Neurones et traductions - grand ménage du printemps - Jean Ferrat

13 03 2010

Qui a le temps et le goût de donner un coup de main au traducteur électronique pour cet article très intéressant ?

À lire ne serait-ce que pour constater comment il est étonnant de comprendre facilement un charabia de trad, mais qui a du sens originellement. On comprend le fond malgré la forme ou la semblant de forme. Étonnant, vraiment, il faut voir ça par soi-même. Et l'article est vraiment très intéressant.

Le Coeur, l'intellect et l'esprit

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Étant donné qu'il est arrivé tôt cette année, profitons-en pour se la jouer écolo  :

C'est un blogue, pardon, un blog "fronçais". Vous pourrez donc constater encore une fois qu'ici dans "le plus beau pays du monde", et en amérique du nord en général, le sexisme sévit moins fort que dans la vieille europe qui n'a pas encore cassé le moule de la division du travail par le sexe. On comprend mieux la dame française qui s'offusque d'un soi-disant retour en arrière du féminisme de la dame américaine. Ils sont encore à la calèche et aux chevaux là-bas, alors comment peut-on comprendre un problème de mécanique automobile. Pour faire image.

Quoi qu'il en soit, le monde change et nous aussi. Quoi qu'il en soit, les trucs écolo. sont bons et bonne nouvelle messieurs, ils n'affecteront pas le nombre et la vigueur de vos spermatozoïdes ni celui du taux de vos hormones comme les produits ménagers chimiques le feraient : donc, allez-y de bon coeur et amusez-vous tout plein. Le monde change et nous avec. Vrai de vrai, c'est encore mieux que le gym pour conserver la forme et ses beaux muscles sexy AINSI que pour conquérir votre douce moitié à vos envies de gymnastique de lit (ou de tout autre endroit à votre convenance) puisqu'elle aura encore de l'énergie pour le faire d'une part et que vou vous serez amusés comme des enfants avec votre nouveau mode de vie écolo-team-amoureux, d'autres part, tout en étirant les préliminaires avant. On serait fou de s'en passer.  

http://blog.imprimerie-villiere.com/2009/12/grand-menage-printemps-toute-annee/

 

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Pour Jean Ferrat et ses jolis chansons qui ont bercées ma petite enfance. Que serait-on sans la musique et les jolies voix de ceux qui chantent ? Impossible de les laisser partir sans dire merci.

 




Les limites de l'État-Providence

05 03 2010

Et non je ne parle pas du budget.

Je parle de la responsabilité personnelle.

Maturité affective. Conscience de l'urgence de toujours garder son sang-froid. Prendre le temps de la réflexion puis de l'action selon les circonstances. Ceci pour générer et regénérer cet État-Providence et non l'épuiser à mort. 

Plus je suis en contact (par média interposés, dieu merci) avec les musulmans extrémistes, plus je crains pour cet État-Providence, pourvoyeur de sociétés dans lesquelles la démocratie et la liberté peuvent fleurir. Pas tellement à cause d'eux d'ailleurs qu'à cause de ceux qui vivent en démocratie et qui jouent leur jeu, consciemment mais surtout de façon inconsciente.

Le terrorisme ce n'est pas seulement des avions qui percutent des tours.

Le terrorisme c'est l'utilisation frauduleuse des principes vitaux d'une société et l'infiltration de ses organes sains pour l'empoisonner. Comme on n'assèche pas le puits, mais qu'on y verse plutôt de l'arsenic, mine de rien.

Le terrorisme c'est de recouvrir une ville de graffitis, de la vandaliser 24 heures sur 24. Nombreuses petites fractures et picures, c'est rien du tout, mais une armée de fourmis peut venir à bout de tout.

Le terrorisme c'est de faire du terrorisme à la fois de façon spectaculaire et revendicatrice et de façon silencieuse et anonyme et de faire passer pour du terrorisme uniquement ce qui frappe l'imagination. À côté, ce qui se passe dans l'ombre et dans le silence ne ressemble absolument pas à une menace.

Le terrorisme c'est de dire que machin qui a ouvert le feu contre "les féministes" à polytechnique était québécois "pure laine"  (comme l'a réaffirmer à plusieurs reprise une journaliste ex-féministe sans doute morte de peur que des hommes dans son entourage ne la tue pour "crime de féminisme", on l'excuse, mais on ne la suit pas dans sa terreur) mensonge qu'on a beau répéter, mais que personne ne croit puisque la réalité est ce qu'elle est et qu'elle n'a rien à faire des préjugés: le père du tueur de polytechnique était musulman, était violent, battait sa femme et ses enfants et haïssait le mode de vie occidental.

Je connais au moins une femme québécoise de souche qui est enjôlée (le mot est faible) par un musulman qu'elle visite à chaque année dans un pays musulman que je ne nommerai pas. Une très bonne personne. Intelligente, cultivée, sensible, douce, tranquille. Et qui est pleine de haine pour notre société (note de la rédactrice de ce billet : société oh! combien imparfaite et toujours perfectible dans une incessante activité, mais oh! combien gardienne de valeurs humaines comme nulle part ailleurs), quant elle en parle elle en est transformée, ses yeux flamboient et elle n'a plus grand chose d'une très bonne personne. Elle fait peur. J'ai l'impression d'une bombe à retardement, sans vouloir faire de mauvais jeu de mot. En plus elle a un poste dans une entreprise où le secret professionnel est primordial. Heureux hasard. Mais pour qui?

Cette autre québécoise de souche qui demande maintenant l'asile politique pour elle et ses enfants me laisse un peu pensive. Mon premier réflexe, avant d'être en contact avec l'extrémisme musulman aurait été de courir la sortir de là, elle et ses enfants. Maintenant, je me dis que nous sommes peut-être en train de faire entrer un deuxième Gamil Gharbi, alias Marc Lépine.  

Il me semble que lorsqu'une femme qui vit dans une société libre fait le choix insensé d'adopter un mode de vie aussi en contradiction avec ses propres intérêts et avec les droits et libertés généraux, elle doit s'attendre ensuite à assumer ses choix. Ce n'est pas à l'État à le faire. Ni à ceux qui ont fait le choix de vivre dans une société démocratique à devoir faire le sacrifice de ses enfants dans la violence.

Mais est-ce que ce sont des choix que ces femmes font? Les techniques de lavage de cerveau sont efficaces, sinon, elles auraient été abandonnées depuis longtemps. Les techniques, pas les femmes, quoi que...

Les personnes qui résistent le mieux à ces techniques sont celles qui ont des valeurs personnelles auxquelles elle croient fortement, qui sont bien ancrées et qui utilisent leur gros bon sens, ce qui ne demande pas une grande dépense d'énergie.

Est-ce que c'est "raisonnable" ? Oui. Non. Peut-être.

Dans le cas du "peut-être", il s'agit de se fier à des faits objectifs, non à des ouï-dires, ou DES PRÉJUGÉS. négatifs ou positifs.

 

 

Quant à la québécoise d'adoption qui choisit, dit-elle (il s'agirait de vérifier les faits et non de croire n'importe quoi sur parole, surtout que personne ne sait si cette personne est bien celle qu'elle prétend être) librement de porter le voile intégral, les conséquences qu'elle a à assumer lui appartiennent, et l'État-Providence n'a pas à ramasser les pots cassés.

C'est ça, vivre dans une société libre, c'est avoir l'occasion de faire des choix et de les assumer. Pas faire des choix et faire ramasser les pots cassés par l'État-Providence.

Ca s'applique à l'entreprise privée, mais aussi aux individus.

Personne n'a jamais dit que la liberté était un jardin de roses (qui d'ailleurs viennent toujours avec des épines) ou que la liberté c'était tout faire et n'importe quoi. Surtout n'importe comment.




Festival Montréal en gastro

27 02 2010

Les urgences débordent.

Une vieille dame en meurt sur une civière dans un corridor d'hôpital parce que l'urgence est débordée.

Au moins une maison de retraités est en quarantaine à cause de la gastro à Montréal.

Ma famille qui tombe comme des dominos chacun son tour, alors que ma mère l'a attrapée la première. Ensuite ma soeur et son mari, qui avaient été en prendre soin, ont dû aller se soigner eux-mêmes dans le confort de leur foyer. Lui très très malade, elle moins. Une autre de mes soeurs et son mari ont pris la relève auprès de ma mère, résultat : elle malade comme un chien, lui quelques "chatouilles", mais rien de plus. Et maintenant, moi, qui arrive tout juste de deux jours à garder la malade, je ne sais pas si mon système émunitaire va zapper ou non cette fidèle gastro. Mais le virus de ma vieille mère doit bien commencer à faiblir après s'être attaqué à presque toute la famille. Qui vivra verra. Pour l'instant je vais très bien. Mon vieux papa non plus ne l'a pas eu, et pourtant il dort dans le même lit que ma mère, alors, j'ai bon espoir de sauter mon tour pour cette fois.

Ce qui m'étonne, c'est que la situation est pire dans les faits que pour la A(H1N1). 

Et personne ne s'énerve. Personne. Les médias n'en soufflent pas (un seul) mot, ils murmurent à peine que. Ils sont occupés à compter les podiums, il faut dire.

Heureusement que ce n'est pas la (A)H1N1 sinon la ville serait bien en panique comme dans une des meilleures scènes de la parodie du film "Y a-t-il un pilote dans l'avion".

C'est pas parce qu'on vomit (ou qu'on rit) qu'on ne peut pas avoir la diarrhée aussi (ou que c'est drôle).  C'est selon.

J'aurais aimé aller faire un tour à Montréal en lumière, plutôt, mais bon. Tant pis.




Le chat sort du sac et c'est clair qu'il a été étripé, la pauvre bête

24 02 2010

Le discours de Lucien Bouchard me donne la nausée, qui va avaler cette mauvaise foi corrompue ? Pas moi.

Si on accepte de vivre selon des normes de droite pour se conformer à la majorité canadienne-anglaise et américaine, faisons-le en toute conscience et non en nous cachant derrière des prétextes qui ne tiennent pas la route.

Le vrai enjeu, encore une fois, c'est que notre petite différence dérange l'écrasante majorité de l'amérique du nord et même des l'amérique centrale et du sud. On veut qu'on se conforme à la majorité. Point à la ligne.

Il serait possible de gérer les fonds publics de façon à ce que le système de la santé et de l'éducation fonctionne correctement. Si la santé et l'éducation vont mal en ce moment, c'est parce que la gestion publique valorise la loi du marché et les entreprises privées au détriment de l'ensemble de la population qui compose une société vraiment civilisée. 

Lucien commence par dire qu'il veut augmenter les frais de scolarité soi-disant pour assainir les finances. C'est pas parce qu'on ne rit pas que c'est pas drôle. Assainir les finances sur le dos des enfants pendant qu'on laisse des bandits vider les coffres de l'état. Mettez les bandits au pas, d'abord, et ensuite si on manque encore d'argent pour l'éducation et la santé, j'accepterai de payer plus. Mais pas avant. Mais je n'aurais pas à le faire et tout le monde le sait.

En prenant un ton paternaliste, au nom de la soi-disant raison, et en se promouvant comme "lucide", Lucien Bouchard tente de nous faire prendre sa vessie pour une lanterne, pour éclairer le chemin qui mène dans le sens contraire des vrais intérêts sociaux et ceux de la majorité. 

Mais les faits qu'il avance au nom du progrès social ne sont que des arguments de droite qui frisent (ridiculement) des agissements d'extrême-droite  :

  • Il compare la mentalité des universités québécoises (plus libérales) à la mentalité des universités au Canada et aux États-Unis (plus mercantiles). On sait que le Québec est plus à gauche traditionnellement que le reste du Canada. Lucien Bouchard et sa "lucidité" veut nous amener à égalité avec les mentalités canadienne anglaise et américaine, moins orientées vers les valeurs humaines et pour qui l'important c'est l'augmentation de la marge de profit - et ce d'une façon déconnectée de toute autre réalité sociale. Si c'est ça être lucide...

