et dûment écrit. Troisième et dernière partie de cette exploration de Vivre en Harmonie avec soi et les autres.

Faire provision de café fumant, yogourt aux fraises, triscuits de blé entier, et pomme rouge délicieuse. Cette expédition spéléologique ne peut être menée à bien sans équipement ni ravitaillement adéquats.

Outres les perles rapportées de mes plongées précédentes, ces quelques gemmes, ramassées en chemin :

Page 179. ''La communication est la base même d'une relation saine, qu'il s'agisse d'une relation amicale, professionnelle ou d'une relation intime''.

Page 143.  ''Rappelle-toi cependant que le choix est vaste et que ''partenaire idéal'' ne veut pas dire ''partenaire parfait''. Il sera idéal pour t'aider dans ton évolution. Comme toutes les personnes que tu as rencontrées jusqu'à ce jour étaient là pour te faire évoluer, toi, tu étais là pour jouer le même rôle.''

Page 136. ''La vie de couple n'est pas un havre de repos, mais une ascension à deux. S'asseoir n'implique que peu d'efforts; monter en implique beaucoup. Cette montée peut se faire dans la joie et le partage, tout comme elle peut se faire dans un nombre incalculable de compromis et de déchirures.

Si tu peux accepter que la vie à deux est comparable à une ascension vers un sommet qui fait de toi et de ton partenaire des alpinistes ayant besoin l'un de l'autre, tu accepteras plus facilement les efforts que cela implique. Et tu garderas les pieds sur terre au lieu d'avoir la tête dans les nuages. Si les efforts qu'impliquent cette ascension ne t'intéressent pas, alors renonces-y. Car l'entreprendre serait un échec en partant.''

Page 128. ''Souviens-toi que tu seras aimé dans la mesure que tu t'aimes toi-même.''

Page 126. ''Si on a peur de souffrir, on a aussi peur de vivre et c'est là que l'on devient un mort vivant.''

Page 123. ''Apprends toutefois à affirmer tes besoins dans l'amour sans avoir à les revendiquer dans la colère ou les quémander dans la peine.''

Page 121. ''Eric Fromm disait : ''Celui qui s'aime sait répondre à ses véritables besoins et parce qu'il le fait, il lui reste suffisamment d'énergie pour aimer les autres.''

Lorsque l'on est vidé, on n'a plus rien à donner. Aussi est-il essentiel de se donner ce qui peut conribuer à notre bien-être, physique, mental, émotif et spirituel. Plus nous aurons du bonheur plus nous serons en mesure d'en faire profiter les autres.''

Page 115 : ''Qu'est-ce que s'aimer soi-même? C'est penser à soi sans oublier les autres et penser aux autres sans s'oublier. Comment s'aimer soi-même? La première étape consiste à s'accepter et à s'apprécier tel que l'on est.''

Ah! VOILÀ!!! J'ai retrouvé le passage que je cherchais. Et c'était sous mes yeux tout le temps. Il faut croire que j'avais besoin d'aller relire certaines vérités en chemin.

TROUVÉ!! :

Pages 230 et 231. ''Comment vivre l'union spirituelle par la sexualité?

Par la sexualité, qui est la plus forte énergie du corps, les êtres peuvent atteindre la fusion ou recréer la synthèse. La fusion signifie ré-UNION, ou être unis de nouveau. Cette énergie peut élever un couple sur les plus hautes sphères de la conscience. pour que cette fusion se réalise, il est essentiel que deux êtres sachent vraiment aimer, c'est-à-dire: avoir atteint une maturité affective qui implique l'amour de soi et l'amour de l'autre. Il doit exister entre ces deux êtres une véritable communion d'âme dans les sphères de la pensée, du sentiment et de la volonté. La volonté consiste en la maîtrise de la passion. Nous avons déjà vu que la passion est le fruit du désir de conquérir, de posséder l'autre pour satisfaire son ego. Tant qu'il n'y a pas de maîtrise sur l'ego, sur les désirs charnels ou sur le besoin que l'autre nous appartienne pour notre propre satisfaction, il n'y a pas d'union dans la volonté.