  • Selon son raisonnement, les futurs médecins spécialistes devraient payer plus cher leurs frais de scolarité pour être payés plus cher sur le marché du travail ensuite. La médecine devrait être avant tout une affaire de vocation pas de gros sous. On ne va pas chez le médecin pour payer une facture, mais pour réduire une fracture. Déjà que les universités ont de la difficulté à former des médecins de famille car dans les facultés, ceux qui se sentent la vocation sont snobés par les spécialistes, ils sont considérés comme des "losers" à cause du manque de prestige et d'avantages financiers associés à l'image du médecin de famille. Ca revient à avouer purement et simplement que les médecins spécialistes n'ont pas vraiment la santé comme valeur essentielle en tête, ni le bien-être du patient comme priorité.  Ca fait peur, franchement, de tels gens devraient s'orienter dans un autre domaine que celui de la santé. Selon un reportage de Radio-Canada, il y a plus de filles en médecine que de garçons. Pas parce que les filles sont meilleures à l'école mais parce que les garçons interrogés disaient que ce n'était pas assez payant d'être médecin. Et on veut privatiser la médecine. On n'a pas fini de payer, tantôt!!!! On paye déjà des impôts pour un système de santé, plus des cotisations d'assurances privées obligées chez la plupart des employeurs (qui n'existaient pas avant, tout était remboursé par l'assurance maladie sociale) plus des frais pour divers services offerts dans les cliniques privées (qui n'existaient pas avant non plus) PLUS le fait que le citoyen n'a pas accès aux informations concernant les transactions effectuées sur sa carte d'assurance-maladie (comme on l'a pour notre carte de crédit) et que les numéros sont consignés dans les dossiers médicaux. Ce qui équivaut à laisser sa carte de crédit entre les mains de quelqu'un en lui faisant confiance aveuglément. Il est peut-être là, le problème de déficit du gouvernement concernant la santé. Et on n'a pas même pas soulevé le problèmes du choix des médicaments payés par la Régie de l'assurance maladie, et du gaspillage dû au lobbying des compagnies pharmaceutiques.  Maintenant qu'ils ont presque tuer la vache à lait à force de mal la gérer ils accusent la bête d'avoir la rage pour mieux s'en débarasser. Bravo. C'est digne d'admiration, vraiment.

  • Selon le raisonnement "lucide", les enseignants, les assistantes sociales, les infirmières, les médecins de famille devraient tous être sous-payés parce qu'ils sont dans les secteurs de services qui "coûtent de l'argent" au lieu de faire faire directement du profit. Encore une fois, la loi du marché est invoquée comme justification. Mais ici ça prend de véritables habiletés de contortioniste pour faire entrer un tel raisonnement tordu dans la logique de la loi du marché. D'une part je ne vois pas en quoi les médecins spécialistes diffèrent des autres travailleurs du secteur des services, et d'autre part, je serais d'avis qu'on baisse les salaires des joueurs de hockey pour réinvestir ces argents dans les divers secteurs des services avant de hausser quelque frais de scolarité que ce soit. A quoi ça sert des joueurs de hockey dans la société, d'abord?  A rien du tout.  Ca n'offre aucun service. C'est du luxe. (Et non seulement du luxe, mais un luxe discutable du point de vue social :  violence verbale et physique, pédophilie tolérée des entraineurs de hockey junior, machisme crasse, et j'en passe.) Alors que l'éducation, le travail social, la médecine familiale, sont non seulement de véritables services mais des nécessités de base. Si plus d'argent était investi dans la médecine familiale, et moins dans les spécialités, ça coûterait moins cher au système de santé, car les majorité des gens seraient plus en santé et ne se rendraient pas au point où ils auraient à dépendre de la médecine de pointe - à grands frais et pour ceux qui ont les moyens de payer seulement. Ce n'est pas toujours aux contribuables, à la société, à l'état de payer pour faire vivre l'entreprise privée. Que les entreprises privées continuent de se tailler la part du lion, je n'ai pas de problème avec ça, je ne crois pas à une utopique "égalité" pour tous. La réalité est trop compliquée, toujours en changement, mouvante. Je crois cependant à l'harmonie, qu'il est possible d'atteindre un état social harmonieux entre tous les aspects humains d'une société humaine - toujours plus ou moins en déséquilibre mais qu'il est possible d'équilibrer autrement que d'entrer dans des crises qui coûtent cher du point de vu humain. Je crois qu'il est possible de vivre en société  sans que les entreprisent poussent la loi du marché à l'extrême et veulent s'approprier tout le pouvoir en laissant la population crever. Là, j'ai des objections. Je crois qu'il est possible et même souhaitable de devenir un peu plus raisonnables, plutôt que plus "lucides". 

Pour Erich Fromm, vous repasserez, d'accord? A plus tard! Sourire

 




Un bouchard de civilisation - j'aime le terme!

23 02 2010

Comme dans "bouchon de circulation".

Je comprends maintenant pourquoi Lucien Bouchon s'est mis à tirer à boulets rouges sur le PQ et le projet d'indépendance du Québec. Dans le projet d'indépendance du Québec du PQ, le droit à l'éducation est une valeur fondamentale.

Je ne sais pas si un Québec souverain la respecterait cette valeur, mais je sais que le PQ pour rester en vie, lui, doit la promouvoir - et avec raison.

Les gens qui n'ont pas d'espoir d'utiliser leur potentiel correctement l'utilise négativement. Une société saine est une société qui peut garantir à tous ses membres une possibilité réaliste d'avoir accès à l'enseignement supérieur ainsi qu'un niveau de vie décent.

Et voici que Lucien Bouchard (comme dans "celui qui bouche") vient bloquer le processus.

Hausser les frais de scolarité soit disant pour combler le déficit et offrir des bourses à certains étudiants pour faire comme si l'accès à l'enseignement supérieur demeurerait le même que dans un esprit de gratuité scolaire c'est rêver en couleurs, ce n'est pas être lucide.

C'est juste déchirer un peu plus le tissus social qu'il ne l'est présentement, c'est seulement élargir encore plus le fossé entre les trop nantis et les pas assez.

Où est-ce qu'on va par là? Va-t-on finir par euthanasier ceux qui auront eu la malchance de naître dans les familles qui ne feront pas partie du groupe des trop nantis, à se train là ?

Au nom de quoi ? De la lucidité? Quelle lucidité d'abord. C'est un terme pour désigner les croyances de Lucien Bouchard, point. Qui d'après moi est un bel illuminé. Euh, d'accord, non, aucune beauté dans le geste, je vous l'accorde, juste un illuminé, donc. 

Au nom des budgets? C'est une blague ou quoi? L'argent n'est pas une fin en soi. C'est un système de gestion des transactions entre humains.

L'argument massue est le salaire que vont faire les étudiants en sortant de l'université. Ca sous-entend que le salaire et les conditions de travail (donc de vie) de tous les gens de métiers vont être dévalués.

Il serait intéressant d'aller faire une recherche et de procéder à une analyse objective des sociétés où cohabitent un groupe restreint de gens trop nantis et un large bassin de population qui n'ont pas un niveau de vie décent, qui manque parfois du même du nécessaire. Il serait préférable d'aller vérifier les coûts faramineux que cette situation sociale engendre.

Juste pour voir si on a les moyens de se payer les coûts d'une hausse des frais universitaires. 

Tablons donc sur les valeurs humaines au lieu des valeurs illuminées, c'est ce qu'il y a de plus payant en bout de ligne. Il y a un coût à tout de toutes façons. Avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est un leurre.




J'aime les nuances

23 02 2010

Erich Fromm ce ne sera pas pour aujourd'hui, ça ne me tente pas.

J'aime écrire sur ce qui m'inspire sur le coup.

Et là, c'est l'état de l'identité québécoise au 23 février 2010.

Bien sûr qu'un vieux fond collé de francophobie de la part des colons britanniques déjà dénoncé du temps de Lord Durham comme étant le principal obstacle à l'assimilation des canadiens français excerce une pression sur l'identité québécoise. Attention! Ce ne sont pas tous les anglophones qui sont francophobes. Quand certains font un LOVE-IN, ils sont sincères. Ca ne devrait pas être ridiculisé, ce devrait être payé de retour, cet amour. Mais personne n'est obligé de se conformer aux demandes qui leur semblent déraisonnables de la part de ceux qui les aiment et qu'ils aiments. Nuance.

Bien sûr que la pression exercée par les différentes tradititions culturelles sur l'identité québécoise la tiraille en tous sens. Pas toujours pour le pire à mon humble avis. Pour le meilleur aussi. Que ce soit dérangeant, c'est une autre histoire, pour le meilleur ou pour le pire. Nuance.

Maintenant si on observe ce que font les de souches avec l'identité québécoise, si on arrête de toujours dire que c'est la faute des autres si l'identité québécoise est en crise ou si les finances vont mal, et bien il faut d'abord en plus d'être très fiers d'être québécois et reconnaitre qu'on (re)vient de loin, accepter de se voir avec nos imperfections, reconnaître nos erreurs, chambarder nos habitudes. C'est plus difficile que de dire que c'est la fautes des anglo, des autres communautés, etc. MAIS, c'est plus PAYANT!

Qu'est-ce que l'identité québécoise? D'abord elle prend racine dans la nation québécoise. Qu'est-ce que la nation québécoise? Prenons-la au sens de "de souche", soit les descendants des colons français abandonnés par la mère patrie et qui se sont pathétiquement aggripés aux jupes de cette mère indigne dans un déni total du rejet initial. Pas grave. C'est humain. Sauf qu'on pourrait peut-être arrêter de les tèter un peu, maintenant qu'on a grandi, d'autant plus que je ne suis pas sûre que ce soit exactement le sein maternel qu'ils nous tendent... Nous aurions intérêt à regarder d'un peu plus près comme ça, au moins, la SAQ ne payerait pas le vin français au moins deux fois plus cher que dans le reste du Canada. C'est un exemple parmi bien d'autres. L'italie aussi doit payer les frais pour l'import-export de son vin et ils en ont de qualité équivalente à celui des français, pourtant le prix payé pour le vin italien n'est pas du tout équivalent.

Enfin bref.

Il faudrait aussi reconnaître que la nation québécoise est divisée en classes sociales, comme toutes les autres nations, et que la couche populaire doit faire vivre le dessus de la pyramide. Et non le contraire, comme on aime à le faire croire à tous ceux dont la ponction de plus en plus importante sur leurs revenus devient proportionnellement plus facile à effectuer qu'ils sont culpabilisés et qu'on transforme en boucs émissaires ceux qui sont réduits à vivre de l'aide directe du gouvernement.

Ca coûte moins cher de donner le minimum vital à quelqu'un que de régler les problèmes d'inégalités sociales (qui mènent, soit dit en passant les gens à devoir vivre de l'aide directe du gouvernement, à quêter dans les rues, ou à faire carrière dans le crime organisé). Ca coûte moins cher aux entités (souvent commerciales) qui ne vivent que pour l'augmentation de la marge de profit. Mais ça coûte plus cher à la société.

La santé, mentale et physique.

L'éducation, l'enseignement, la culture, la maîtrise des techniques qui maximisent l'utilisation du savoir.

Ces valeurs ne coûtent rien ou si peu mais ne sont pas cultivées dans la population "de souche", d'abord les classes populaires, surtout, ne les valorisent pas et ensuite, la classe dirigeante ne prend pas ses responsabilité pour les aider à les cultiver non plus. Si l'identité québécoise contient en elle-même le mécanisme auto-destructeur qui fait que chacun rame dans un sens contraire aux intérêts commun de la nation québécoise, ce n'est pas étonnant que la situation se détériore.