Lorsque deux êtres vibrent en harmonie dans leurs pensées, leurs sentiments et leur volonté, la fusion se réalise alors sur les sept plans de la conscience cosmique. Le couple devient alors chargé d'une énergie extrêmement puissante, capable d'amener la guérison par sa simple présence. En Inde, il est coutume d'amener de grands malades à l'endroit où un véritable couple s'unit sur les sept plans de conscience, et d'assister à la guérison du malade.

Il y a des personnes qui s'unissent sur les plans physiques et éthérique mais ne le sont pas sur le plan astral. C'est-à-dire que leurs corps et leurs énergies sont unis, mais pas leurs sentiments. D'autres s'unissent sur le plan physique, éthérique et astral mais ne le sont pas sur le plan mental. C'est-à-dire que leurs corps, leurs énergies et leurs sentiments sont unis, mais pas leurs pensées. Chacun entretient ses propres idées et pensées.

D'autres encore sont harmonisés sur les plans de la pensée et du sentiment, mais sont absolument opposés dans le monde de la volonté. Ces mariages sont pleins de conflits et rarement heureux.

Certaines personnes vivent une vie de couple sur le plan physique avec un conjoint déterminé et sur le plan mental, avec un conjoint différent. Il n'est pas facile d'arriver à un mariage parfait, ou à la fusion dans les sphères de la pensée, du sentiment et de la volonté. La grande majorité des couples en est encore à tenter de s'ajuster sur leurs plans physique, astral et mental. Il est bon cependant de savoir qu'il existe quelque chose au-delà de tout ce que nous avons connu jusqu'à maintenant. (...) La sexualité peut être une merveilleuse communion de deux êtres qui s'aiment, tout comme elle peut se résumer à de simples frottements que l'on exécute mécaniquement et qui ne servent qu'à calmer la passion pour quelque temps. Les manifestations de l'amour(...)'' Page 232. '' La sixième manifestation de l'amour exprimé dans la sexualité, c'et l'acte sexuel. L'acte sexuel est la clé par laquelle un homme et un efemme ne font plus qu'un seul être androgyne doté du pouvoir de créer. On peut créer un enfant physique, tout comme un enfant cosmique. Lorsque l'on exprime ces six manifestations de l'amour dans sa sexualité, on découvre que plus les gestes de tendresse, l'unité de la pensée, l'attention, le partage et les adorables caresses sont présentes, plus le couple ressent une volupté spirituelle enchanteresse. Leurs corps sont alors chargés d'électricité et de magnétisme universels et leurs chakras s'ouvrent pour leur faire vivre les plus hauts degrés de l'amour. C'est là qu'ils atteignent le vrai mariage cosmique qui les transforme en êtres solaires.''

Voilà c'est ça.

Ce qui n'arrange pas mon cas, parce qu'il me semble encore plus difficle de trouver un compagnon d'ascension qu'un compagnon de route. Il doit pourtant bien exister quelque part cet intrépide compagnon de Vie. Puisqu'il paraît qu'il ne nous est jamais donné de désirs irréalisables. Pause. Réflexion. Décision : je ne ''sors pas ''d'ici'''' sans avoir trouvé. J'ai dit.




Est-ce que quelqu'un l'aurait vu?

28 07 2009

Hum... Avant de lire Vivre en harmonie avec soi et avec les autres de Claudia Rainville je pensais que j'étais bien bien compliquée d'avoir besoin que non seulement le corps et le coeur mais la tête soient bien alignés pour que je puisse vivre une vraie relation amoureuse. Comme si c'était pas déjà assez compliqué comme ça d'arriver à vivre ça (je l'ai vécu, mais avec des hommes différents. Il c'était le corps, Lui, le coeur, et Celui-là, la tête. Jamais un ''tout en un'', jamais rencontré Celui-ci. Comme si c'était pas déjà assez compliqué comme ça, je viens de lire ce qui suit, cet après-midi :

'' ''Un partenaire joyeux est comme une journée ensoleillée. Un partenaire maussade est comme un jour de pluie.'' - CR

La capacité de communiquer est le signe de la maturité d'un couple. Les adultes se parlent, les enfants se chamaillent, se boudent ou se ferment. Investirais-tu dans une entreprise où tu ne pourrais communiquer avec ton associé? La communication est la base même d'une relation saine, qu'il s'agisse d'une relation amicale, professionnelle ou d'une relation intime''. p. 179

Ah! non. C'est pas ça. Mais ça valait la peine d'en faire mention, je trouve.

''Quand l'échange cesse, l'amour cesse. Ne te préoccupe pas tant d'être aimé de l'autre, mais concentre tes énergies à t'aimer et à aimer les autres.

''Plus tu aimeras, plus tu seras aimé, et l'amour te couvrivra de ses bénédictions. Tu donneras et recevras la vie en abondance.Près de toi les malades guériront. L'amour est la science de toutes les sciences. L'intelligence sans amour n'est que sottises.'' Tiré de L'amour selon les maîtres''

Page 210. C'est pas ça non plus. J'aurais dû noter la page.

''Très peu de personnes s'apprécient et s'aiment vraiment. C'est ce qui explique que très peu de personnes savent comment aimer les autres. Pour une grande majorité de gens s'aimer soi-même signifie ''être égoîste'' et aimer les autres ''s'oublier pour les autres en espérant qu'eux en fassent autant pour nous.'' p. 109

Pas ça non plus.

Je trouverai plus tard.

 

 

 

 

 

 




La punition n'a jamais réglé de problèmes

12 07 2009

Prendre conscience des conséquences de nos actes oui.

(Toute la différence entre la responsabilité et la culpabilité malsaine.)

Si parfois, si souvent ça fait mal, ce n'est toujours pas une punition au sens de violence psychologique ou physique volontairement infligée pour punir, se venger, appliquer la loi du talion : oeil pour oeil, dent pour dent.

Ce qui ne veut pas dire tout laisser faire ou ne jamais réagir agressivement. Agressivité et violence ne sont pas synonymes, d'ailleurs.

S'affirmer et agresser sont deux choses différentes.

Les lois humaines sont impuissantes devant le coeur humain qui n'est régi que par celles de la nature. Nous avons pourtant toutes les informations nécessaires pour ne pas avoir à subir les conséquences d'actes sans intelligence et sans sensibilité. Ca fait deux mille ans qu'on sait ça : ''ne fait pas aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse'' ou sa version positive ''fais aux autres ce que tu aimerais qu'on te fasse''.

Deux mille ans, plus 9, c'est pas encore assez pour sortir les gens de leur géométrie karmique? Seigneur ayez pitié de nous. Comme disait l'autre, en avant, quand j'allais à la messe, enfant.  

Aujourd'hui les psy ont remplacé les prêtres, à peu près en même temps et à la même vitesse que les automobiles ont remplacé les chevaux, mais les lois de la nature sont les mêmes.




''Encore une fois,

10 07 2009

c'est la compréhension donnée à un événement qui tisse les fils de notre vie. En changeant cette compréhension, en pardonnant et en se pardonnant, on observe très rapidement des transformations. (...) bien des incidents, accidents, insomnies, maladies, dépressions, événements malheureux dans sa vie ont souvent comme cause : la culpabilité.''

- Extrait de Vivre en harmonie avec soi et les autres de Claudia Rainville

 

 




Journal de bord de la Capitaine - Méditations sous la lune

13 05 2009

Foi, incroyance, rumeurs colportées, Coran, Torah, Evangile prescrivant leurs lois…A toute génération ses mensonges que l’on s’empresse de croire et consigner. Une génération se distinguera-t-elle, un jour, en suivant la vérité?  - Al - Ma'arri

 

dans son sillage

Sous la lune, je médite ce que j'ai entendu au creux de ce coquillage là, ramassé au hasard d'une plage.  Fragile coquille que l'ego pour les bernard l'hermite que sont les humains. La sagesse résiderait-elle dans le choix de l'attitude juste au bon moment, avec la bonne personne, ou plutôt de suivre sa nature profonde douce ou dure et se laisser comme les galets polir aux contacts des autres, doux ou durs?

 La lune ne me dira rien.




Ils font l'amour le samedi les nantis

18 04 2009

Faut-il croire tout ce qui est écrit? D'ailleurs ça ne nous viendrait pas de cette époque du moyen-âge cette habitude à tenir pour la vérité absolue tout ce qui est écrit, parce que seul le clergé détenait et la vérité et la connaissance de l'écriture? Bonne question.