Bon, le premier réflexe de défense de l'ego est de nier. Ceci parce que les observations sont perçues comme culpabilisantes, que l'image n'est pas qu'uniquement flatteuse et qu'il faudrait dépenser de l'énergie pour changer la situation et qu'on ne sait trop comment s'y prendre, d'autant plus qu'il n'y a pas de leader pour initier le mouvement. Il semble plus viable à première de donner un coup de gourdin sur la tête du messager et de retourner s'asseoir que d'utiliser le bâton pour marcher vers un ailleurs meilleur. C'est une croyance comme une autre.  Quand tout le monde sera mort-assomé, et qu'il ne restera qu'un seul individu avec un gourdin à la main, la vie va continuer, en effet. 

Pourtant il n'y a pas à se sentir coupable d'avoir pris des habitudes dans un certain contexte : le "un peuple ignorant est plus facile à gouverner" de Maurice Duplessis, la soumission obligée aux autorités religieuses,  et par dessus tout ça, le joug colonialiste de l'empire britannique - sur lequel le soleil ne se couchait jamais, pfff...  Ca fait de la pression sur une identité ça monsieur, oui madame (qui avez eu en plus le joug du patriaract à secouer).

Mais comme on dit il est plus facile de sortir le gars du bois que de sortir le bois du gars.

Maintenant qu'on s'est affranchis des pressions extérieures qui entravaient les libertés individuelles concernées dans l'identité québécoise des de souches, il est temps de passer à l'étape suivante : se libérer de nos limites personnelles et collectives qui nous empêchent d'avancer.

Ca demande de cultiver le courage, l'honnêté, la discipline, l'application dans un effort modéré mais soutenu, et ça demande une dépense d'énergie bien placée. Ce n'est pas impossible, mais c'est difficile.

Il n'y a pas de leader? Il n'y a pas de modèle? Et puis après? C'est l'ère de l'individualisme après tout. Trouvons nos propres modèles, soyons notre propre leader.

Chaque individu a une puissance énorme qu'il ignore ou néglige, mais si il récupère son pouvoir et l'applique, les résultats dépassent toujours l'imagination.

À ce stade, pour moi, les québécois de souche ont à courageusement faire face à leur réalité actuelle et à prendre en main l'hygiène mentale et physique, l'éducation des enfants, l'enseignement et la maîtrise des techniques pour renverser la vapeur de la réalité actuelle pas très reluisante dont il n'y a pas de quoi être fier, québécois ou pas.

Si ça veut juste dire de commencer à se rendre compte de l'importance qu'elles ont dans la vie, à se renseigner sur ce qu'elles sont, et surtout sur leur application pratique, et bien, le mouvement est amorcé. C'est comme si on avait ouvert la porte de la prison, mais qu'on était incapable de marcher pour en sortir. Dommage.

Disons qu'on part de LA RÉVOLUTION TRANQUILLE

pour aller vers la révolution personnelle.

 Vive le Québec libre intérieurement!  




My Taylor is rich but his understanding is poor

22 02 2010

Tout le monde n'en parlera peut-être pas, mais Mr. Taylor hier à Tout le monde en parle a confirmé qu'il était victime de deux préjugés de types racisme gnangnan (versus racisme crasse).

Bon. Je ne mets pas en doute l'intelligence de Mr. Taylor qui se lisait dans ses yeux. Les préjugés n'épargnent personne, ni les gens moins intelligents, ni les incultes, ni les brillants cerveaux, ni les gens cultivés, ni les pauvres, ni les riches, ni les de souche, ni les nouveaux arrivants. Les préjugés n'ont aucun préjugé.

Donc, j'ai pu constater qu'il a confirmé SA CROYANCE que d'après lui c'est l'ignorance crasse (ce que moi j'appelle racisme crasse) des pures laines qui pause problème dans le dossier immigration.

PREMIER PRÉJUGÉ DE TYPE RACISME GNANGNAN : les nouveaux arrivants sont tous de "bons sauvages", ou plutôt des anges, des êtres parfaits, des citoyens modèles, capables de bien se mêler aux autres, désireux du bien social commun, attentionnés envers les de souche, et les problèmes de société causés par l'immigration sont causés par la fermeture et l'ignorance (crasse) des de souches.

Préjugé que je comprends d'autant mieux que je l'ai partagé pendant la plus grande part de ma vie, durant de nombreuses années. De nombreuses années où généralement, ce préjugé concordait, malheureusement, trop souvent avec ma réalité sociale.

Mais les temps changent, et la réalité sociale québécoise aussi. Je le constate tout autant.

La réalité, à l'heure actuelle, c'est que l'ignorance crasse (ce que j'appelle le racisme crasse) se retrouve autant sinon plus parmi les nouveaux arrivants entre-eux et envers les de souche, que parmi la population de souche dont la mentalité a passablement évoluée, et évoluée rapidement, sous l'influence de plus de démocratie et de l'habitude de vivre en démocratie.

Ce qui n'est pas le cas de la plupart des nouveaux arrivants qui proviennent de pays ou la démocratie et la liberté individuelle sont plus déficientes qu'ici, qui ont pour habitudes de vivre dans des régimes totalitaires, corrompus, peu démocratiques, avec peu ou  moins de libertés individuelles, de tolérance aux différences, et qui ont du mal à se mettre à niveau avec les de souche, une fois rendus ici.

Difficulté d'autant plus grande que les groupes ethniques se forment et vivent en circuits fermés et que les membres de ces groupes sont de plus en plus nombreux.

Au nom de la démocratie et en utilisant les outils sensés la promouvoir, certains nouveaux arrivants veulent imposer leurs habitudes de vie moins démocratiques et plus intolérantes aux de souches, qui eux se rebiffent contre ces accomodements "raisonnables" tout à fait déraisonnables.

Voilà la réalité messieurs T&B que vous n'avez pas su discerner dans vos conclusions suite à l'opération Commission. 

Et je crois que vous n'avez pas été capables de la discerner à cause d'autres préjugés encore : les préjugés de classe qui font que les membres des couches populaires de la société québécoise sont mal considérés par des membres de couches supérieures de la société québécoise. Lâchons le mot : méprisés. Considérés comme incapables de réflexion, d'analyse fine d'une situation. (Alors qu'en réalité, les couches supérieures d'une société doivent entretenir ces préjugés pour mieux pouvoir exploiter les couches inférieures - si elles se mettaient à les écouter, considérer la réalité des êtres humains qui la compose, ce ne serait plus possible.)   

Mais la réalité n'a que faire des préjugés. La population pense, analyse, constate et s'exprime. Et parfois agit en conséquence. Parfois non.

DEUXIÈME PRÉJUGÉ (ou croyance) de Mr. Taylor : les québécois sont racistes parce qu'ils ne sont pas en contacts avec les nouveaux arrivants (qu'ils ne les connaissent pas).

Dans la même foulée, il dit que les gens des régions qu'il a visitées, (où peu d'immigrants vont s'installer) sont très favorables à l'émigration parce qu'ils la voient comme une solution au problème de dépeuplement des régions. Il faudrait qu'il règle ses contradictions internes entre les faits et ses croyances, Mr. Taylor.

Ensuite c'est justement le contact régulier dans ma vie quotidienne avec les nouveaux arrivants qui m'a permis de constater que la théorie du bon sauvage ne tenait plus la route, parce que de plus en plus de nouveaux arrivants entretenaient généralement un sentiment francophobe raciste (abondamment nourri par le racisme crasse des francophobes anglophones) basé manifestement sur l'ignorance crasse, le mépris de la différence des autres, du non-intérêt pour l'égalité, la fraternité, la justice.

*

Ceci dit je répète et je le souligne : j'aime vivre dans le multiculturalisme, j'aime être en contact avec la richesse que procure la proximité de plusieurs cultures qui doivent vivre ensemble. Les erreurs et les dérives ne doivent jamais faire oublier que généralement, toutes différences confondues, les gens d'ici ont du coeur au ventre et sont pacifiques comme nulle part ailleurs dans le monde.

La plupart des immigrés viennent ici pour ça, d'ailleurs, lorsqu'on se met à le remarquer on le voit clairement. 

Nos désaccords, bof, quelques chicanes normales de famille reconstituée ...

Rien à voir avec certains coins du monde où pourtant, on n'entend aucune récrimination contre la langue ou la démocratie. C'est vrai que les gens sont trop occupés à se mettre à l'abris des attentats, de la corruption crapuleuse, et autres petits ennuis quotidiens du genre. Des peccadilles quoi, à côté de ce qui se passe ici, en comparaison de la sauvagerie des barbares québécois qui imposent la torture de la liberté et de la démocratie aux nouveaux arrivants. C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle.

P.S. : J'oublais : L'Amour.

P.S. (1) : Erich Fromm, je ne l'oublie pas non plus. Ca s'en vient.




L'amour de la patrie est le premier amour et Le voyage

21 02 2010

Paul Verlaine (1844-1896) et Raôul Duguay (1939 -   )

Que l'on considère le Québec ou le Canada comme étant sa véritable patrie, ça n'a pas d'importance, vieille branche. Je veux dire, ça n'a pas d'importance, de souche. La patrie, peu importe où d'ailleurs, ce n'est plus ce que c'était, il est impossible de se référer à ce nationalisme là.  Il fait partie de notre passé, de notre héritage.

Mais ce n'est pas une raison pour le renier non plus.

Ou pour faire du déni ou du mépris i.e. rire des "ceintures fléchées" pendant que la burqa et le voile intégral encore plus archaïques et abérrents sont présentés comme quelque chose de normal que seul ce qu'il y a de plus bas et de plus vil dans la population ne saurait accepter.  Le monde à l'envers.  À notre époque, il est normal que ça choque dans une société démocratique aux valeurs égalitaires entre femmes et hommes. Ce n'est pas du racisme, c'est l'envers du racisme.  Il n'y aurait pas de quoi brasser de l'air avec la burqa (et là encore on se le fait dire sur un ton méprisant) parce qu'il n'y a pas de burqa au Québec parait-il. Et bien moi j'en ai vues, des burqa, au Québec  et elles n'avaient même pas l'air très consentantes ou très à l'aise à les porter, j'ai eu l'impression. Le voile, ne me dérange pas. Pas plus que les turbans, les kipa, etc. les signes religieux ne me dérangent pas. Les autres ne me dérangent pas. L'intolérance des autres à qui je suis me dérange. J'accepte d'être dérangée parce que la perfection n'est pas de ce monde. Et je ne suis pas toujours dérangée par les immigrés, ils sont parfois même beaucoup plus accomodants envers moi que les québécois de souche, infiniment plus. Ca dépend plutôt des individus que de tout autre chose je dirais.

Et la patrie, je ne crois plus à la patrie, en fait. Il n'y a plus tellement de patrie nulle part et il y en aura de moins en moins. Il y aura de moins en moins de patrie et de plus en plus d'humains. Je crois plus à l'humanisme universel qu'à la patrie.

J'aime le multiculturalisme. Je ne regrette absolument pas l'homogénéïté sociale, toute relative d'ailleurs, l'amérique étant un continent de vagues de migrants sur plusieurs décennies.

Je regrette juste que trop d'humains, peu importe où sur cette foutue planète ne soient pas plus capables de vivre ensemble dans la différence, de façon civilisée et en harmonie avec l'environnement, et surtout sans que ce soit toujours la faute de "l'autre" si tout va mal, ne soient pas plus capables de ramer ensemble, au lieu de tourner en rond.

Par exemple? Par exemple, nous pourrions très bien faire l'indépendance (ou ne pas la faire, d'ailleurs) et payer la dette si nous savions mieux vivre ensemble. Mais non. Gaspillage, enveloppes sous la table, corruption. A grande mais aussi à petite échelle. Collective et individuelle. Il parait que la mafia de Toronto veut prendre (ou a déjà pris) le contrôle sur la mafia de Montréal. Quand on voit comment se porte Toronto au niveau des valeurs humaines, ça ne laisse pas espérer une amélioration : c'est la loi de la jungle là-bas, dans un multiculturalisme canadien-anglais très différent de notre façon "raciste" de le voir.  Un multiculturalisme à saveur britannique que les britanniques sont en train justement de remettre en question parce que les problèmes sociaux sont insolubles dans une population qui s'accroit sans cesse sans consensus commun pour vivre ensemble.  Alors que le consensus commun, c'était un "racisme" bien québécois, tellement encore culpabilisé et colonisé qu'il a fini par adopter l'idée du multiculturalisme qui ne fonctionne pas, qui ne satisfait personne, qui ne se gère pas autrement que par la loi de la jungle.  

Nous n'en sommes pas encore tout à fait là. Je ne crois pas. J'espère. C'est vrai qu'on ne sait plus trop à qui appartient quoi et le "pays" vrai ou dans l'imaginaire des québécois, on ne sait plus trop qui en sont les propriétaires. Les multinationales et les intérêts étrangers sont autant sinon plus présents que les intérêts canadiens et québécois.

La nation québécoise et l'identité québécoise avec ses idéaux de liberté, de fraternité, d'égalité peut-elle encore survivre dans ce contexte? Je le crois. Elle en a vue d'autres, et elle est capable de s'adapter. S'adapter, c'est la clé. Mais il s'agit de réagir, même dans le confort, continuer de faire la différence. Ce n'est pas tellement un cas de travailler plus comme le prône Lucien Bouchard, mais SURTOUT DE TRAVAILLER MIEUX ET DE FAÇON PLUS RÉALISTE EN REGARD DE LA SITUATION INTERNATIONALE, comme le prône Bernard Landry.  Axer le développement sur la science et la technologie et choisir des valeurs humaines anti-corruption si je puis dire.  C'est difficile, mais ce qui est facile devient vite ennuyant. C'est difficile, mais c'est passionant, et c'est rien moins que gagné d'avance. C'est difficile mais pas impossible, et finalement pas si difficile que ça non plus.

Ce n'est pas nécessaire de dépenser des tonnes d'énergie à défoncer des portes ouvertes quand l'enjeu est de presser un bouton. Pour faire image.

Je regrette tous les accomodements véritablement déraisonnables, mais ça donne l'occasion d'apprendre de nos erreurs, dans cette société plutôt ouverte et tolérante qu'est le Québec, si ouverte et si tolérante qu'elle a pu vivre avec la communauté hassidique durant de nombreuses années alors que les autres juifs eux-mêmes ont de la difficulté à les tolérer.

Bon, du racisme il y en a toujours un peu, la tolérance totale c'est comme l'absolu : ce n'est absolument pas possible. Un peu, ça reste tolérable.

On peut s'accomoder de part et d'autre quand même. Mais mettre un stop aux accomodements déraisonnables, ce n'est pas du racisme.

Que Lucien Bouchard hurle à la lune, parce qu'on ne sait quelle mouche l'a piqué, et qu'il déclenche soudainement une tempête dans un verre d'eau et qu'on n'entende et ne voit plus que ça ne fera pas oublier que le gouvernement Charest a manqué une bonne occasion de faire preuve de leadership responsable.

Un gouvernement laïque n'est certes pas parfait, ni à l'abri de dérives dogmatiques, mais pour l'instant, ici et maintenant, c'est le meilleur interface entre tous les extrêmes et les ultra qui cohabitent dans le même espace-temps. Le gouvernement Charest aurait dû faire respecter le principe de laïcité et ne pas y déroger.  Les services religieux se donnent aux frais de la communauté religieuse pas au frais des contribuables. Bien que je suis d'avis qu'au lieu de se pâmer jusqu'à manquer de souffle, pour quand même si peu, la plupart des gens devraient garder leur salive pour s'époumoner pour que le système scolaire publique forme beaucoup mieux les étudiants qu'il ne le fait présentement : c'est une urgence nationale s'il y en a une. Le coût de l'école du dimanche des hassidiques n'est rien en comparaison du coût de cette négligence momumentale.    

Bon eux, nous sommes habitués avec leur petits travers on les connait bien depuis le temps.

Mais négocier des demandes déraisonnables avec (ATTENTION JE NE DIS PAS QU'ILS LE SONT TOUS mais qu'il y en a - c'est un fait, pas un préjugé) des asiatiques inflexibles, des musulmans fanatiques, des latinos adeptes de l'arme blanche et des haïtiens dramatiquement démagogues, qui eux-même ont de la difficultés à interagir entre eux, c'est relativement nouveau et donc, plus déroutant. A première vue.

Que la terre tremble en Haïti - et je suis de tout coeur avec les haïtiens - ne fera avaler à personne que les québécois sont racistes parce qu'ils n'acceptent pas tout ce que leur demande les haïtiens.  J'ai déjà  trop entendu de discours outrés complètmeent délirants venant des haïtiens qui ne tolèrent absolument pas d'être remis en question en quoi que ce soit, sans faire passer cela pour du racisme, comme si nous vivions en pleine ségrégation du Sud des États-Unis dans les "belles" années de l'esclavagisme. C'est délirant. Il n'y a pas d'autre mot. Exemple ? Fait vécu. Une haïtienne, qui occupe un poste dans un organisme pour immigrants sensé faciliter l'intégration des nouveaux arrivants.  Selon elle, le racisme des québécois serait plus hypocrite que celui des autres. Elle a employé ce mot. Hypocrite. C'était avant le tremblement de terre en Haïti, et je trouve que les québécois sont vraiment hypocrites d'être de tels sales racistes et d'envoyer autant d'aide et de soutien aux haïtiens. C'est quelque chose une hypocrisie d'une telle ampleur. Quoi qu'à quelque chose malheur est bon, depuis la médiatisation massive de l'aide internationale donné aux haïtiens, les noirs que je croise ont moins l'attitude "c'est parce que je suis noir", justement. Ca fait du bien. On devrait leur démontrer plus souvent des marques de considération! Un exemple du racisme des québécois que cette personne donnait est l'intolérance dont ils faisaient preuve à la différence entre haïtiens et québécois quand elle se manifestait dans une salle de spectable pendant que le spectacle se déroulait. Pour les haïtiens, disait-elle, c'est normal de se lever et de saluer bruyament ses amis qui arrivent, même dans une salle de spectacle. Et bien les québécois "racistes" ne tolèrent pas cette différence culturelle et elle les trouvaient bien pas d'allure de ne pas le faire. Il n'y avait absolument aucun respect de notre différence à envisager pour elle. Silence total dans la salle. Personne n'osait dire quoi que ce soit pour ne pas passer pour raciste. Sauf moi. J'ai dit calmement que les chocs culturels n'étaient pas évidents et que la tolérance et le respect des différences étaient des comportements propices à faciliter la cohabitation et que ça ne serait pas possible à sens unique, que chacun devait faire l'effort de s'adapter aux différences de tout le monde. Je sais que certaines personnes ont pensé que j'étais raciste. Je ne le suis pas. Je ne l'ai jamais été et je ne le serai jamais. Les chiens aboient, la caravane passe. 

Bref, ce qui devrait être des mains tendues de part et d'autres tourne souvent au "Québec bashing" alimenté grassement par le vieux fond de francophobie canadien-anglais bien collé.

Un "Québec bashing" un peu trop automatique pour être toujours totalement honnête et qui est propagé par des gens qui ne prennent souvent pas la peine de faire l'effort de l'ouverture à l'autre, alors que la réaction des québécois pour contrer ce "Québec bashing" semble être de devenir de plus en plus gentils, "ouverts", accomodants, politiquement correct au point de de l'automutilation. Il y a tout de même une distance confortable entre le racisme et la culpabilité injustifiée et malsaine. 

À une certaine époque, l'identité québécoise rejetait tout corps étranger, mais cette époque est révolue depuis longtemps.  Il n'y a plus de dinosaures non plus à la surface de la terre. C'est fini ce temps là. L'identité québécoise que je connais inclue le monde entier maintenant mais ce n'est pas le monde entier qui inclue l'identité québécoise. Gens du pays, c'est votre tour... 

Ce n'est pas le passé que je regrette, c'est le plaisir de vivre sans se faire culpabiliser d'exister de façon différente qui me manque (d'exister, point). On avait assez du racisme anglophone (tous les anglo n'étaient et ne sont pas racistes! je ne généralise pas ici non plus), on n'avait pas besoin de la terre entière, ni de nos propres dirigeants politiques pour enfoncer le clou.

Une fois qu'on a connu ça, la liberté de vive sans se faire culpabiliser d'exister, c'est impossible de désirer retourner en arrière.

Ce qui me manque, c'est aussi le plaisir de vivre dans une ville propre. Non seulement Montréal est-elle sale dehors comme dedans, mais elle est en plus assaillie par le vandalisme, tout est couvert de graffitis, tout est sali, tout est détruit. Ca coûte combien en argent nettoyer, remplacer, réparer? Et ça coûte combien en terme de fatigue morale et psychologique de vivre dans un tel environnement déprimant ? Comme si  personne ne tenait vraiment à cette ville ou à bien vivre dans cette ville. Alors qu'avant, c'était une ville qui dégageait de la fierté. 

Ce qui me manque c'est le bonheur de l'assurance de vivre dans une société qui défend des valeurs auxquelles je tiens, une société égalitaire aux valeurs humaines importantes. Les services de santé, l'enseignement, les services sociaux sont aussi laissés en friche que le reste de la ville, mais les conséquences sont plus graves que juste un air de pauvreté : la véritable pauvreté endémique et sa kyrielle de problèmes sociaux est en train de s'installer, la spirale descendente tourne toujours un peu plus rapidement, maintenant. Les gens sont plus stressés, plus centrés sur l'argent, sur les relations de pouvoirs, la brutalité, la malhonnêteté, chacun tente de tirer son épingle du jeu au dépens du voisin le plus souvent, sans scrupules.  Et en même temps, je vois bien qu'il se développe aussi une plus grande liberté, une plus grande conscience qui mène vers d'authentiques valeurs humaines à force d'être témoin qu'aller jusqu'au bout de la logique de la loi de la jungle ne mène pas là où l'on croyait. Mais à quel  prix ? Est-il vraiment nécessaire d'aller jusqu'au bout ?

Il n'y en aura pas de facile, comme disait l'autre, et c'est le voyage de la vie le plus fascinant qui soit.

Sauf que, s'il vous plait, soyez un peu raisonnables.




Fin'amor, verai'amor, fol'amor

20 02 2010

Ou l'amour courtois

Extrait :

Au Moyen Âge, l'attitude générale à l'égard des femmes est marquée par les enseignements de l'Église. Cette dernière tient la femme pour responsable du péché originel et de l'expulsion du Paradis. La femme est donc une tentatrice, un instrument du Diable, un mal nécessaire. Le mariage est souvent considéré comme une condition avilissante. La loi ecclésiastique permet au mari de battre sa femme et de la répudier, contribuant à l'humiliation et à l'assujettissement de la femme, que l'on regarde comme inférieure à l'homme dans presque tous les domaines.

Sous l'influence des troubadours, les mentalités vont commencer à évoluer. La poésie des troubadours entoure la femme de beaucoup de dignité, d'honneur et de respect ; elle en fait l'incarnation de la noblesse et de la vertu.

 

Dans certaines chansons, le poète se plaint de la froide indifférence que lui manifeste celle qu'il admire. Le principal objectif du troubadour n'est pas la possession de la dame, mais l'élévation morale que produit l'amour. Pour se rendre digne de la femme aimée, le soupirant doit cultiver l'humilité, la maîtrise de soi, la patience, la fidélité et toutes les nobles qualités qu'elle-même possède. Dans ces conditions, l'amour peut métamorphoser le moins délicat des hommes...

Les troubadours pensent que l'amour courtois peut être une source de progrès social et moral, que la courtoisie et la noblesse ont leur origine dans l'amour. Lorsque cette idée se répand, elle donne naissance à un code de conduite qui, avec le temps, imprégnera l'ensemble de la société. En réaction contre la grossièreté et la brutalité de la société féodale, un nouveau mode de vie voit le jour. Les femmes attendent maintenant de leurs maris de l'abnégation, de la considération et de la gentillesse. La galanterie est née.