J'ai lu que les suicides sont plus nombreux chez les ''boomers'', soit la tranche d'âge 40(?)-65 ans, que chez les adolescents, contrairement aux préjugés sur le suicide. Cette tranche d'âge serait aussi plus à risques de faire des dépressions et d'utiliser des médicaments pour modifier les états d'êtres. L'article précisait que c'étaient des constatations sans explications. Silence. Réflexion. Explication possible : l'habitude peut-être? Comme dirait Dany Verveine.

Et puis ce peut être déprimant de ne plus se faire confiance. Lorsqu'on a prêché ''Don't trust someone over 30'' toute sa vie. Genre. T'sais veux dire. 

Et puis il faut dire que le temps est dur pour les idéaux des boomers. Insidieusement, l'idéologie qui permet le scindage entre les nantis et les autres commencent à ruisseler un peu partout dans les sphères sociales. ll est maintenant de bon ton d'afficher publiquement que ceux qui ont sont et que ceux qui n'ont pas ne sont pas. Corrects, humains. Le snobisme a toujours existé, ce n'est pas le problème, le problème c'est qu'il est en train de s'ériger en système social.

Et le Monde dans tout ça?

Pour être ''quelqu'un'' au sens piastre du terme, il faut le dominer, et lui dénier aussi tout respect et droit. 

Alors que le terme ''guerre de l'eau'' est dans l'air, des solutions simples comme l'utilisation de l'eau de pluie deviennent compliquées, parce que l'air et l'eau sont pollués. Pour sauver une piastre.

Il y a de quoi ne plus vouloir vivre dans ce monde.

Sauf que ça peut se faire autrement. Accepter de mourir au passé pour renaître infiniment au présent. Ils devraient être bons dans cet exercice les boomers, eux et leur ''here and now'', seul compte l'instant présent.

Si dans l'instant présent un boomer (et son contraire d'ailleurs) parmi d'autres n'ajoutait ne serait-ce qu'une seule goutte d'eau (propre) dans le mouvement écolo et humanitaire, au lieu d'utiliser son énergie à désespérer du monde, nous lui dirions simplement merci. Parce que changer le monde est non seulement encore possible, mais il change tout le temps, en inter-action avec nos propres changements. Il fait l'Amour n'importe quand le Monde.




Journal de bord de la Capitaine - à la recherche de l'animus perdu

13 04 2009

J'ai besoin de m'encrer. Au poids des mots. M'ancrer au voyage. Sinon je flotte au-dessus du bateau, au-dessus de la destination. Beaucoup trop d'intérêts me dispersent, je commence sans finir et je ne veux pas finir sans avoir terminé, même si là oû je vais me mènera irrémédiablement ailleurs. Oû je devais aller. Je le sais déjà et c'est pourquoi mon intuition est une telle arme blanche à deux tranchants (à quoi bon se rendre puisque je vais ailleurs de toute façon? Mais si je ne me rends pas là oû je ne devais pas aller, je n'arriverai jamais ailleurs. J'ai besoin de logique pour me rendre, même si c'est l'intuition qui me guide). Que peut bien être l'âme d'un fantôme ami qui ne se manifeste plus? Un genre de fantôme mort, comme peuvent l'être les piles électriques. L'âme d'un fantôme ami vivant est de l'énergie lumineuse. Mâle, tiens lieu d'animus - le reflète comme les aurores boréales? Poser la question c'est y répondre. Pourquoi cette lumière-énergie là et pas d'autres, alors? Mystère. Quoi qu'il en soit, j'ai besoin de l'énergie active de l'animus dans mon âme pour fonctionner en ce moment et je suis donc en train d'apprendre - à la dure (mais je le perçois comme ça simplement par manque de virilité interne (je suis vraiment fife, parfois, à l'intérieur, c'est pas drôle mon cas), il faut dire, ensuite, lorsque j'aurai trouvé et intégré une part de l'énergie de mon ombre-animus, je me rirai de la situation, lorsque j'aurai intégré une partie de cet animus, sans doute trempant dans l'inconscient collectif aussi - on ne fait jamais une telle démarche tout d'un coup. Je ne crois pas du moins. On s'étoufferait avec, non?).