Et Erich Fromm, là-dedans ?  Et bien, réfléchissant au contenu de ce billet allongée dans l'eau chaude et parfumée à l'huile de lavande flottant dans une sérénité totale, comme un cerveau dans un bocal, je me remémorais avec humour.

Ce sera pour un autre billet.

J'ai plus le temps.




Un proverbe que j'aime

16 02 2010

Quand le sage pointe la lune, le fou regarde le doigt.

Dans le débat laïcité-religion les laïcs semblent trop souvent s'imaginer qu'éliminer la religion c'est éliminer le dogmatisme, les dogmes et avec eux les problèmes posés par les dogmes et le dogmatisme.

C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle.

Le stalinisme a été au moins sinon plus dogmatique qu'une doctrine religieuse et a fait encore plus de morts que le nazisme (lui-même un culte ayant des racines dans le paganisme). Bon d'accord Staline avait le culte de sa personnalité plutôt développé. Non religieux le culte, laïque le culte, mais non moins culte et non moins dogmatique le culte.

Plus laïque que le communisme, c'est dur à trouver. Toute religion était interdite par la loi. Pour trouver plus laïque que ça, il faut se tourner vers les organisations criminelles, lesquelles vivent dans l'ombre puisque leur mode de fonctionnement est parasitaire au corps social où elles s'implantent. Elles tentent d'échapper à l'observation, mais n'en existent pas moins, et de ce fait, ne peuvent totalement échapper à l'observation : or, on contaste, pour le peu qu'on en sait, qu'ils ont leurs préjugés et leurs dogmes bien ancrés, dans le crime organisé. (On en a retrouvé la preuve dans des sacs de couchage au fond du Saint-Laurent, d'ailleurs.)

Est-ce que les efforts laïques, énergiques et révolutionnaires d'un autre style de communisme ont pu venir à bout des dogmes? Le général Mao répétait à qui voulait l'entendre de ne pas faire de lui un héros, de ne pas faire un culte de la personnalité autour de lui. Peine perdue. Il a prêché dans le désert. Bouddha pouvait aller se rhabiller. Après sa mort les enfants des écoles étaient littérallement endoctrinés.

"Au moins moi, je ne suis pas marxiste" aurait dit Karl Marx quand on lui aurait rapporté que sa philosophie avait inspiré un mouvement politique et que des gens se targuaient d'être "marxistes".

Ce qui lui aurait vallu d'être forcé de se taire en pays communiste, de voir sa liberté et son droit de parole réprimé, probablement dans la brutalité, comme dans la tristement célèbre affaire de la place Tian'anmen puisque la liberté d'expression, bien que de façon imparfaite, n'a pu exister à date que dans l'imparfaite démocratie des sociétés capitalistes imparfaites. C'est un fait et non une croyance (politique ou religieuse).

La liberté d'expression n'a jamais pu fleurir dans des doctrines "parfaites" qui détiennent une "vérité" (absolue) : l'extrême gauche, l'extrême droite, ou l'ultra religiosité.

Alors que la démocratie permise par les sociétés capitalistes oh combien imparfaites, certainement, mais capables de l'admettre, mais capables de supporter, et dans le meilleur des mondes, d'harmoniser dans un équilibre toujours oscillant, la gauche, la droite, les religions et la laïcité.

Les dogmes n'ont pas de partis pris politiques ou religieux, ils s'épanouissent là où le terrain leur est propice, aveuglément, et le totalitarisme - laïque ou religieux  - est un terrain propice.

Dogmes religieux, dogmes politiques, préjugés personnels : dogmes quand même.

La tolérance (pas la soumission) à la différence n'est pas un terrain propice aux préjugés et aux dogmes.

 

Karl Marx a aussi dit : "Celui qui ne connaît pas l'Histoire est condamné à la revivre".

Se pencher sur l'Histoire c'est réaliser que la la laïcité n'a jamais réglé les problèmes de dogmatisme attribués aux religions, de même que ce n'est pas l'extrême gauche qui a stoppé les problèmes de dogmatisme créés par l'extrême droite, c'est la démocratie.

Ni la droite, ni la religion, ni la gauche laïque (dernière "stratégie sociale" à être inventée par les sociétés occidentales pour contrer les problèmes engendrées par la droite et les dérives religieuses) ne pourront régler les problèmes des préjugés et du dogmatisme.

Le problème, c'est que le cerveau humain est utilisé principalement pour garder l'être qui le possède en vie et que pour rester en vie, économiser l'énergie au lieu de s'épuiser à mort est une tactique qui a fait ses preuves depuis des millions d'années. Fonctionner selon des préjugés et des dogmes est très commode pour économiser l'énergie.

Ca marche comme ça :  On constate que quelque chose est bon (ou non) dans la plupart des contextes. On transpose cette information à toutes nouvelles situations semblables sans avoir besoin de dépenser l'énergie pour prendre le temps de les analyser vraiment.

Le cerveau, une fois qu'il a stocké en mémoire une information (qu'elle soit objectivement vraie ou fausse n'a aucune importance) qu'il tient pour vraie (ou fausse) a tendance à filtrer la réalité selon une grille de préjugés et de dogmes en conséquence, un filtre qui laisse passer les informations qui correspondent ou qui renforcent ses préjugés et ses dogmes, et qui rend aveugle et sourd à tout ce qui ne fait pas echo aux les croyances internes préexistantes ou bien à rejeter toute information qui ne correspond pas à sa vérité subjective.

C'est comme ça que ça fonctionne un cerveau humain.

Peu importe le parti politique ou la religion auxquels on adhère (ou pas). 

(À noter que la mémoire à long terme possède des contenus obtenus de façon consciente, mais aussi largement inconsciente, i.e. : on fait les choses automatiquement sans même y penser, parce qu'on a vu des modèles signifiants les faire, par exemple.)

Ca filtre continuellement l'information un cerveau humain.

Et c'est loin d'être aussi bête qu'on le croit, un préjugé ou un dogme. C'est même très commode et ça permet de vivre sans avoir à tout remettre en question sempiternellement et surtout à se garer des dangers rapido presto dans une situation d'urgence. A tout raisonner et réfléchir longuement continuellement, on ne finirait plus de finir. C'est bon dans l'action.  

Là où ça devient embêtant pour la survie - le contraire de son but - c'est quand cette tactique d'économie d'énergie empêche de tenir compte d'une réalité qui devrait être prise en ligne de compte malgré les préjugés bâtis sur des expériences antérieures ou mal construits à partir de ces expériences. La seule chose qui ne change pas, c'est le changement. Seuls survivent (et encore s'ils ont de la chance!) ceux qui réussissent à s'adapter.

Ca devient embêtant lorsque c'est le temps de réfléchir à son action et que le filtre est trop "épais" (et trop rigide) et entrave les activités de réflexion.

Ce n'est pas tellement le filtre qui pose problème, comme la qualité du filtre. 

Quand le sage pointe la lune, le fou regarde le doigt.

Pas capable de voir plus loin que ses préjugés.

Lesquels deviennent ou sont devenus (ou vont devenir) avec le temps, des dogmes.

Et ça, ça peut être mortel.

Heureusement le cerveau humain possède aussi la capacité de remettre les choses en perspectives. Seulement ça demande de dépenser de l'énergie que fonctionner aux préjugés ne demande pas. C'est pas toujours nécessaire pour la survie d'abord, puis pour la vie ensuite, de se débarasser de tous les préjugés et de tous les dogmes, de dépenser de l'énergie pour rien, quoi.

La vraie affaire est moins de s'attaquer (de façon dogmatique) à tout préjugé ou à tout dogme comme d'adapter son filtre à ce qui permet de survivre, puis de vivre (par exemple, en général, la violence comme modus operandi dans les circonstances ordinaires de la vie n'est pas un préjugé ou un dogme utile dans ce sens, et pourtant c'est un préjugé (voire un dogme) largement répandu). Pour remettre en question un préjugé et un dogme, il faut réfléchir un peu, dépenser un peu plus d'énergie que d'agir "naturellement" d'après une idée préconçue.  Le gain obtenu par cette dépense d'énergie en vaut largement la peine.

P.S. : Ensuite, un cerveau humain, après avoir scanné son environnement, ça a aussi la capacité de restituer les informations acquises et tout à fait exactes sous forme de métaphores ou d'images qui sont souvent maladroitement prises au pied de la lettre par des esprits cartésiens qui filtrent les métaphores selon une grille capable de tenir compte seulement de données primaires "objectives" et concrètes pour qui toutes les métaphores sont de se fait incomprises et traitées de fariboles folles. Alors qu'il s'agit de lire entre les lignes.  Il n'est possible de comprendre vraiment le message que si on connait bien la situation dans laquelle la métaphore s'inscrit. Sinon, elle devient un indice vers une meilleure connaissance objective de la situation.

Évidememnt que la métaphore n'est pas à sens unique, comme le reste. Elle peu être chargée de contenus malveillants ou bêtes, mais elle n'est pas la malveillance ou la bêtise en elle-même et ceux qui l'utilisent pour contrôler finissent par se tirer très rapidement dans le pied. Ils sont facilement démasquables, ces loups déguisés en brebis, puisqu'ils ne cessent d'en faire la preuve par la violence dont ils font... preuve et qui est impossible à dissimuler. Même si la responsabilité en est imputé à un bouc émissaire. Même si la violence est validée par des tonnes de préjugés. Elle reste évidente.

C'est cher payé le préjugé dans certains cas. Il aurait été plus économique de remanier le filtre.

Ce que la sagesse populaire nomme "réfléchir avant d'agir". Encore faut-il pouvoir et/ou vouloir le faire. Ce qui, bien sûr, pour toutes sortes de raisons, n'est pas toujours le cas pour tout le monde. Mais pour la plupart des gens, réfléchir ne pose pas de problèmes.

 

P.S. (1) : La vie, vraiment, c'est fascinant, quand on y pense...Cool 




Oh! Dear... Why?

15 02 2010

Ca... je ne comprends pas comment ma belle carte de Saint-Valentin a pu faire l'objet d'une méprise par certaines personnes, au point qu'elle a pu être interprétée comme étant du cynisme. Ce ne peut être un cas d'avoir pris les choses au pied de la lettre, c'était tout innocent, non a fallu que ce soit mal interprété. C'est vrai que les gens sont souvent un peu émotifs à la Saint-Valentin. Comme à Noël.

Premièrement c'est vrai que pour apprécier pleinement l'humour il fallait être au monde du temps de la mode de ce petit couple de tout nus, qui était littéralement partout (partout, partout, là. Plus partout que ça, ça s'peut pas. Vous croyez qu'ils ne pouvaient pas être quand même: détrompez-vous, ils y étaient. Ils étaient partout).

Deuxièmement, le soutien mutuel et indéfectible dans un couple est vraiment un des plus beaux cadeaux que peuvent se faire un homme et une femme, même si l'amour fusionnel érotique (beaucoup, passionnément, à la folie) peut les avoir déserté après trois ans de vie commune comme c'est "la norme" pour la moyenne des couples - ou non. Les couples continuent de s'aimer dans le temps et d'explorer d'autres facettes de l'amour, comme un feu qui brûle moins intensémment, mais plus fort et durable, un feu bien pris qui fait de bonnes braises capables de rallumer la flamme en tout temps.  

Dans certains cas, la vie les a même menée hors du couple pour en former un autre avec quelqu'un d'autre. J'en vois régulièrement de ces pères et mères qui continuent de se soutenir l'un l'autre, loyalement, "contre le monde" pour finir d'élever leurs enfants, et même une fois qu'ils sont devenus grands.

Ou même des couples séparés sans enfants qui continuent d'être alliés dans la vie et de se soutenir mutuellement par loyauté d'avoir un jour représenté autant l'un pour l'autre. 

Je trouve que c'est une facette de l'Amour avec un grand A qui vaut vraiment le coup d'être Célébrée avec un grand sourire, très sincèrement. Il n'y a aucun cynisme là-dedans au contraire.




Fêter la Saint-Valentin est interdit par l'Islam

13 02 2010

Religion faite pour les hommes, s'il fallait une preuve de plus. Mais là, ils frappent fort : ils viennent de rallier au sein de l'Islam au moins un gros 7/8ième des mâles du Québec pour qui s'était déjà pas dans leur religion le romantisme.




C'est beau l'Amour et un ouf! On ne vit pas totalement dans un monde de fou!

12 02 2010

On peut encore se dire les vraies affaires et même déraper un peu, mais surtout en revenir aux vraies affaires, sans que ça dégénère à faire des victimes et surtout en finissant par vider la querelle et savoir mieux-vivre. Ensemble. Il y a de l'espoir pour l'humanité !!!

Ce commentaire fait suite au billet de ma carte de Saint-Valentin donné, le billet sur de découragement sur le fait qu'on demandait la tête d'un journaliste au mépris du droit de parole. C'est beau l'Amour. Vraiment. Parce que c'est ça aussi. Oui, l'Amour est possible aussi à côté d'autres réalités.

La belle histoire de Fabienne et Patrick :

 

   




Hiroshima mon amour

08 02 2010

Dossier Protégez-vous : scandale de la grippe A

La fameuse bombe A et son explosion dans les médias.

Comme quoi, ça ne valait ni la peine de paniquer, ni de mourir de peur, ni d'aller risquer d'attraper la crève dans une file dehors au mois de novembre, ni de lyncher quiconque n'avait pas reçu le vaccin.

Ca vaut toujours la peine de se concentrer sur l'hygiène physique et mentale par contre, la vraie pas celle qui consiste à utiliser des antibactériens qui renforcent l'action nocive des bactéries à long terme qu'on trouve à la porte de tous les hôpitaux pour un coût "minime" à la société... en bout de ligne (à qui sont-ils achetés d'ailleurs?). C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle.




La victimite, maladie imaginaire pas vraiment drôle

07 02 2010

Février, mois de l'Amour.  Nous réféchissions sur la phrase "aime ton prochain comme toi-même" et de l'importance de s'aimer soi-même correctement avant de pouvoir aimer qui que ce soit correctement. C'est pareil pour l'individu que pour les groupes sociaux.

Je vais sans doute mourir en défendant l'humanisme et la justice sociale.  La moitié de ma vie s'est passée à prendre la part des minorités, quelles qu'elles soient, contre une "majorité" abusive.

Maintenant, que la donne sociale a changé, je défends toute personne injustement accusée quelque soit sa concordance sur la charte des droits et libertés. Chaque cas est unique.

Pour agir vraiment de façon juste, ça demande plus de réflexion aux gens que de vivre sur les préjugés et de diviser le monde en deux camps, les bons et les mauvais, d'étiquetter quelqu'un d'emblée et jouer à la guerre.

Les gens doivent dépenser un peu d'énergie pour se faire une idée juste et honnête de la situation.

La paresse plus que la méchanceté la malhonnêteté ou la bêtise, empêche plusieurs personne de le faire. C'est humain. Mais ce n'est pas juste.

Le nouveau préjugé de l'heure est les bons nouveaux arrivants, les méchants anciens arrivés. C'est moins forçant de faire le contraire d'un l'ancien préjugé, que de s'impliquer vraiment dans un monde complexe et mouvant.

Mais les préjugés... pitié. Je ne peux vivre pami des préjugé, c'est étouffant. J'ai besoin de liberté.

Par exemple, je passerais facilement pour raciste si j'exposais la réalité ci-dessous, parce que ce sont des haïtiens - qui sont noirs, qui viennent de subir un drame qu'on ne souhaite à personne, qui ont peine à s'en remettre, qui vont encore souffrir longtemps à cause de ça, et qui sont donc les victimes super-stars de l'heure - qui utilisent leurs enfants commes esclaves. Si c'étaient les Étatsuniens, qui faisaient ça, le monde entier n'auraient plus de cordes vocales à force de vociférer. Mais les haïtiens, la plupart par manque de courage ou par paresse, ferment tout simplement les yeux.

Je parle des restaveks, et d'un rapport de l'unicef à leur sujet.

"(...). Premiers debouts, derniers couchés, les restaveks passent leurs journées à d'épuisantes corvées ménagères.

Non seulement André n'est pas payé, mais il ne reçoit même pas, dit-il, les nécessités de base que sont des vêtements et des chaussures et on l'oblige en plus à dormir à même le sol.

 

André se rappelle que sa « mère d'accueil » avait l'habitude de cracher par terre et de lui dire qu'il devait avoir fini telle ou telle corvée avant que le crachat n'ait séché. Il a souvent été violemment frappé, en particulier après avoir tenté de s'enfuir. Isolé, ridiculisé, il n'avait qu'un ami - un autre restavek qu'il avait rencontré après l'avoir entendu se faire battre dans une maison du quartier."

Source : site de l'unicef  

Pendant ce temps, ceux remplis de préjugés positifs vont se flatter la bédaine parce qu'ils vont se trouver vraiment trop biens d'alimenter la victimite.

Parce que oui, il y a une différence entre la victimite et être une victime. Par ignorance des vraies problèmes et par paresse d'en prendre connaissance, d'abord, par manque de moyens pour contrer la victimite ensuite. Mais les moyens, ils existent et ça se trouve, ou ça s'invente.

Jamais au grand jamais je ne justifierai le racisme pour quelque raison que ce soit, surtout pas parce que le roi n'a pas de culotte, parce que l'humain est imparfait quelque soit sa couleur de peau, sa religion, son sexe, etc.

À tout le monde en parle, une jeune actrice par ailleurs charmante et très belle, a, malheureusement manqué une occasion de communication sans victimite aïgue. Elle a quasiment demandé la tête de Patrick Lagacé (vous savez, le récipidiendaire de ma carte de Saint-Valentin pour son courage à s'exprimer librement dans un monde où la rectitute politique tient lieu de censure, parce qu'il avait "osé" dire, qu'à son avis, le peuple haïtien n'était pas parfait, celui qui est aussi connu, mais moins pour les chroniques qu'il écrit dans un grand quotidien.) Elle lui reprochait d'avoir écrit qu'à son avis, les haïtiens étaient passifs. Et après? C'est comme s'il ne fallait jamais rien dire qui pourrait alimenter le racisme, mais ce n'est pas ça qui alimente le racisme. Le racisme s'alimente de lui-même. Parce que, qui est parfait? Que j'en vois un ou une faire preuve de racisme parce qu'un noir, un blanc, un jaune, un rouge, n'est pas parfait, pour voir... Je ne l'ai jamais accepté et je ne l'accepterai jamais non plus. Les gens ne sont pas parfaits, ce n'est pas une excuse pour se déchaîner contre eux.

Je comprends qu'elle ait une opinion contraire, et je suis intéressée à l'entendre. Mais j'ai été choquée qu'on demande la tête du journaliste. Ca n'a aucun bon sens. C'est de l'abus de pouvoir de victime, c'est de la victimite. C'est malade, c'est malsain. C'est trop.

J'ai travaillé avec des haïtiens et j'ai entendu un haïtien régulièrement se plaindre qu'il trouvait les haïtiens, trop mous, que les jamaïcains, eux, étaient corrects, etc. etc. C'est moi qui prenait la défense du peuple haïtien, et jamais au grand jamais je n'aurais pensé à demander sa tête. C'est trop, c'est tout.

*

La liberté d'expression donne des droits mais aussi des devoirs. 

Nous parlions de respect en ce beau moi de l'Amour dans des billets précécents, et bien, c'est peut-être particulièrement important de faire attention à dire les choses de façon diplomatique quand ont émet une critique, même constructive, même fondée, même bien intentionnée. Les critiques ne sont agréables à recevoir pour personne, surtout si le vieux spectre du racisme crasse et de la discrimination risque de revenir hanter la société. Ce n'est pas tellement plus mal que la mode du gros épais grossier commence à laisser la place à plus de style. Pas de changement, pas d'agrément.

Le respect, de soi d'abord, c'est aussi de ne pas sortir de ses gonds au moindre irritant ou choc culturel, dans une crise de victimite aïgue, mais de s'affirmer.  

Le multiculturalisme peut vite devenir une poudrière, d'autant plus explosive que les gens vont avoir eu l'impression qu'ils ont trop fait de concessions pendant trop longtemps.

Je cite donc Marshall Rosenberg 

« Ce que je recherche dans la vie, c'est la bienveillance, un échange avec autrui motivé par un élan du coeur réciproque »

Il a mit au point une technique de communication : LA COMMUNICATION NON-VIOLENTE.

Voici ce qu'en dit le site Passeport-Santé, cliquez sur l'intro ci-dessous pour lire tout l'article :

La Communication non violente (CNV) est une méthode visant à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l’empathie, la compassion, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres. Il s’agit d’un outil de communication, principalement verbal, qui peut servir à la résolution de conflits entre deux personnes ou au sein de groupes. La pratique de la Communication non violente permettrait également d’être en meilleure relation avec soi-même, de mieux comprendre ses besoins profonds et de prendre en charge, de manière autonome et responsable, les divers aspects de sa propre vie. Il ne s’agit donc pas d’une thérapie, mais elle peut avoir des retombées thérapeutiques intéressantes.

Sincèrement, je perçois la mondialisation et le multiculturalisme comme étant d'une richesse incroyable en tant qu'expérience humaine, mais gérer la richesse ça demande plus que de la bonne volonté, ça demande aussi d'acquérir et d'exiger - au minimum - quelques comportements et habiletés de base.

 




Qu'est-ce que la séduction?

05 02 2010

Difficile à définir, la séduction.

La dernière fois que je me suis dit "sa compagne est chanceuse" c'était dans une aire de restauration rapide dans un des nombreux coins comme il en existe dans la ville sous-terraine la semaine dernière. 

Tentée par une assiette de sish-taouk je m'étais mise en ligne comme une bonne petite poupée russe en ayant rien d'autre à faire que d'observer le monde autour de moi. Que des femmes en ligne et que des hommes derrière le comptoir, tous des arabes pour bien faire et qui  ne savaient pas bien faire le service à la clientèle aux femmes. Ils auraient fait d'excellents chauffeurs d'autobus de la STM, pareils que les pures laines zoologiques dont le machisme personnel déborde de l'uniforme et de la fonction pour remettre les femmes "à leur place", surtout les vieilles dames sans défense. Comme celle qui était devant moi et qui a été à peine traitée comme un être humain (au resto rapide, non mais suivez-donc la conversation un peu!) alors que la jeune femme qui était devant elle avait reçue toutes les considérations (non, je ne suis pas raciste parce que, je ne crois pas - JE SAIS  - que tous les arabes ne sont pas pareils, et non, je ne suis pas sexiste parce que heureusement ce ne sont pas tous les québécois qui sont pareils non plus. Vive la différence.).

La jeune était contrariée par le comportement sexiste, la vieillle semblait malheureuse et impuissante à se faire entendre ou traitée correctement. Moi j'ai eu droit à plus de considération que la vieille, mais à moins que la jeune.