Mon bateau n'est pas vert et blanc et je suis la capitaine, seule maîtresse à bord après Dieu.  Elle rêve d'un prince charmant, moi je trouve ça sexiste de faire porter aux hommes le poids d'un idéal impossible à atteindre, du moins sinon à atteindre (car c'est possible durant la phase de la séduction) du moins à maintenant 24 heures sur 24 dans une relation de couple à long terme. Pourtant c'est possible de cultiver le romantisme comme les fleurs, mais bon je m'éloigne de mon sujet. Et d'ailleurs qui, homme ou femme, ne mourrait pas d'inanition de vivre d'eau de rose au quotidien?). Et pourtant. C'est une chanson de femme en quête de son animus à mon oreille. J'écoute, peut-être y puiserai-je l'inspiration dont j'ai besoin pour trouver le mien. Pas mon compagnon de voyage. Mon animus. Mais est-ce que je ne mèle pas les deux lorsque je dis que je cherche l'un, c'est l'autre, trop souvent? Alors que ce n'est pas interchangeable. Un animus n'est pas un compagnon de vie et un compagnon de vie n'est pas un animus. J'ai besoin de l'animus, absolument, du compagnon de voyage, pas nécessairement, mais ça aiderait.

Je sors cette chanson d'une période de temps oû tout ça n'étaient pas des préoccupations pour moi. Jung dit que c'est dans la deuxième moitié de la vie qu'on s'individualise, qu'on intègre son ombre. Je serais comme à coller les morceaux pour terminer le puzzle que je suis avant ma mort?

Téka.

Comme dirait mon iroquoise intérieure.

Tel que mon âme le perçoit en ce moment. Saisissons-le car dans un instant, la donne sera autre, du fait d'avoir joué cette partie.

Chanson pour un animus : Moi si j'étais un homme (Diane Tell)




Dans la série "Est-ce un bien, est-ce un mal?" - Le cheval blanc

29 03 2009

Le paysan chinois


Un paysan Chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu'il possédait un cheval blanc merveilleux. Chaque fois qu'on lui proposait une fortune pour l'animal, le vieillard répondait :
" Ce cheval est beaucoup plus qu'un animal, pour moi, c'est un ami, je ne peux pas le vendre."
Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l'étable vide donnèrent leur opinion : "Il était prévisible qu'on te volerait ton cheval. Pourquoi ne l'as-tu pas vendu ? "
Le paysan se montra plus dubitatif:
"N'exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l'étable. C'est un fait. Tout le reste n'est qu'une appréciation de votre part. Comment savoir si c'est un bonheur ou un malheur ? "
Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d'esprit.
Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n'avait pas été volé, il s'était tout simplement sauvé et présentement ramenait une douzaine de chevaux sauvages avec lui. Les villageois s'attroupèrent de nouveau.
"Tu avais raison, ce n'était pas un malheur mais une bénédiction."
"Je n'irai pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu.
Comment savoir si c'est une chance ou une malchance ?"
Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier ?
Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L'un d'eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :
" Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t'ont pas porté chance.
Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t'aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. "
" Voyons rétorqua le paysan, n'allez pas si vite. Mon fils a perdu l'usage de ses jambes, c'est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l'avenir."
Quelques temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du pays furent enrôlés dans l'armée, sauf l'invalide.
" Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer."
"Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l'armée, le mien reste à la maison, c'est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c'est bien ou mal."
Quelques mois plus tard, la guerre se termina. Certains n'en revinrent pas. D'autres
rentrèrent, couverts de gloire et chargés d'un riche butin de guerre.
- Tu n'as pas de chance, dit le voisin, ton fils n'est pas revenu riche de la guerre.
- Est-ce une chance est-ce une malchance ? Qui peut le savoir ? dit le paysan. Richesses vite accumulées, richesses vite dilapidées dit le proverbe. Et la misère revint, encore plus dure à supporter après une période d'abondance.
- Tu as de la chance, dit le voisin. Ton fils n'est pas rentré riche de la guerre, mais il
n'est pas tombé dans cette misère noire et déprimante où sont en train de sombrer nos propres enfants.
- Est-ce une chance, est-ce une malchance, dit le vieux paysan. Qui peut le savoir ?

Conte de sagesse taoïste. (www.metafora.ch)




Dictature de l'orgasme

27 03 2009

Extrait de l'article S'éveiller à une sexualité sacrée

Psychologies Mars 2008

Psychologies.com

CORPS-ESPRIT La sexualité n'est pas seulement une histoire de corps et de jouissance. Elle est aussi échange, émotions et mystère. Sans être de grands mystiques, sans pratiquer le tantra, nous pouvons intégrer une dimension sacrée à nos ébats.