Pendant que j'attendais mon tour à la caisse, est arrivé un consommateur du genre sociable, un beau grand plutôt jeune homme, avec un sourire charmant, qui a salué cordialement et joyeusement les gars "salut les gars!" et de discuter de la dernière partie de je ne sais quel sport, moi les sports... au grand plaisir des "gars" derrière le comptoir. Ceux-ci sont devenus un peu plus personnels, moins raides, moins professionnels, ils ont commencé à s'exciter en parlant de la partie et ont commencé à avoir des comportements de contrôle machistes plus marqués sur les consommatrices (dont moi qui était en train de payer et qui voulait un verre d'eau) appuyés de mimiques de connivence avec le québécois consommateur. Sauf que lui a été impeccable. Il n'a pas embarqué dans le jeu, mais il n'a pas été moins amical avec "les gars". Rien ne s'est dit. Tout était dans le non-verbal, les regards, l'intensité et le ton de voix, le faciès, le ressenti qui transpiraît à l'extérieur, transparent. Ca se passait de commentaires, tout simplement et très efficacement. J'étais en train de me dire que ça n'avait aucun bon sens de revenir à l'époque où c'était normal dans la sphère sociale que les femmes soient traitées comme des inférieures aux hommes et je ne pensais pas que le le jeune homme (le québécois) y serait sensible. Pourtant oui. Je l'ai senti aussi choqué culturellement, je l'ai vu tiqué physiquement un peu, être agacé, mais il est resté poli et agréable socialement, comme moi. Conséquence : les "gars" derrière le comptoir se sont ajustés comme automatiquement sans rien dire non plus. Ils étaient plus polis avec les femmes. Peu importe comment cela devait choquer leur propres références culturelles, ils s'étaient ajustés. Il y a de l'espoir pour le vivre ensemble agréable, malgré les chocs culturels et les ajustements de part et d'autres. C'est tellement bon de le constater. 

C'était vraiment un beau moment à vivre, du point de vue humain. Quel homme! Quelle façon naturelle et agréable de s'affirmer sans agresser personne, ni se soumettre à quiconque. Juste d'être en sa présence c'était agréable. Oui, j'ai pensé que sa compagne avait bien de la chance, j'étais séduite. Mais bien trop jeune pour moi, le monsieur.

Il m'était arrivé souvent de devoir subir ces petits chocs culturels dans un autre restaurant de nourriture arabe où j'ai déjà vu des québécois, tous des vieux schnocks, jamais des jeunes, jamais, des jeunes, les jeunes québécois n'ont pas ça dans leur culture, heureusement, et pas tous les vieux par contre, heureusement, mais pas mal de vieux schnocks qui étaient juste trop contents de trouver des alliés pour mépriser les femmes de concert avec eux. En fait les vieux qui n'entraient pas dans le jeu étaient choqués et les très jeunes étaient indifférents, comme s'ils ne comprenaient pas ce qui se passait, comme si ces hommes leur parlaient une autre langue.

Bon, j'ai peur de faire passer (tous) les arabes pour des monstres, maintenant. C'est pourquoi, je crois, la plupart des gens se taisent, pour  ne pas faire de tort aux bonnes personnes. Par exemple ce chauffeur de taxi arabe beau comme un dieu à qui j'avais tapé une véritable crise de nerfs parce qu'il avait pris la voie élevée et que le taxi était pris dans le traffic de l'heure de pointe du matin, choix que je lui reprochais d'une façon vraiment hystérique. SPM + fatigue + manque de savoir vivre de ma part + stress intense. Une vraie peste. N'importe qui aurait ouvert la porte et m'aurait jettée en dehors de la voiture, mais il n'était pas n'importe qui. Il s'est retourné, il m'a regardée, et dans ses yeux, j'ai vu qu'il voyait la souffrance que j'exprimais et non la bourde sociale que j'étais en train de commettre.

Il m'a calmée en me parlant doucement et en me souriant. À aucun moment, je n'ai senti qu'il se sentait ma victime où qu'il me jugeait.

Ca aussi c'était fort. Ca aussi ça entre dans ce qui est très séduisant chez un homme. Lui ausis on peut dire que sa compagne est chanceuse. Etre écoutée, entendue, se dire les vraies affaires, avoir une véritable communication qui mène à la solution du conflit/problème.

Dans le calme, je me suis spontanément excusée d'avoir crié et je lui ai dit calmement que je croyais quand même qu'il n'avait pas fait le bon choix, que je serais en retard au travail, et que je n'étais pas contente, et il a dit que j'avais droit à mon opinion, mais qu'il croyait qu'il avait fait le bon choix pour se rendre le plus rapidement posssible, que ça n'aurait pas été plus vite par un autre chemin, et que de toute façon, "qu'est-ce qu'on peut faire maintenant, ça ne sert à rien de vous mettre dans cet état, vous allez vous rendre malade.  La seule chose qu'on peut faire c'est que je ne vous fasse pas payer la course si vous croyez vraiment que j'ai fait une erreur."

J'ai dû remonter loin pour la retrouver cette expérience là, mais ça vaut la peine de s'en souvenir. 




Je t'aime moi non plus et une carte de Saint-Valentin à Patrick Lagacé

04 02 2010

Cupidon décoche ses flèches mais rate parfois la cible, c'est bien connu. Il est tellement chou qu'on lui pardonne toujours, sauf qu'on reste pris à devoir retirer la flèche de la chair et ça, c'est pas toujours évident. Pour personne.

Aimer les autres comme soi-même. Suite.

Nous avons vu l'importance de se respecter et de respecter l'autre, la nature du lien à l'autre. Nous avons vu qu'on peut le réduire à l'interface de nécessité absolue destinée à utliser l'autre comme un objet à notre seule satisfaction ou on peut créer des liens vraiment signifiants.

Nous avons vu l'importance de la politesse. Ca ne veut pas dire l'évitement de confrontation nécessaire. Ca veut juste dire qu'il y a des façons de se confronter sans violence, sans tout casser, sans briser l'autre, et soi-même. L'agressivité nécessaire à la confrontation - et à la vie - peut prendre les formes qu'on est capable de lui créer.

Je viens d'être mise en contact avec la dernière flèche mal visée de Cupidon. On lui pardonne. Il est tellement chou. Mais il faut encore que je la retire.

Je la retire.

Tout d'abord bien saisir la chose. La voilà :

http://www.pourunquebecpluraliste.org/le-texte/

Un genre d'Alliance-Québec de seconde génération, plus sophistiqué, débarassé du racisme crasse bien trop évident à l'égard des Québécois, de l'émotivité qui va avec et auréolé du pouvoir suprême du XXIième siècle : la science et une pseudo-raison venant de "cerveaux" (c'est comme la logique des raëliens : étant donné qu'ils sont plus intelligents que la majorité des gens, ils ont raison, leur point de vue est supérieur, la démocratie, c'est bon pour les chiens, et ceux qui ne disent pas comme eux, étant donné qu'ils sont moins intelligents, ne sont pas des autorités, et leurs points de vue ne doivent même pas être pris en considération comme faisant  partie de la réalité à observer.)

Ce qui auto-justifie de ne pas analyser réellement la situation sociale dans son ensemble. Mieux encore, c'est propager - et je suis certaine, dans ma grande naïveté  que c'est de bonne foi et pour la bonne cause - par des agents auxquels les québécois peuvent mieux s'identifier, étant québécois eux-mêmes.

Sauf que personne n'est dupe. Surtout pas l'homme et la femme de la rue. La fameuse sagesse populaire.

Malheureusement le message de ces biens-pensants est toujours le même : Ce sont les québécois les seuls fauteurs de troubles dans le monde. Boucs émissaires un jour, boucs émissaires toujours...

Ce sont - encore - les québécois qui prennent tout le blâme (en travers de la gueule, en plus) des difficultés inhérentes au multiculturalisme.

Un cas flagrant de racisme gnangnan.

La seule phrase réellement censée et utile que j'ai lue est :

"Le devoir d’adaptation est réciproque."

Sauf que j'aurais aimé que les chercheurs fassent l'effort d'une véritable recherche et arrivent avec des faits concrets et réels. Leur manifeste est basé sur l'a-priori du bon sauvage étranger face au méchant sauvage québécois. Alors qu'un être humain est un être humain, capable du meilleur comme du pire, quelque que soit sa concordance sur la charte des droits et libertés.

Cette logique des bons sauvages contre les méchants sauvages, en pratique, est un agent provocateur qui a pour effet que le québécois se ferme de plus en plus à l'étranger qui lui, ressent de moins en moins le devoir de s'intégrer puisque tout lui est pemis et que ce sont toujours les québécois qui sont blâmés pour les problèmes d'intégration, la "preuve", il se ferme en n'acceptant pas tout. Plus les québécois se font accuser injustement, plus ils se referment sur eux-mêmes, et plus ils sont blâmés "avec raison". Et tourne le cercle vicieux.

En 2010, la mentalité québécoise a profondément changée, nous sommes loin de la problématique des écoles (et autres institutions) catholiques françaises qui n'admettaient aucune autre langue ou religion, l'identité québécoise a évolué vers plus de liberté, d'égalité et de fraternité, surtout pour les femmes, bien plus que la plupart des pays d'origines (et des communautés culturelles minoritaires qui se forment à l'intérieur de la société québécoise) des nouveaux arrivants, immensément plus, et pourtant elle se fait encore accuser - encore et toujours, d'être fermée sur elle-même par des gens plus obtus que les québécois qu'ils accusent de fermeture.

La réalité actuelle c'est que l'identité québécoise comporte plus de tolérance que ne sont capables d'en vivre les nouveaux arrivants.

Ceux-ci étant humains, ils blâment, comme tout le monde, les autres de leur malheur. Les autres, c'est "nous".  Et comme si c'était pas assez nous nous faisons reprocher d'utiliser ce "nous" qui nous identifie comme "l'autre" à blâmer pour tous les problèmes du multiculturalisme. Blâmer, surtout si en criant très forts au loup, car ainsi "ils" obtiennent un tas d'avantages qui leur épargnent de faire un réel effort de prendre l'autre ("nous") en considération en tant qu'êtres humains.

Accepter ceci, c'est accepter la loi de la jungle. La violence en lieu et place de l'intelligence - l'intelligence sensible tout autant que l'intelligence raisonnable.

Il est temps que l'heure juste soit donnée et que tous ajustent leur montre pour pouvoir vivre ensemble.

La laïcité peut devenir aussi dogmatique et intolérante que la religion, c'est un fait. Mais la laïcité est sans doute à l'heure actuelle, ce qui est le plus neutre et le plus efficace dans une société qui doit gérer des différences souvent contradictoires entre ses membres - alors que l'homogénéïté sociale, c'est plus facile à vivre, ceci dit comme un fait objectif et non comme du racisme parce que je ne suis profondément pas raciste, je ne l'ai jamais été et ne le serai jamais.

C'est pourquoi je suis capable de voir la personne, l'être humain, et non la couleur de la peau, la religion, la culture, la classe sociale et je suis capable de dissocier les comportement d'une personne de la personne elle-même, ainsi que de ne pas généraliser "ils sont tous pareils". 

En ce moment, ce que j'observe, étant dans un milieu multiculturel depuis de longues années maintenant, cotoyant les gens au travail, et dans d'autres activités sociales, c'est qu'il y a de la criminalité de tolérée au non du "non-racisme", que les bandits de tout acabit en profitent pour exploiter les bons sentiments des honnêtes gens de toute provenance au nom du "non-racisme".

De plus, il y a une "mode" d'adopter le préjugé raciste qui se propage insidieusement parmi les nouveaux arrivants, avant même qu'ils aient fait des liens avec les québécois, c'est le préjugé raciste : "les québécois en tant que méchants sauvages qui ne veulent pas perdre leur identité" (qui veut perdre sont identité, d'abord? Personne. Tout le monde a besoin de son identité pour vivre. C'est essentiel une identité, il s'agit de l'ajuster, pas de la jetter... avec l'eau du bain).   

Je suis moi même régulièrement victime de ce préjugé. Autant par des québécois racistes gnangnans que par des étrangers, ou des immigrés. Je m'en fous. Je sais que je ne suis pas raciste, et je sais que ce sont des désagréments qui sont inévitables dans une société pluraliste. Je préfère les complications à un simplisme primaire.

Seulement, je comprends que d'autres peuvent réagir plus épidermiquement à des accusations fausses et qu'ils peuvent en venir à développer du ressentiment puisqu'ils sont condamnés d'avance, sans procès et sans justice sociale et je suis d'avis qu'il serait plus avantageux pour tout le monde de se débarasser de ce préjugé raciste, maintenant. Avant que le cercle ne devienne vraiment vicieux.