Par Flavia Mazeli Salvi

Dictature de l'orgasme, tyrannie de la jouissance, marchandisation des corps... Le psychanaliste Jean-Michel Hirt est l'un des premiers à avoir souligné les dangers d'une sexualité organique qui "ne serait en référence qu'avec elle-même", visant uniquement le plaisir pour le plaisir. "Un corps machine entretenu pour (re)produire de la jouissance, tel est le modèle dominant dans notre culture, un modlèle issu de la pornographie, observe le thérapeute. Dans la mesure où l'on ne croit plus que le corps est une création divine, celui-ci est considéré comme une chose qui nous appartient et que nous pouvons donc utiliser sans engager ni affects, ni émotions, ni même conscience." Or, nous pouvons nous libérer de la morale et des normes pour inventer, ou réinventer une autre sexualité. Une sexualité qui remet le corps en son centre, qui le libère, pour lui rendre toute son intelligence, sensorielle et relationnelle. "C'est là l'enjeu de ce que j'appelle l'amour sexuel, c'est-à-dire une sexualité reliée à une dimension spirituelle, et qui permet d'accéder par le corps à la chair, ce lieu des affects, des émotions, de l'intimité, pousuit Jean-Michel Hirt. Cela implique la capacité d'aller vers l'inconnu de soi et de l'autre, d'accepter d'être ému, troublé. La rencontre sexuelle peut alors être de l 'ordre de l'éblouissement, convoquant sens et esprit."

La spiritualité n'est pas chose abstraite. Le sexothérapeute Alain Héril évoque la proximité entre les mots "sacrum" (os du bas de la colonne vertébrale) et "sacré". Dans la sexualité indouiste, la kundalini, "l'énergie sexuelle", est décrite comme un "serpent de feu" lové au niveau du sacrum et qui, se dépliant lors de la relation sexuelle, fait circuler l'énergie vitale dans tout le corps, reliant ainsi l'homme au cosmos. La dimension spirituelle de la sexualité ne peut être atteinte qu'en partant du corps, iniste Alain Héril. Il s'agit donc de le mettre au centre, de manière consciente et aimante." Accéder à une dimension de soi plus grande que soi ne peut se faire que si l'on consent à prendre le risque de la relation intime. La sexualité spirituelle serait donc essentiellement une qualité de présence aimante à soi et à l'autre. S'il n'existe évidemment aucun mode d'emploi, aucune cartographie prédéfinie, six pistes peuvent toutefois nous rapprocher de cette dimension sacrée".




"J'aime l'homme incertain de ses fins, comme l'est, en avril, l'arbre fruitier"

27 03 2009

Extrait du dossier "(Re)trouver la sérénité

Psychologies Mars 2009

Psychologies.com

Le culte de la perfection nous éloigne des autres. Sachons que c'est aussi pour nos failles et notre émotivité que nous nous faisons apprécier

S'ouvrir aux autres

La quiétude de l'âme ne saurait se passer d'amis, de parents, d'amoureux, de collègues. "Souvenons-nous d'Aristote, qui qualifait l'homme d'"animal social", évoque le philosophe Alexandre Jollien (lire aussi sa chronique p. 124). Nous construisons notre bonheur dans la relation à l'autre." Par ailleur, il n'existe pas un enseignement spirituel sans amour de son prochain. Empathie, altruisme... "chacun de nous possède cette aptitude à la compassion, confirme le philosophe Fabrice Midal. Lorsqu'un passant tombe dans la rue, notre premier élan n'est-il pas de lui porter secous? Mais cette générosité est parfois mise à mal par le souci que nous avons de ne pas apparaître touché, ému par l'autre. Nous nous défendons d'être vulnérable". Le culte de la perfection nous éloigne des autres. Sachons que c'est aussi pour nos failles et notre émotivité que nous nous faisons apprécier : Notre fragilité est notre véritable force, assure Fabrice Midal. Le poète René Char l'a joliment évoqué en écrivant : "J'aime l'homme incertain de ses fins, comme l'est, en avril, l'arbre fruitier."




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