*

Une carte de Saint-Valentin à Patrick Lagacé pour sa lucide et surtout courageuse prise de position pour la justice sociale en haïti et contre le régime politique haïtien corrompu qui oppresse le peuple.

Certains haitiens, avec leur langage fleuri, coloré, poétique, la belle langue si digne de la perle des Antilles, tentent de s'exprimer sans s'exposer au massacre en disant que "Dieu" punit les haïtiens pour leur péchés et qu'il est temps de vivre autrement, maintenant".

Patrick Lagacé dit les choses de façon plus froide, prosaïque et moins jolie, comme on pointe un tas de sloche entre deux bumpers de chars qui cache le nid de poule où on s'enfoncerait jusqu'au mollet au mois d'avril.

Des enfants qui disent que le roi n'a pas de culotte, ça en prend.

C'est plus compliqué de tenir compte de la réalité, mais c'est moins dangeureux à la longue.  




La gratitude et la culture du jardin secret. La seule chose qui ne change pas c'est le changement

28 01 2010

Selon les théories de Robert Emmons (entre autres) être envieux constitue un autre opposé à la gratitude.

En effet, j'ai constaté qu'il est très facile de se mettre à envier les avantages du voisin, surtout si l'on croit (à tort ou à raison) que ces avantages nous rendraient la vie plus aimable.

Il est plus facile de rester assis sur ses lauriers au beau milieu d'un jardin en friche en admirant la verdeur de la végétation de ceux des autres que de se lever, enlever les pierres du nôtre, bêcher, creuser les sillons, semer, cultiver avec soins et intelligence, ramasser et engranger les récoltes.

La gratitude de la reconnaissance du jardin secret permet de vivre activement sa vie, évite la passivité, le défaitisme et l'insatisfaction perpétuelle, provoque l'épanouissement personnel et l'actualisation du potentiel ce qui résulte en une profonde satisfaction face à la vie.

On peut ressentir de la gratitude du seul fait d'être informés et d'être conscients d'avoir le choix de faire l'effort de recentrage sur soi (en lien avec le monde)  et sur son pouvoir presonnel à travers la gratitude au lieu de se laisser tomber dans la facilité d'envier l'autre (sans savoir la réalité de l'autre) ou pire, d'en faire le bouc émissaire de tous nos problèmes.

Parce que l'abattage du bouc émissaire, cette "solution" à notre souffrance est une impasse, alors que la culture du jardin secret nous permet non seulement d'éviter l'impasse, mais de régler nos véritables problèmes et de nous procurer d'innombrabres occasions de joie, de bonheur, de jouissance.

Quand à la souffrance, elle fait partie de la vie, et est inévitable et peu importe si l'on se crée des occasions de souffrance (souffrir et/ou faire souffrir) maximales ou minimales. Seulement, je ne vois pas l'intérêt de faire des choix qui accroient la souffrance si on a l'occcasion d'agir pour en vivre et en faire vivre un minimum.

Que les maso se rassurent : il en restera toujours assez pour tout le monde, même si on cultivait tous notre jardin secret et que l'on vivait dans une satisfaction profonde et harmonieuse la plupart du temps.  Et pourquoi? Parce que, selon les bouddhistes, il (n')existe (que) trois malheurs inévitables : La mort, la maladie, et le fait d'aimer et de ne pas être aimés en retour. Tout le reste est créé par l'Homme. Alors qu'il s'agirait de supporter sa souffrance sans la multiplier pour la ramemer à sa plus simple expression, qui d'ailleurs, pointe toujours automatiquement vers son contraire, là où on a véritablement la chance de ne pas souffrir.

La plupart du temps cette souffrance au lieu d'être accueuillie, assumée, écoutée, et respectée comme faisant partie du processus qui mène vers plus, est dissipée et explose dans la recherche agressive d'un bouc émissaire. Quelqu'un doit expier la souffrance ressentie, quelqu'un doit payer, c'est la (fameuse) faute de l'autre, des autres qui nécessite un bouc émissaire pour gérer les désagréments et les complexités de la vie.  

Mais la violence est inutile comme modus operandi ordinaire pour régler les problèmes.

"(...) perversion du discours : tous les coupables se veulent, à notre époque, des victimes innocentes! Mais la Révélation progresse quand même : plus la violence s'aggrave, plus le sacrifice devient absurde ; plus il est évident que les victimes sont innocentes, plus il devient clair que la violence est inutile." - René Girard

René Girard à travers sa connaissance de la littérature a dégagé trois observations pertinentes sur l'évolution des sociétés humaines depuis l'avènement du christianisme. Brillant, vraiment.

 




Etes-vous plus Burkkka ou plus G-String?

27 01 2010

J'ai vu mon premier G-Sting à Montréal - disons plutôt pour faire un reportage et non un billet d'opinion que j'ai vu la paire de fesses, pas la ficelle qui tenait le cache-sexe - il y a bien longtemps. La fille était en bicyclette avec son copain en plein mois de juillet et elle roulait dans le parc en costume de bain et lunettes de soleil, on ne lui voyait pas les yeux et c'est tout ce qu'on ne lui voyait pas. Lui, chandail et pantalon légers, l'air fier comme un paon d'être avec la jeune fille aux paires. J'ai trouvé qu'elle avait l'air d'un zèbre sauf pour la peau, tout comme ceux que l'on voit dans les docu de National Geographic (toujours pas de pourcentage sur la pub!) lorsque le lion plante ses crocs dans la croupe. C'est tout.

J'ai vu ma première burka à Montréal l'année dernière. Dans le métro. Elles étaient deux dames, enfin je pense, j'ai pas été voir sous leurs tentes. Et qui sait? Elles n'avaient peut-être pas une ficelle sur elles sous la structure qu'elles supportaient. C'était la première fois que je voyais une burka en vraie (deux du coup!), et je dois dire que j'ai été plus curieuse pour la paire de burkas que pour la paire de fesses. Je me suis assise sur le troisième siège libre qui est perpendiculaire aux deux sièges qui forment l'ilôt de trois sièges dans les anciens wagons du métro pour les regarder mine de rien. J'ai les ai regardées droit dans les yeux derrière leur petite grille de tissus. Bon, traitez-moi de folle si vous voulez, mais j'ai eu l'impression qu'une communicaton muette a commencé :  j'ai senti qu'elles me haïssaient. Les yeux ça parle, c'est ce qu'on devrait couvrir si on ne veut pas se dévoiler. Après quelques secondes, j'ai eu l'impression que la haine se changeait en blâme en douleur en souffrance, elles me regardaient aussi des pieds à la tête. Et puis j'ai eu l'impression qu'elles m'enviaient et qu'elles me/se demandaient pourquoi je n'étais pas solidaire et que je ne les aidais pas à être aussi libres que moi, comment est-ce que je pouvais passer à côté d'elles, comme indifférente à leur sort, sans sembler voir les humains qu'elles sont. Mais je les ai vues et très bien vues. Je les aurais même comme entendues. Appelez ça de l'intuition féminine si vous voulez.

Peu avant, j'avais vu un documentaire  - oui, j'aime les documentaires comme d'autres aiment la téléréalité- on sait que c'est toujours plus ou  moins arrangé avec le "gars des vues" mais on a l'impression d'être en direct sur la vraie vie quand même - sur la condition des femmes au Liban. Entre autre chose, nous avons eu droit à la visite d'une usine où les travailleuses étaient en burka. Et bien, les dirigeants de l'usine, pourtant de bons musulmans, étaient pour que leurs travailleuses enlèvent la burka parce que la chose les empêchaient de produire à la cadence maximale (limitait leur profit). Vous auriez dû leur voir l'emmanchure! Les pauvres, pas évident de se démener pour produire plus et plus vite pour satisfaire course au profit dans une société industrielle avec des habits tribaux. Au moins deux fois plus fatigant que si l'habit permettait de se mouvoir librement et probablement dix fois plus fatiguant que leur travail traditionnel. De plus les employeurs se plaignaient qu'elles avaient trop chaud et s'évanouissaient parfois quand la chaleur était trop accablante.

Sortir d'un esclavage pour entrer dans un autre, équivalent ou pire ?

Quoi qu'il en soit. Si le voile ne me dérange pas parce que je n'ai jamais sentie que les femmes d'ici qui les portaient étaient malheureuses de le faire, la burka j'y crois pas.

La France veut les interdire dans les lieux publics.  Ca me semble correct. Elles ne devraient être autorisées qu'en cas de tempête de sable ou de tempête de neige ou en cas de force majeure, du genre "je n'ai rien à me mettre", un lendemain de veille quand on ne veut pas se faire poser de question par ses collègues parce qu'on sommeille quelques minutes sur sa chaise ici et là durant les accalmies, quand on a une surcharge pondérale disgracieuse en voie de se régler, entre la maison et la clinique de chirurgie esthétique pour son injection de botox dans la ride du lion, son redrapage du ventre, sa lipposuccion des cuisses, son changement de prothèses mammaires dont le silicone coule, ce genre d'urgences.

Quand à moi, je me contenterais que l'interdiction des burkas dans les piscines publiques ne soient pas considérée l'équivalent d'une gifle aller-retour à la face d'Allah doublée d'un écrasement d'orteils de toutes ses forces, et je faciliterais (plus que ça - actuellement l'aide aux émmigrantes se limite à au nécessaire : nourriture, vêtements, logement, enfants et le summum aide à l'entrée sur le marché du travail)  la transition des femmes qui le désirent à un mode de vie occidental qui leur faciliteraient leur nouvelle vie. Le facteur humain est une réalité tout aussi tangible que le climat, après tout.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable que de pouvoir vérifier l'identité de la personne qui vote, aussi.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable de savoir que ce qui se déplace sous la tente n'est pas un terroiste travesti.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable que je conserve intact le droit de parole dans la société dans laquelle de choisi de vivre.

Par contre, hier, j'ai vu une jeune fille qui portait un de ces masques de chirurgien, vous savez? Ceux que portent les paranos anti-microbes? Et bien, ça ou le voile intégral pour se cacher pour faire des mauvais coups, c'est kif-kif.

Qui a l'esprit d'entrepreneur ici? Parce que fabriquer de tels masques dans une matière transparente va bientôt être très très payant, si on va par la!




Amazing Grace

21 01 2010

 

C'est fou quand on commence à penser à la gratitude comment les occasions de dire merci sortent de partout!

Les États-Unis et Haïti par exemple. C'est étonnant qu'ils se soient mobilisés dans un seul but de solidarité internationale. 

Ce qui est étonnant aussi c'est comment tout le monde s'est empressé de critiquer les states (moi la première) pour leur intervention en Afganistan et durant l'ouragan Katrina (ouragan ou ouragane, coup donc?) et que personne ne souffle mot concernant leur réaction étonnante face au malheur qui frappe la perle des Antilles.

J'ai entendu une critique cependant : l'armée américaine était armée.  Heu?! Mais encore? Où est le problème? En général, les armées sont armées. C'est pas comme s'ils étaient débarqués en mitraillant tout ce qui bouge pour régler le problème.

Et puis faudrait pas tomber dans l'angélisme. Les humains sont des êtres humains, et oui, il se trouvent que ceux qui sont victimes du sort  peuvent AUSSI faire du tort, bien qu'ils soient toujours, la plupart du temps, une minorité que doit subir la majorité. 

Les prisons ont été détruites je le rappelle. Ce qui fait que des gens dangeureux courent sans doute en ce moment dans la nature et qu'il s'agit de protéger les innocents.

Quelques cas ont été rapportés d'hommes qui violentaient pour s'approprier de l'eau et des vivres, et qui s'en prenaient aux femmes et aux enfants : aux plus faibles, quoi.

Le peuple Haïtien a déjà assez souffert comme ça.

L'aide humanitaire passe aussi par la capacité à organiser les secours, et c'est le rôle de l'armée, ainsi que de garantir l'ordre et la paix nécessaire pour sauver le plus de personnes possibles.

Alors de grâce...Rendons à César... 

 

 

 

 




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